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18 mars 2020

Sidération

 

"Les sociétés en état de choc abandonnent des droits que, dans d'autres circonstances, elles auraient défendus jalousement" [Naomi Klein]

 

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27 février 2020

Journalisme embastillé

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Go Bernie, Go !

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26 mai, les jours d'après (XXVI)

 

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Faut-il revoter ? La question ne se pose plus car, que l’on soit un adversaire ou un partisan de ce scénario, de nouvelles élections sont maintenant inévitables. Et dans une ‘’démocratie’’, il n’y a d’ailleurs aucune raison de craindre le recours à l’électorat !

Ce n’est toutefois pas une raison pour se cacher derrière son petit doigt : un nouveau scrutin ne changera pas automatiquement la donne. Car les résultats pourraient être identiques, ou à peu près les mêmes, voire plus inquiétants encore, avec le renforcement du bloc N-VA/VB, par exemple !

Et puis, le fond de la ‘’crise’’ de ce pays, qui perdure depuis longtemps, n’est pas principalement lié aux péripéties électorales. Ce qui rend la situation complexe, c’est la coexistence de deux peuples dans un seul Etat, deux peuples qui se donnent des expressions politiques antagoniques !

Cette particularité pèse chaque fois que la formation d’un gouvernement ‘’fédéral’’ est à l’ordre du jour : deux majorités politiques différentes sont obligées de se rencontrer et de se confronter afin de dégager un ‘’accord de législature’’, ce qui implique souvent de résoudre une véritable ‘’quadrature du cercle politicienne'' !

Finalement, c’est toujours la Wallonie qui est politiquement pénalisée ! Car c’est la Flandre qui est majoritaire, c’est sa ‘’classe politique’’ qui est dominante et celle-ci est très largement de droite !

Et aujourd’hui ce centre de gravité est encore consolidé par la présence persistante d’une extrême-droite à un haut niveau !

Tant que cette problématique ne sera pas prise à la racine, c’est-à-dire sans une solution de rechange radicale qui s’appuie sur le ‘’droit à l’autodétermination des peuples’’, les difficultés persisteront, la ‘’crise de régime’’ s’approfondira  -alimentant ainsi les commentaires désabusés et sans fin des ‘’éditorialistes’’-, et les ‘’Belgicains’’ de tous les horizons  -toujours en quête d’une ‘’Belgique unie’’ de plus en plus introuvable !- continueront à vilipender les uns ou les autres ...

 

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Le patronat ne cesse de se plaindre, de la fiscalité qui serait trop lourde, du "coût du travail " qui serait trop élevé, des "contraintes administratives" qui seraient trop nombreuses, de "l'esprit d'entreprendre" qui serait systématiquement dénigré, des grèves "à répétition" qui "sabotent l'économie", de tous ces "obstacles" qui entravent la "compétitivité"...

Mais les bénéfices coulent à flots, les actionnaires touchent des dividendes sans cesse plus élevés, et des dizaines de milliards € filent vers des terres fiscalement paradisiaques sous le regard bienveillant des coalitions gouvernementales qui se suivent et se ressemblent dans leur soumission au "despotisme du marché" ! Ainsi, au cours de l’année de déclaration 2019 (revenus 2018), les entreprises belges ont transféré pas moins de 172,3 milliards €  vers les plus célèbres paradis fiscaux, rapportent l’Echo et De Tijd ce jeudi, sur la base des chiffres communiqués par l’administration fiscale.

On pourrait pourtant faire beaucoup avec cet argent : augmenter les pensions et les salaires les plus bas, revaloriser toutes les allocations sociales, instaurer la gratuité des transports collectifs, consolider la Sécu et garantir à toutes/tous l’accessibilité aux soins de santé, éliminer la pauvreté, mettre en oeuvre une véritable transition énergétique, etc.

L'argent existe donc bel et bien dans notre société. En surabondance ! Encore convient-il de faire le choix politique qui s'impose, celui d'aller le chercher pour répondre aux besoins de la population et aux enjeux climatiques ! C'est ce qui devrait prioritairement être sur la table des "négociations" pour la formation d'un gouvernement ! Allo, le PS, allo, Ecolo..

 

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13 février 2020

Une mort frustrante

 

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07 janvier 2020

Il y a 5 ans...

 

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02 janvier 2020

Début 2020, où en sommes-nous ?

 

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31 décembre 2019

Année nouvelle ?

