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05 janvier 2014

Et l'emploi, bordel ?

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A ne pas douter, l’emploi sera sur toutes les lèvres des politiciens qui sollicitent un renouvellement de leur mandat. Ce sera « la  priorité des priorités ». Comme toujours, car le même refrain est, depuis longtemps,  entonné dès que l’électeur est appelé à se déplacer pour déposer son bulletin de vote dans une urne. Sans pour autant que les lendemains électoraux ne débouchent sur le moindre changement notable. D’ailleurs, voilà plusieurs dizaines d’années que le chômage de masse s’est installé dans le pays sans jamais plus le quitter ! 

Cette mascarade est d’autant plus illégitime que les dominants et les gouvernants à leur service culpabilisent en permanence  les dominés. Ils continuent à marteler que le chômage est généré par des coûts salariaux trop hauts, par une formation inadaptée aux exigences de la modernité et des mutations technologiques, par des réglementations absurdes et l’existence d’une bureaucratie étatique tentaculaire, par l’archaïsme des syndicats et la protection de tabous d’un autre temps. Mais petit problème pour tout ce beau monde : des décennies de déréglementations, de libéralisation et de privatisations, d’austérité salariale, de montée du niveau de qualification, de flexibilisation du marché du travail, de trucs et d’astuces en tous genres, n’ont absolument pas résolu le problème du chômage !

Ce n’est en réalité pas leur objectif ! Il faut le dire et le répéter : les politiques menées ne visent pas à restaurer le plein emploi mais à fragiliser les travailleurs ! En instaurant une flexibilité toujours plus grande du travail. En remettant en cause le niveau des salaires toujours jugé trop élevé pour la « sauvegarde de la compétitivité ». En organisant la concurrence entre tous pour affaiblir chacun.

Contrairement à ce que d’aucuns essaient de faire croire, le chômage n’est pas une fatalité ! Il est le produit d’un système qui n’a pas pour finalité de veiller à l’intérêt général et à satisfaire les besoins sociaux/environnementaux, mais qui a pour seule obsession la rentabilité financière immédiate, la croissance illimitée du taux de profit pour satisfaire des actionnaires avides de plantureux dividendes.

Lutter contre la destruction massive de l’emploi, implique des mesures fortes, celles dont ne veulent pas entendre parler non seulement la droite, mais aussi la "gauche" du PS ou d’Ecolo, et parfois même, hélas, des responsables syndicaux…

Un changement radical de politique est pourtant indispensable pour sortir par le haut de cette situation de chômage massif et durable. L’emploi ne peut plus être une variable d’ajustement de l’économie de marché. Les licenciements doivent être interdits, en premier lieu dans les entreprises qui réalisent des bénéfices ! Il faut également cesser de réduire les effectifs dans les services publics, un choix  qui s’opère au détriment du service au public. Toutes les aides de la collectivité aux entreprises qui se restructurent sur le dos de leur personnel doivent intégralement être récupérées.

La clé de voûte d’une politique de relance de l’emploi reste la réduction généralisée du temps de travail, sans perte de revenus, avec des embauches compensatoires et sans dégradation des conditions de travail. Travailler moins, travailler tous, travailler mieux !

Plus généralement, l’économie doit être réorientée vers des productions socialement et écologiquement utiles.

Il est certain que ce ne sont pas les partis institutionnels qui impulseront de telles mesures, eux qui s’inclinent devant les diktats du capital et de l’UE, eux qui viennent de ratifier un traité budgétaire qui fige l’austérité dans le marbre.

Dès lors, les regards se tournent vers une autre gauche, décomplexée, qui ne craint pas d’appeler un chat un chat, le capitalisme le capitalisme, une politique de régression sociale une politique de régression sociale, et qui propose une alternative programmatique et des revendications mobilisatrices pour permettre à tout le monde de pouvoir disposer d’un emploi de qualité.

Le 25 mai 2014 représentera une occasion de sanctionner l’austérité dévastatrice des 30 dernières années en sanctionnant les partis qui ont porté à tous les niveaux de pouvoir cette austérité coûteuse en emplois.

Cela dépendra de chacun d'entre nous !

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22:24 Publié dans Politique | Lien permanent |  Facebook | |