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01 septembre 2015

Rentrée des classes sans doute, lutte des classes certainement !

rentrée.jpgLa voici, la voilà, la « rentrée ».

Scolaire.

Et extra-scolaire.

Impossible d’y échapper aujourd’hui tant les grands médias brodent sur ce thème, matin , midi et soir.

Un phénomène récurrent qui traduit probablement une certaine paresse professionnelle, base de bien des « marronniers journalistiques ».

Mais qu’avons-nous appris de plus durant ces deux mois traditionnellement dédicacés aux vacances ?

Rien d’autre que ce que nous savions déjà : la politique est une affaire de choix !

Tsipras.jpgAlexis Tsipras, par exemple. Il avait deux options : soit s’incliner devant les diktats de la « troïka », soit rester fidèle au mandat de son peuple et refuser toute nouvelle aventure austéritaire. La suite est connue. L’orientation finalement adoptée a maintenant des conséquences dramatiques pour la population grecque, contrainte de subir à nouveau des coupes sombres en matière de droits sociaux ou de salaires, et obligée d’assister consternée au bradage de son patrimoine public. Par ailleurs, cette reddition de la fraction majoritaire de Syriza n’épargne pas la « gauche de gauche » en Europe, victime collatérale de ces décisions endossant hardiment une politique néo-libérale honnie. Il devient dès lors difficile, pour le plus grand nombre, de distinguer des différences substantielles entre « droite » et gauche ». De quoi décrédibiliser un peu plus toute perspective alternative !

Autre illustration, le gouvernement NVA-MR poursuit allègrement son dewever-michel.jpgaction destructrice de notre « modèle social », expression tant prisée dans les états-majors syndicaux. Un engagement fort, sans état d’âme, fidèle à la bible programmatique déterminée dès la constitution de la majorité fédérale. Parmi les dernières mesures en date : le relèvement du taux de TVA de l’électricité de 6 à 21 %, l’augmentation de la fiscalité indirecte sur le tabac, l’alcool, le diesel ou les sodas, l’annonce d’économies supplémentaires dans la Sécu et les services publics. En d’autres termes, les mêmes choix, très clairs, en faveur des nantis !

goblet.jpgDe leur côté, les syndicats aussi tranchent. Enfin, le verbe est peut-être un tantinet trop viril, car en réalité ils persistent dans la « mobilisation » routinière. Avec une prévisible manifestation nationale dans les rues de Bruxelles le mercredi 7 octobre… Ensuite ? Après une « évaluation » rituelle, sera sans doute planifiée une grève générale de 24 heures, au mois de décembre, juste avant la traditionnelle trêve des fêtes de fin d’année. Avant de replonger dans un nouveau round de « concertation sociale », suivi de quelques actions ciblées qui occuperont les militants jusqu’à la prochaine grande trêve estivale ! Ce qui n’empêchera pas Charles Michel de dormir sur ses deux grandes oreilles…

Derrière ces choix des uns et des autres se profile la défense de vieux intérêts sociaux, car les clivages exploiteurs/exploités, dominants/dominés, possédants/possédés ne relèvent pas de l’archéologie mais constituent toujours une réalité cinglante de notre XXIème siècle !

Histoire de nous rappeler que nous aussi pouvons  -et devons !-  prendre position : ou nous continuons à nous accommoder du capitalisme ou nous l’envoyons au tapis, définitivement.

A vous de choisir…

 

@rebellion.jpg

15:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

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