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06 juillet 2015

Un "NON" exemplaire !

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Ne boudons pas notre plaisir !

Le camouflet infligé à l’oligarchie financière par le peuple grec est une réelle bouffée d’oxygène politique dans la grisaille libérale ambiante.

Il représente un véritable succès pour tous les peuples d’Europe.

Il constitue un désaveu pour tous les donneurs de leçons et autres intimidateurs qui parasitent le champ médiatique.

Il apporte un démenti cinglant aux tenants du foireux « TINA » thatchérien (la « dame de fer » martelait  qu’il n’existait aucune alternative au programme ultra-conservateur qu’elle incarnait).

Oui, des solutions de rechange existent !

Non, l’austérité n’est pas une malédiction ancestrale !

Oui, les citoyens peuvent relever la tête !

Non, la résignation n’est pas définitivement inscrite dans leurs gênes !

oxi banderole.jpgL’Europe austère, autoritaire et antidémocratique peut être contestée. Des changements radicaux sont possibles. A condition d’articuler des objectifs clairs avec une mobilisation populaire.

Le 5 juillet 2015 pourrait être une date fondatrice dans la longue confrontation du monde du travail avec les forces rétrogrades du capital.

Pour autant, évitons de tomber dans le piège de l’euphorie. Une bataille gagnée n’est pas synonyme d’une marche triomphale vers la « victoire finale » ou vers un « avenir radieux ».

Il s’agit seulement de la confirmation (prometteuse) de l’existence d’un réel potentiel subversif. Mais les obstacles à franchir restent énormes !

La troïka et les chefs des gouvernements de la zone euro n’abdiqueront pas leurs prétentions à sacrifier le bien-être des populations sur l’autel de la course au profit maximal.

Ils continueront à se prosterner devant le veau d’or de la finance et à redoubler d’efforts pour satisfaire l’avidité d’une minorité. 

Ils laisseront  le « marché » et la « concurrence » libres de toute entrave inspirée par la recherche du bien commun !

Déjà intense aujourd'hui,  le bras de fer entre les créanciers et le gouvernement grec sera encore plus musclé demain.

Que feront Alexis Tsipras et ses amis ?

Bénéficiant d’un meilleur rapport de forces vont-ils définitivement tourner le dos à l’austérité, s’engager dans la voie de l’annulation des dettes illégitimes, entamer des réformes structurelles « anticapitalistes », comme la socialisation du secteur bancaire ? Ou vont-ils « négocier » les modalités d’un nouveau et dramatique recul social pour leur peuple pourtant bien meurtri ?

La rapide démission du ministre des finances  -Yanis Varoufakis-  interpelle : coup de barre Yanis+Varoufakis+Alexis+Tsipras+Attends+New+SzRgUTubNOnl.jpgà gauche, coup de barre à droite ou habile manœuvre destinée à déstabiliser Merkel, Hollande, Juncker et consorts ?

En tous les cas, les Grecs ne pourront obtenir gain de cause isolés.

Pas plus qu'il n'est envisageable de construire le socialisme dans un seul pays,  il n’est possible pour un petit Etat de vaincre seul le monstre capitaliste.

Leur meilleure potion magique demeure la solidarité internationale.

Et la solidarité la plus efficace commence ici et maintenant par la lutte sans concession contre les politiques austéritaires du gouvernement NVA-MR, et la défense d’une alternative 100 % à gauche.

Chaque succès partiel peut se révéler un pas en avant pour le combat général de tous.

L'heure n'est donc plus aux tergiversations...

 

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