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29 décembre 2013

Ah, les belles canines !

 

Salem.jpg« Raconter une histoire est agréable et ça l’est dix fois plus encore s’il y a des gens pour l’entendre » (S.K)

 

Je n’avais jamais lu SALEM de Stephen King. C’était une erreur.  Elle est réparée. Plus de 40 ans après avoir dévoré le chef-d’œuvre de Bram Stoker, DRACULA. Que King a également lu très jeune et a directement utilisé dans l’un de ses cours de littérature, lorsqu’il était enseignant.

Le livre est évidemment une transposition aux Etats-Unis  -et l’auteur ne s’en est pas caché-  du fameux roman publié en 1897 par le génial Irlandais.

On y retrouve toute la mythologie liée aux vampires : ils fuient la lumière du soleil, sont allergiques aux gousses d’ail, reculent devant une croix. Pour les éliminer, mieux vaut attendre le jour quand ils sommeillent dans une cachette (en attendant l’arrivée de l’obscurité), et il est fortement recommandé de se munir d’un solide pieu et d’un bon marteau !

Du classique donc, mais pas seulement. Car King, dans ce bouquin, dépeint surtout sans concession une petite bourgade étatsunienne, avec des habitants à l’esprit étriqué, soupçonneux à l’arrivée d’un étranger, avides de ragots et finalement assez lâches.

Une différence à noter avec le Dracula de Stoker (outre la différence spatio-temporelle) :  chez ce dernier, il y a finalement peu de victimes dans l’Angleterre où s’est installé le Comte, alors que chez King, tout va crescendo et la plupart des habitants, même un bébé de dix mois, tombent sous les crocs acérés des morts-vivants, pour devenir à leur tour de cruels prédateurs de l’espèce humaine…

Le célèbre film de Don Siegel, Invasion of the Body Snatchers, adapté du roman éponyme de Jack Finney, n’est pas loin !

Le tout est écrit dans un style alerte, presque enjoué à certains moments, et parvient à vous tenir en haleine près de 700 pages. La première partie du livre, où l’écrivain installe son lecteur dans l’atmosphère très particulière de Salem (et, en même temps, commune à une « certaine Amérique » ?), est la meilleure. La suite et l’épilogue surprennent moins, et King s’explique sur ses choix dans une intéressante postface sur la genèse de son œuvre.

A lire le soir et la nuit, si vous ne craignez pas les frissons !

 

Stephen King, SALEM, Livre de Poche.

[Avec, en « bonus » (comme dans les DVD !), une préface et une postface de l’auteur, de nombreux passages coupés lors de la publication du roman en 1975, et deux nouvelles sur la petite ville maudite.]

 

13:31 Publié dans Livre | Lien permanent |  Facebook | |