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15 juillet 2015

Poésie

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La Commune de Paris

 

 

La France est là couchée, elle est debout qui chante.

Jeanne d'Arc et Varlin. Il nous faut creuser loin,

ma patrie qui remue sous les pavés épais.

La Commune pays tendre, le mien, mon sang qui brûle,

de ce sang qui va remonter entre les pavés.

Je le vois quand le peuple joue sous le ciel veiné,

quand tombe encore le soleil du vingt-huit mai,

si l'accordéon mène à la joie la vie pressante.

C'est la vertu du peuple sous l'oriflamme, un cœur tendu,

mon cœur qui bat quand a passé l'étrange

nuit de regorgement, et bat encore à la bonté

du peuple enfoui sous les pavés qui joue, qui pleure.

 

 

André Frénaud

 

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