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29 août 2015

Jolie météo, humeur maussade !

bet3.jpgLes dernières heures du mois d’août fuient et la « rentrée » est prête à surgir dans un grand fracas médiatique.

Pourtant, comme chaque année, rien n’a fondamentalement changé au cours de ces journées réputées plus lumineuses, grâce aux bienfaits de l’astre solaire.

Les problèmes auxquels nous étions confrontés au mois de juin, les enjeux et les défis que nous devions déjà relever à ce moment, seront toujours bien présents au mois de septembre.

Alors, à quoi ont servi juillet et août ?

Réponse, avec le journal de la RTBF, pas plus tard que ce matin.

Figurez-vous qu’une étude, forcément « scientifique » comme il se doit, aurait démontré que les vacances étaient bénéfiques pour les travailleurs parce qu’elles leur permettaient de « recharger les accus » et de retourner au boulot en meilleure forme pour « être plus productifs encore ».

Quelle bonne nouvelle !

Moi qui pensais naïvement que les congés payés arrachés par les luttes des générations passées représentaient d’abord une bouffée d’oxygène hors des affres du travail salarié, un moment privilégié pour se ressourcer,  se détendre et se reposer, une occasion pour profiter de loisirs avec ses proches, et pourquoi pas une opportunité pour lire ou pour réfléchir au sens de la vie dans un monde impitoyable qui orchestre la lutte de tous contre tous ...,  j’avais à l’évidence tout faux.

Ainsi, ces quelques jours de trêve estivale, précisait la journaliste de service, sont principalement destinés à renforcer votre « disponibilité  et votre énergie» au plus grand profit de  « votre entreprise ». Pas seulement les vôtres d’ailleurs, mais aussi celles des managers ou des patrons, toujours sous la menace d’un burn out ! Bref, ces courtes semaines d’évasion programmée sont également une aubaine pour l'ordre économique établi…

 

 

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Améliorer ses « performances », voilà donc la grande obsession du jour.

Histoire sans doute de nous rappeler que nous vivons dans un système productiviste et qu’il nous faut produire toujours plus pour consommer sans fin.

Marx parlait d’exploitation de l’homme et de la nature par le capital.  Manifestement, celle-ci continue de plus belle.

Pour en revenir aux fameuses vacances, n’oublions pas la face cachée de celles et ceux qui n’en bénéficient pas, faute de moyens financiers ou faute… d’emploi.

Car, là est le paradoxe : il y a celles/ceux qui souffrent dans leur activité professionnelle et qui aspirent à des moments de respiration ;  il y a celles/ceux qui n’ont pas le moindre job rémunéré !

Attention, cela ne signifie pas qu’ils sont inutiles pour le système !

Au contraire, l’existence d’une « armée de réserve », pour reprendre ici aussi une formule du vieux barbu, constitue un atout pour les dominants, en leur permettant de mettre la pression sur les travailleurs « actifs », notamment concernant leur salaire et leurs conditions de travail.

 

 

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Marc Goblet a récemment remis sur la table la question de la réduction du temps de travail. Il a raison. Mais celle-ci ne doit pas être limitée aux salariés les plus âgés pour permettre l’embauche de quelques jeunes. Elle doit être généralisée, sans pertes de revenus et avec une vaste embauche compensatoire. Elle doit surtout être radicale : les 32 heures comme étape intermédiaire vers la semaine des 20 heures !  

Telle est la condition indispensable pour travailler moins, travailler tous, vivre mieux, en bénéficiant enfin de beaucoup de temps libre pour des activités émancipées, sociales, culturelles ou sportives  !

 

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19:44 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

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