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14 février 2020

Chute de feuilles [Game Over]

 

01 Franquin Gaston Lagaffe.jpgLa page est tournée. Il y a quelques jours j’en terminais avec ma rubrique quotidienne ‘’Chute de feuilles’’, lancée le 6 novembre 2019 !

Au total, 100 œuvres littéraires pour 100 écrivains différents, ou plus exactement 99, car il existe toujours une exception pour mettre une règle à l’épreuve !

Naturellement, nul inventaire exhaustif nulle quelconque hiérarchie ici, simplement une sélection de livres que j’ai particulièrement appréciés durant ces cinquante dernières années…

Mais qui dit choisir dit sacrifier !

Car le ‘’continent littéraire’’ est tellement vaste qu’il était impossible de reprendre l’ensemble de mes coups de cœur.

Pour me ‘’faciliter’’ la tâche, j’avais d’ailleurs dès le départ délimité le terrain, en ne remontant pas dans le temps au-delà du 19ème siècle.

Par conséquent, ni Homère, ni Rabelais, ni Molière, ni Shakespeare, ni Contes des Mille et Une Nuits, ni Siècle des Lumières, ni Diderot, ni Sade, ni…

Mais qu’importe les ‘’oublis’’ contraints ou fortuits.

Le but n’était évidemment pas d’imposer mes préférences à qui que ce soit, tout consensus en matière ‘’artistique’’ étant hors d’atteinte, ce qui est heureux !

Finalement, l’important reste qu’un maximum de personnes continue à lire des livres à l’époque de la ‘’révolution numérique’’, du ‘’net’’ et des ‘’réseaux sociaux’’, et ce n’est pas l’embarras du choix qui fait défaut.

Naturellement, je me réjouirais si l’un ou l’autre titre a pu susciter l’un ou l’autre intérêt et éveiller telle ou telle curiosité.

Bonne(s) lecture(s) présente(s) et à venir…

 

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13 février 2020

Une mort frustrante

 

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07 janvier 2020

Il y a 5 ans...

 

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02 janvier 2020

Début 2020, où en sommes-nous ?

 

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31 décembre 2019

Année nouvelle ?

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"Chaque matin, à me réveiller encore sous la voûte céleste, je sens que c’est pour moi la nouvelle année. C’est pourquoi je hais ces nouvel an à échéance fixe qui font de la vie et de l’esprit humain une entreprise commerciale avec ses entrées et sorties en bonne et due forme, son bilan et son budget pour l’exercice à venir. Ils font perdre le sens de la continuité de la vie et de l’esprit. On finit par croire sérieusement que d’une année à l’autre existe une discontinuité et que commence une nouvelle histoire, on fait des résolutions et l’on regrette ses erreurs, etc. C’est un travers des dates en général. On dit que la chronologie est l’ossature de l’Histoire ; on peut l’admettre. Mais il faut admettre aussi qu’il y a quatre ou cinq dates fondamentales que toute personne bien élevée conserve fichée dans un coin de son cerveau et qui ont joué de vilains tours à l’Histoire. Elles aussi sont des nouvel an. Le nouvel an de l’Histoire romaine, ou du Moyen Âge, ou de l’Époque moderne. Et elles sont devenues tellement envahissantes et fossilisantes que nous nous surprenons nous-mêmes à penser quelquefois que la vie en Italie a commencé en 752, et que 1490 ou 1492 sont comme des montagnes que l’humanité a franchies d’un seul coup en se retrouvant dans un nouveau monde, en entrant dans une nouvelle vie. Ainsi la  date devient un obstacle, un parapet qui empêche de voir que l’histoire continue de se dérouler avec la même ligne fondamentale et inchangée, sans arrêts brusques, comme lorsque au cinéma la pellicule se déchire et laisse place à un intervalle de lumière éblouissante. Voilà pourquoi je déteste le nouvel an. Je veux que chaque matin soit pour moi une année nouvelle. Chaque jour je veux faire les comptes avec moi-même, et me renouveler chaque jour. Aucun jour prévu pour le repos. Les pauses je les choisis moi-même, quand je me sens ivre de vie intense et que je veux faire un plongeon dans l’animalité pour en retirer une vigueur nouvelle. Pas de ronds-de-cuir spirituels. Chaque heure de ma vie je la voudrais neuve, fût-ce en la rattachant à celles déjà parcourues. Pas de jour de jubilation aux rimes obligées collectives, à partager avec des étrangers qui ne m’intéressent pas. Parce qu’ont jubilé les grands-parents de nos grands parents etc., nous devrions nous aussi ressentir le besoin de la jubilation. Tout cela est écœurant."

