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30 avril 2014

Plus de Muppet show, place au peuple ! [Journal de campagne (VIII)]

Plus moyen d’y échapper. La campagne électorale s’invite quotidiennement dans les principaux organes de presse.

« Entretiens exclusifs », « duels », « débats des présidents », … :  c’est évident, les représentants des «grands » partis occupent désormais le terrain médiatique, au détriment des « partis émergents », relégués à l’arrière plan après avoir attisé la curiosité polie de quelques éditorialistes et animateurs des plateaux télé. 

Mais aujourd’hui, basta. La fin de la récréation est sifflée, la reprise en main décrétée. La politique spectacle reprend ses droits.

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Elio, Didier, Charles, Paul, Joêlle, Emily, Melchior, Benoît, Olivier, Laurette  assurent le service avant et après-vente. Avec professionnalisme, à défaut de sobriété.

Au diable les programmes, les enjeux, et les stratégies ; au diable le fond. Place à la politique politicienne,  aux formules qui font mouche, aux petites phrases assassines, aux bons mots qui font sourire, aux petites polémiques grinçantes, aux poses guerrières un tantinet grotesques, à l’émotionnel… Diantre, il faut d’urgence se démarquer, affirmer sa différence, ne pas se compromettre avec les « adversaires », bref démontrer que l’on mérite plus que ses rivaux les suffrages des électeurs

C’est d’autant plus cocasse que tous ont gouverné ensemble à un moment ou à un autre, à un niveau de pouvoir ou à un autre, sans exclusive aucune, bien entendu.

Et tous se remettront autour de la table, dès le 26 mai, pour se partager des portefeuilles et s’accorder sur les moyens de récupérer 13 milliards € supplémentaires sur le dos des citoyens et des travailleurs. La réalité de l’austérité reprendra à ce moment le dessus sur la logorrhée des belles promesses électoralistes. Les mêmes partis s’associeront pour mener le même type de politique. Avec au menu encore et toujours l’austérité, comme entrée, plat de résistance et dessert !

Voilà 40 ans que ce scénario se répète, et ils devraient vraiment être très convaincants pour nous faire avaler qu’ils feront demain le contraire de ce qu’ils ont pratiqué pendant des décennies !

Car le bilan est sans appel : 40 années de crise du capitalisme = 40 années de régression sociale = 40 années de chômage de masse =  40 années d’accroissement des inégalités et de la pauvreté = 40 années de transfert des revenus du travail vers les revenus du capital = 40 années de mal-être, de désarroi et de frustration.

Un livre aussi copieux que l‘annuaire téléphonique serait nécessaire pour répertorier ici tous les mauvais coups portés par les différentes coalitions gouvernementales qui se sont succédées. Et une encyclopédie serait tout aussi indispensable pour énumérer toutes les luttes, grèves, manifestations et autres actions multiformes déployées pour contester  les mesures « austéritaires » décrétées par les différents Exécutifs du pays.

La véritable question est maintenant de savoir si l’électorat soutiendra massivement les mêmes acteurs pour qu’ils jouent à nouveau la même mauvaise pièce, ou si un premier  signal fort pour un changement radical de cap sera lancé, avec le  surgissement d’élus de gauche dans les assemblées parlementaires, qui ne se mettront pas au service du profit, des actionnaires, de la FEB ou des multinationales, mais qui relaieront les aspirations et exigences de la population laborieuse.

Parce que cette fois un choix réel existe concrètement. Il reste 25 jours pour argumenter, débattre, expliquer, persuader...

 

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