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06 janvier 2015

Remords tardifs

piaf.jpgElio Di Rupo n’est pas Edith Piaf.

Il a des regrets. Il regrette les décisions prises par son gouvernement qui obligent des dizaines de milliers de chômeurs délestés de leur allocation d’insertion à se tourner vers les CPAS.

Son « cœur saigne » et il n’en « dort plus ».

Mais il assume.

Voyez-vous, il s’agissait d’une demande « 100 % libérale »  qui  -il le reconnaît (de mauvaise grâce)-   a effectivement été reçue 5 sur 5 par le PS, car dans un « gouvernement de coalition des compromis sont inévitables ». Il y allait de la « survie du pays » traumatisé à l’époque  par « une crise de 541 jours ».

Mais en ce début 2015, plus de doute : il confesse  -avec de touchants trémolos dans la voix-   qu’il s’agissait d’une « erreur » et qu’il n’avait « pas prévu » l’infortune qui frappe aujourd’hui des hommes et des femmes privés de tout revenu  !

Croit-il, à défaut de rassurer, convaincre quelqu’un avec ces aveux et explications di rupo.jpg abracadabrantesques ? A-t-il oublié que beaucoup, à commencer par les organisations syndicales, avaient tiré la sonnette d’alarme ? Ne se souvient-il pas  qu’il avait dédaigné leurs avertissements ? Essaie-il encore de cacher le penchant de son parti pour des coalitions avec la droite ? Veut-il nous faire croire que le PS ne retournera pas  -tôt ou tard-    à la soupe ? Que nous réservera-il alors, au nom de « concessions inévitables » dans le cadre de « nécessaires » participations gouvernementales « contre-nature » (dixit Onkelinx) ? Qu’ira-t-il donc voter demain avec ses fidèles partenaires libéraux  avant de venir pleurnicher après-demain devant les caméras ?

Ce vaudeville prêterait à sourire si derrière il n’y avait de la détresse humaine. Parce que ce  sont toujours les mêmes qui paient la note de ces mesures  néo-libérales, assumées sans complexe par un parti pour qui le « socialisme » n’est plus qu’un lointain souvenir. Pour autant qu’il ait eu un jour un sens pour les stratèges qui se sont succédé au fil des décennies au Boulevard de l’Empereur (tout un programme) !

Finalement, tout se passe comme si le PS, enfin titillé sur sa gauche et confronté au mécontentement syndical, avait de grandes difficultés à assumer son rôle de « parti d’opposition ».

Il est vrai qu’il est toujours aux affaires à Bruxelles et à la Région Wallonne.

Il est vrai qu’il aime s’afficher comme un parti de « responsabilités » (lisez comme un parti avide de pouvoir et de ses prébendes).

De là à approuver les contorsions de ses porte-parole, il y a un pas que nous ne franchirons pas…

 

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