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12 septembre 2015

Poésie

 

 

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Annabel Lee

 

C'était il y a bien des années
Dans ce royaume près de la mer
Qu'une jeune fille habitait là, que vous connaissez peut-être
Sous le nom d'Annabel Lee;
Et cette jeune fille elle ne vivait sans autre pensée
Que d'aimer et d'être aimée de moi.

J'étais un enfant, et elle était un enfant,
Dans ce royaume près de la mer,
Mais nous aimions d'un amour qui était plus que l'amour,
Moi et mon Annabel Lee,
D'un amour tel que les ailés séraphins au ciel
Nous le convoitaient, elle et moi.

Et ce fut la raison pour laquelle, il y a longtemps,
Dans ce royaume sur la mer,
Un vent souffla d'un nuage, glaçant
Ma belle Annabel Lee,
De sorte que ses proches de haut lignage vinrent
Et la portèrent loin de moi,
L'enfermer dans une sépulture
Dans ce royaume près de la mer.

Les anges, pas à moitié aussi heureux au ciel,
En vinrent à nous envier, elle et moi
Oui ! cela fut la raison (comme tous les hommes le savent
Dans ce royaume près de la mer)
Pour laquelle un vent éclata d'un nuage une nuit,
Glaçant et tuant mon Annabel Lee.

Mais notre amour il était de loin plus fort que l'amour
De ceux qui étaient plus âgés que nous,
de ceux nombreux, plus sages, et de loin, que nous
Et ni les anges au ciel là-haut
Ni les démons en-bas sous la mer
Ne pourront jamais dissocier mon âme de l'âme
De la belle Annabel Lee.

Car la lune jamais ne rayonne sans m'apporter des rêves
De la belle Annabel Lee,
Et les étoiles jamais ne se lèvent que je ne sente les yeux brillants
De la belle Annabel Lee.
Et ainsi, durant toute la marée de la nuit, je me tiens couché au côté
De ma chérie -ma chérie- ma vie et mon épouse,
Dans sa sépulture, là, près de la mer
Dans sa tombe près de la mer sonore.

 

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