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21 mai 2014

Journal de campagne (X)

di rupo- reynders.JPGL’excuse mobilisée par le PS pour justifier ses participations gouvernementales  -et les orientations programmatiques des différents gouvernements hybrides-   est connue : le mode de scrutin proportionnel imposerait des coalitions avec la droite et obligerait à négocier des compromis difficiles avec d’encombrants partenaires.

Mais tous les partis, MR compris, peuvent naturellement avoir recours à ce même « argument » !

Alors, questions. A l’heure des bilans, pourquoi devons-nous toujours constater que les politiques mises en œuvre sont essentiellement libérales ? Pourquoi les privatisations, les réductions massives de cotisations patronales, les intérêts notionnels, les tripotages de l’index, le blocage des salaires,  le délitement des services publics, l’allongement des carrières, la dégressivité accrue des allocations de chômage, la chasse aux chômeurs ? Pourquoi les priorités du PS  -ou annoncées comme telles lors des campagnes électorales (comme l’impôt sur la fortune !)-, passent-elles systématiquement à la trappe des « responsabilités gouvernementales » ? Pourquoi Paul Magnette et Elio Di Rupo, même quand ils détiennent des majorités absolues (à Charleroi et à Mons), courent-ils après le MR pour en faire leur allié privilégié ?

Ces choix ne sont ni subis ni fortuits. Ils sont délibérés et assumés. Le PS a abandonné depuis longtemps toute perspective de transformation (socialiste) de la société. Il pratique la « collaboration de classe » de longue date, et s’accommode parfaitement du capitalisme, considéré comme un horizon indépassable de l’histoire de l’humanité ! Il peut donc se contenter de le gérer au mieux des intérêts fondamentaux de la classe dominante !

Pour un vrai choix de société, pour un vrai changement, pour une vraie alternative à la crise, votez vraiment à gauche, votez 18, votez PTB-GO !

 

***

 

Que veulent finalement les droites ? « Simplement » poursuivre et amplifier les politiques d’austérité matraquées depuis plusieurs décennies déjà.

Dans les cartons, pour les prochaines années, encore et toujours :

-         La limitation de nos salaires

-         L’augmentation de l’âge de la retraite

-         L’accroissement de la flexibilité

-         L’affaiblissement des services publics

-         La fiscalité favorable aux nantis et aux entreprises

-         Le démantèlement de la Sécu

-         La privatisation des soins de santé

-         La remise en cause des libertés et droits syndicaux

-         La traque des chômeurs

Et il ne faudra pas compter sur les « sociaux-libéraux » pour contester ce programme de régression, car ils ne vont pas sacrifier une participation gouvernementale, et tous les « avantages » qui l’accompagnent, pour des questions de « principes » ! Il faut être « réaliste », camarades…

Seules des luttes d’ampleur pourront mettre en échec les tempêtes « austéritaires »  à venir.

Autant s’y préparer dès maintenant…

 

austérité.jpg

 

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Il n’y en a plus que pour les partis traditionnels dans les « grands » médias. Toutes les autres listes ont ainsi été progressivement écartées de la couverture médiatique audio-visuelle. Nous sommes en « démocratie »  mais point trop n’en faut, quand même !

 

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 En cette fin de campagne, il est à noter que les attaques les plus virulentes contre PTB-GO   viennent du PS et d’Ecolo. Qui n’apprécient guère la progression annoncée d’une gauche sans complexe, et la perspective de l’arrivée d’élus qui ne cèderont pas devant le despotisme de marché et les rodomontades de la Commission européenne.  Pour des parlementaires assoupis qui cautionnent le néo-libéralisme par leurs votes, la perspective d’être mis, demain, devant leurs contradictions par des nouveaux « collègues »  100 % à gauche,  n’est guère réjouissante !

 

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affiche salaires.jpg2014 est aussi l'année où devraient être engagées les discussions visant à conclure un nouvel « accord interprofessionnel ». L'AIP est, en principe, l'occasion pour les syndicats de renforcer les solidarités et d'engranger un progrès pour tous les travailleurs, ce qui passe notamment par la liberté de négocier des augmentations de salaires. Mais vu le blocage de ceux-ci décrété par le gouvernement sortant, cela risque d'être difficile ! L'austérité n'est pas un concept abstrait mais une réalité concrète qui pénalise lourdement le plus grand nombre. Dans quelques jours, chacun(e)  pourra sanctionner les partis qui tapent systématiquement sur les salariés, avec ou sans emploi ! Une occasion à ne pas louper…

 

 

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Le Mouvement Ouvrier Chrétien a organisé une série de débats pour « éclairer »  ses membres sur les enjeux des trois scrutins du 25 mai. En général, il a uniquement invité les représentants de trois partis : le PS, le CDH et Ecolo, qui sont associés au pouvoir à la Région Wallonne et à la Fédération Wallonie-Bruxelles. Trois formations qui ont ratifié le « Traité budgétaire européen », pourtant dénoncé par la CSC, par exemple ! Un choix restrictif révélateur, qui a surpris bon nombre de membres du MOC qui ont une vision du pluralisme  moins étriquée que certains de leurs « responsables ! Décidément, la poussée de la « gauche de gauche » n’inquiète pas seulement le sommet de la FGTB. Mais attention, hein, on ne donne pas de consignes de votes ;  on essaie juste de les orienter...

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