Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

07 janvier 2016

La façade s'écroule (IV)

façade écroulée.jpg

 

JE SUIS CHARLIE. Il y a un an, jour pour jour, le premier attentat meurtrier de l'année 2015 à Paris.  Directement dirigé contre la liberté d'expression et l'impertinence, abhorrées par les obscurantistes. Depuis le bilan s'est lourdement aggravé. Des Juifs de l'Hyper Casher de la porte de Vincennes aux citoyens "coupables" de vivre selon leurs propres choix, dans une salle de concerts ou à la terrasse de cafés/restaurants. Ce n'est pas le moment de reculer devant les rafales des kalachnikovs de quelques islamo-fascistes, ni de céder devant les tentations autoritaires d'un personnel politique en quête de popularité. Les entraves aux libertés publiques et les mesures anti-démocratiques préconisées par d'aucuns constituent autant de succès pour le terrorisme. De même que le développement du racisme et le rejet des « autres », en fonction de la couleur de leur peau, de leurs croyances religieuses ou de leurs options philosophiques…

 

INDEPENDANCE[S]. La NVA  -le MR l’avait peut-être oublié-   a réaffirmé, par la voix de Liesbeth Homans, sa volonté de voir la Belgique disparaître le plus rapidement possible. Provoquant ainsi des réactions indignées du personnel politique francophone, qui regroupe la plus grande concentration de Belgicains du pays. Beaucoup  -y compris à gauche !- continuent à nier l’existence d’une « question nationale » et peinent à se rappeler que le droit à l’auto-détermination des peuples et un droit fondamentalement démocratique. Se battre pour la création d’un Etat palestinien souverain, oui. Condamner la croisade sécuritaire de François Hollande, lequel préconise entre autre la « déchéance de la nationalité », oui. Envisager plus d’autonomie pour les Wallons et les Flamands, non ! C’est d’autant plus curieux que la Belgique de papa a pourtant vécu, désarticulée par six grandes réformes institutionnelles…

 

LE POUVOIR EST AU BOUT DU FUSIL. Raoul Hedebouw, comme Paul Magnette, ne veut pas de boycott sur les ventes d’armes à l’Arabie Saoudite (et à d’autres « démocraties » du même acabit) par la FN. Sous prétexte que d’autres prendraient tout de suite le relais, en France notamment ! Et au nom de la traditionnelle défense de « nos » emplois. Pour le PTB, la solution doit donc être exclusivement européenne. Une manière bien commode d’ouvrir son parapluie par temps éthique couvert et de refuser de prendre toutes ses responsabilités. Que signifie alors lutter contre le productivisme capitaliste et pour la défense de notre environnement menacé par le « dérèglement climatique » ? L’industrie de l’armement est une industrie nuisible et doit être démantelée, avec à la clé un véritable plan de reconversion pris en charge par les pouvoirs publics afin que tous les travailleurs concernés gardent leurs revenus et un emploi de qualité (socialement et écologiquement utile).

 

LE SPECTRE DE LA GREVE GENERALE. Comme il fallait s’y attendre, la grève des cheminots a suscité l’ire de tous les « chiens de garde » et « faiseurs d’opinions » du royaume. Les médias nous ont donc longuement abreuvé de couplets sur les pauvres usagers pris en « otages », de tirades sur des actions forcément  « archaïques », de considérations complotistes concernant l’ « infiltration de l’extrême-gauche dans les syndicats », et de leçons de morale sur la congénitale  « irresponsabilité des Wallons » ! Rien de neuf sous les sombres nuages d’une presse en phase avec l’air du temps néo-libéral. Il y a quelques jours, la rédaction du quotidien Le Soir (que certains continuent à considérer comme un journal de référence) n’avait d’ailleurs pas hésité à désigner Charles Michel comme « homme de l’année » ! En toute indépendance et en dehors de toute connivence, bien sûr…

 

21:23 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

Les commentaires sont fermés.