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24 juillet 2015

On prend les mêmes et on recommence !

fond rouge.jpgVoilà, le contrôle budgétaire a pris fin. Les ministres du gouvernement NVA-MR se sont mis d’accord sur le menu qui sera imposé aux citoyens, aux travailleurs avec ou sans emploi. Et une fois de plus l’indigestion sera au rendez-vous, car les plats épicés ne manquent pas :

·         Réduction des « cotisations patronales » de 7,5 % ! En d’autres termes, diminution substantielle de notre salaire « indirect » et nouvel assèchement du financement de la sécurité sociale !

·         Augmentation de la TVA sur l’électricité (de 6 à 21 % !) et de diverses taxes et accises sur le diesel, le tabac, l’alcool, les sodas… Histoire de financer le somptueux cadeau offert au patronat !

·         Nouvelles économies dans les dépenses, avec dans le collimateur les services publics et la sécu… Bref, un pas supplémentaire dans le « démantèlement » de ceux-ci.

·         Mais pour les fraudeurs (fiscaux), une nouvelle opération « amnistie » à l’horizon 2017 !

 

capitalisme nuit à la santé.jpg

 

Inutile de chercher la moindre trace d’une remise en cause des intérêts notionnels, d’une taxe sur la fortune, ou de mesures destinées à lutter efficacement contre la fraude fiscale !

A noter une synchronisation   -peut-être fortuite mais ô combien révélatrice !-   entre « l’exécutif » et le «législatif » : la Chambre a majoritairement voté le jour même de l’annonce de ces nouvelles dispositions austéritaires la fameuse réforme des pensions qui poussera notamment les salariés à travailler jusqu'à 67 ans !

Décidément, De Wever-Michel tiennent solidement le gouvernail et maintiennent le cap d’une austérité inflexible. Pour le plus grand nombre s’entend,  pas pour une minorité de nantis, une fois encore épargnée par les foudres de la rigide politique gouvernementale. 

Et les syndicats ? Ils se disent déçus car ils misaient sur une véritable tax-shift,  qui est à l'évidence restée à l’état d’un slogan pour congrès du CD&V lorsqu’il s’agit de rassurer son « aile gauche » ( ?) !

place au peuple.pngLa FGTB, la CSC et la CGSLB avaient pourtant déjà planifié une manifestation nationale à Bruxelles, le 7 octobre, pour marquer leur opposition persistante aux orientations de l’Exécutif fédéral.

Mais celui-ci, avec ces nouvelles mesures proclamées de manière tonitruante, démontre qu’il n’en a cure.

Les dirigeants syndicaux devraient enfin comprendre que les traditionnels défilés automnaux dans les rues de la capitale ne feront pas bouger d’un iota une équipe fermement décidée à satisfaire les exigences du capital !

Si nous voulons arrêter le massacre, nous ne pourrons faire l’économie du seul objectif à la hauteur de la situation : la chute du gouvernement !

Mais sans doute que les états-majors du mouvement syndical préfèrent occuper leurs affiliés dans la durée, jusque 2019, date des prochaines élections législatives ?  En espérant à ce moment un retour de la social-démocratie « au pouvoir » et ainsi un peu plus « de cœur » dans la conduite des affaires du pays ?

1793.jpgUne stratégie désarmante qui nous conduit immanquablement dans une impasse.

Reste à voir si les gauches syndicales et politiques seront assez consistantes pour forcer une solution de rechange.

C’est maintenant ou jamais, ou à tout le moins c’est maintenant ou… reporté vers un avenir hasardeux.

Or le temps ne joue pas en notre faveur !

Que faut-il de plus pour secouer les cocotiers bureaucratiques et rompre avec l'attentisme?

 

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01:17 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

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