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23 novembre 2014

Lu et approuvé !

généreux.jpg"Le capitalisme vert est en réalité un capitalisme durable qui se résout à polluer moins pour pouvoir polluer le plus longtemps possible ! Il ne s'agit pas de préserver l'écosystème pour l'humanité, il s'agit de l'épuiser rationnellement, c'est-à-dire de la manière qui maximise le profit global, avant l'extinction de l'espèce humaine.

En admettant même qu'un capitalisme vert offre à l'humanité un sursis important en ralentissant la dégradation de l'écosystème, cela ne constituerait pas un progrès pour l'humanité, puisqu'il s'agirait aussi de maintenir le plus longtemps possible la logique de la compétition permanente, la course stressante à la performance individuelle, les inégalités, l'aliénation des plus faibles, la déliaison sociale et les violences qu'elle engendre ; bref, l'anéantissement des autres finalités humaines que sont l'émancipation de tous les individus, la justice et l'harmonie sociale. Peu nous importe que la vie soit quelque peu et temporairement préservée par un capitalisme verdi, s'il s'agit de préserver une vie inhumaine pour des milliards d'humains et les privilèges de quelques millions d'autres, s'il s'agit d'assurer un "stress durable", une "injustice durable", une "violence sociale durable".

Aussi, une écologie surplombant le débat idéologique (comme si l'on pouvait mener véritablement une politique écologique quel que soit le système économique et social) est une supercherie, une simple entreprise de marketing politique pour siphonner des voix "à droite, à gauche", une alliée de fait avec le capitalisme, puisqu'elle diffuse l'illusion que l'on peut réorienter nos productions sans changer de mode de production" (Jacques Généreux, 2009)

 

socialisme néo-moderne.jpg

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