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"Chaque matin, à me réveiller encore sous la voûte céleste, je sens que c’est pour moi la nouvelle année. C’est pourquoi je hais ces nouvel an à échéance fixe qui font de la vie et de l’esprit humain une entreprise commerciale avec ses entrées et sorties en bonne et due forme, son bilan et son budget pour l’exercice à venir. Ils font perdre le sens de la continuité de la vie et de l’esprit. On finit par croire sérieusement que d’une année à l’autre existe une discontinuité et que commence une nouvelle histoire, on fait des résolutions et l’on regrette ses erreurs, etc. C’est un travers des dates en général. On dit que la chronologie est l’ossature de l’Histoire ; on peut l’admettre. Mais il faut admettre aussi qu’il y a quatre ou cinq dates fondamentales que toute personne bien élevée conserve fichée dans un coin de son cerveau et qui ont joué de vilains tours à l’Histoire. Elles aussi sont des nouvel an. Le nouvel an de l’Histoire romaine, ou du Moyen Âge, ou de l’Époque moderne. Et elles sont devenues tellement envahissantes et fossilisantes que nous nous surprenons nous-mêmes à penser quelquefois que la vie en Italie a commencé en 752, et que 1490 ou 1492 sont comme des montagnes que l’humanité a franchies d’un seul coup en se retrouvant dans un nouveau monde, en entrant dans une nouvelle vie. Ainsi la  date devient un obstacle, un parapet qui empêche de voir que l’histoire continue de se dérouler avec la même ligne fondamentale et inchangée, sans arrêts brusques, comme lorsque au cinéma la pellicule se déchire et laisse place à un intervalle de lumière éblouissante. Voilà pourquoi je déteste le nouvel an. Je veux que chaque matin soit pour moi une année nouvelle. Chaque jour je veux faire les comptes avec moi-même, et me renouveler chaque jour. Aucun jour prévu pour le repos. Les pauses je les choisis moi-même, quand je me sens ivre de vie intense et que je veux faire un plongeon dans l’animalité pour en retirer une vigueur nouvelle. Pas de ronds-de-cuir spirituels. Chaque heure de ma vie je la voudrais neuve, fût-ce en la rattachant à celles déjà parcourues. Pas de jour de jubilation aux rimes obligées collectives, à partager avec des étrangers qui ne m’intéressent pas. Parce qu’ont jubilé les grands-parents de nos grands parents etc., nous devrions nous aussi ressentir le besoin de la jubilation. Tout cela est écœurant."

 

 

Antonio GRAMSCI,

  L’Avanti !, 1er janvier 2016

Edition de Turin, rubrique « Sotto la Mole »

 

 

"Ogni mattino, quando mi risveglio ancora sotto la cappa del cielo, sento che per me è capodanno.Perciò odio questi capodanni a scadenza fissa che fanno della vita e dello spirito umano un’azienda commerciale col suo bravo consuntivo, e il suo bilancio e il preventivo per la nuova gestione. Essi fanno perdere il senso della continuità della vita e dello spirito. Si finisce per credere sul serio che tra anno e anno ci sia una soluzione di continuità e che incominci una novella istoria, e si fanno propositi e ci si pente degli spropositi, ecc. ecc. È un torto in genere delle date.Dicono che la cronologia è l’ossatura della storia; e si può ammettere. Ma bisogna anche ammettere che ci sono quattro o cinque date fondamentali, che ogni persona per bene conserva conficcate nel cervello, che hanno giocato dei brutti tiri alla storia. Sono anch’essi capodanni. Il capodanno della storia romana, o del Medioevo, o dell’età moderna. E sono diventati cosí invadenti e cosí fossilizzanti che ci sorprendiamo noi stessi a pensare talvolta che la vita in Italia sia incominciata nel 752, e che il 1490 0 il 1492 siano come montagne che l’umanità ha valicato di colpo ritrovandosi in un nuovo mondo, entrando in una nuova vita. Così la data diventa un ingombro, un parapetto che impedisce di vedere che la storia continua a svolgersi con la stessa linea fondamentale immutata, senza bruschi arresti, come quando al cinematografo si strappa la film e si ha un intervallo di luce abbarbagliante.Perciò odio il capodanno. Voglio che ogni mattino sia per me un capodanno. Ogni giorno voglio fare i conti con me stesso, e rinnovarmi ogni giorno. Nessun giorno preventivato per il riposo. Le soste me le scelgo da me, quando mi sento ubriaco di vita intensa e voglio fare un tuffo nell’animalità per ritrarne nuovo vigore. Nessun travettismo1. Ogni ora della mia vita vorrei fosse nuova, pur riallacciandosi a quelle trascorse. Nessun giorno di tripudio a rime obbligate collettive, da spartire con tutti gli estranei che non mi interessano. Perché hanno tripudiato i nonni dei nostri nonni ecc., dovremmo anche noi sentire il bisogno del tripudio. Tutto ciò stomaca."

 

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"Il ne s’agit pas de nous dans ce que nous commençons, il s’agit de ce qui sera pour l’humanité quand nous aurons disparu." (LOUISE MICHEL)

 

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