 

 

Antonio GRAMSCI,

  L’Avanti !, 1er janvier 2016

Edition de Turin, rubrique « Sotto la Mole »

 

 

"Ogni mattino, quando mi risveglio ancora sotto la cappa del cielo, sento che per me è capodanno.Perciò odio questi capodanni a scadenza fissa che fanno della vita e dello spirito umano un’azienda commerciale col suo bravo consuntivo, e il suo bilancio e il preventivo per la nuova gestione. Essi fanno perdere il senso della continuità della vita e dello spirito. Si finisce per credere sul serio che tra anno e anno ci sia una soluzione di continuità e che incominci una novella istoria, e si fanno propositi e ci si pente degli spropositi, ecc. ecc. È un torto in genere delle date.Dicono che la cronologia è l’ossatura della storia; e si può ammettere. Ma bisogna anche ammettere che ci sono quattro o cinque date fondamentali, che ogni persona per bene conserva conficcate nel cervello, che hanno giocato dei brutti tiri alla storia. Sono anch’essi capodanni. Il capodanno della storia romana, o del Medioevo, o dell’età moderna. E sono diventati cosí invadenti e cosí fossilizzanti che ci sorprendiamo noi stessi a pensare talvolta che la vita in Italia sia incominciata nel 752, e che il 1490 0 il 1492 siano come montagne che l’umanità ha valicato di colpo ritrovandosi in un nuovo mondo, entrando in una nuova vita. Così la data diventa un ingombro, un parapetto che impedisce di vedere che la storia continua a svolgersi con la stessa linea fondamentale immutata, senza bruschi arresti, come quando al cinematografo si strappa la film e si ha un intervallo di luce abbarbagliante.Perciò odio il capodanno. Voglio che ogni mattino sia per me un capodanno. Ogni giorno voglio fare i conti con me stesso, e rinnovarmi ogni giorno. Nessun giorno preventivato per il riposo. Le soste me le scelgo da me, quando mi sento ubriaco di vita intensa e voglio fare un tuffo nell’animalità per ritrarne nuovo vigore. Nessun travettismo1. Ogni ora della mia vita vorrei fosse nuova, pur riallacciandosi a quelle trascorse. Nessun giorno di tripudio a rime obbligate collettive, da spartire con tutti gli estranei che non mi interessano. Perché hanno tripudiato i nonni dei nostri nonni ecc., dovremmo anche noi sentire il bisogno del tripudio. Tutto ciò stomaca."

 

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"Il ne s’agit pas de nous dans ce que nous commençons, il s’agit de ce qui sera pour l’humanité quand nous aurons disparu." (LOUISE MICHEL)

 

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2019-2020

 

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24 décembre 2019

Aragon, Ferré et tant d'autres...

 


 

Louis Aragon est décédé un 24 décembre, il y a 37 ans. Sa poésie a été mise en musique et interprétée par plus de cent artistes, parmi lesquels les plus grands noms de l’histoire de la chanson française !

Pourtant…

 ‘’Aragon n’a pas écrit pour être chanté ; la musique est venue dans un second temps. Mais [ses manuscrits] font signe vers une autre dimension de ces noces du vers et du chant : les chansons sont toujours respectueuses du texte qu’elles font entendre, comme si la musique était, non pas la servante des vers, mais leur enchanteresse. Le travail de la main et les inflexions de la voix se rejoignent ; à l’horizon des manuscrits, il faut imaginer la respiration d’un corps, la pulsation d’un piano ou d’une guitare, le mouvement d’une gorge qui donne à entendre, avec sa part d’émotion singulière et son rythme encore inédit, ce qui chante dans la poésie d’Aragon’’

(Nathalie Piégay-Gros, Aragon et la chanson, Paris, Textuel, 2007)

 

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28 novembre 2019

D'un bicentenaire à l'autre !

 

L’année dernière était commémoré le bicentenaire de la naissance de Karl Marx. L’année prochaine sera commémoré le bicentenaire de la naissance de Friedrich Engels. 

Aujourd’hui, il y a 199 ans qu’Engels vit le jour à Barmen (Prusse rhénane) dans une famille conservatrice et piétiste. Son père était… un industriel !  

Le nom d’Engels est indissociable de celui de Marx, car les deux amis collaborèrent et luttèrent ensemble durant près de 40 ans ! Et sans Engels, qui aida matériellement et financièrement Marx toute sa vie, celui-ci aurait vraisemblablement sombré dans la misère et l’oubli ! 

Engels fut un révolutionnaire et un géant de la pensée, au même titre que Marx. Dans bien des domaines, c’est même lui qui montra la voie. 

Ainsi, il comprit très vite l’importance de l’économie politique et la nécessité de sa critique [1]. Ainsi, il découvrit très tôt la réalité de l’exploitation de la classe ouvrière, notamment grâce à son expérience directe au sein de l’entreprise paternelle [2]. Ainsi, il se rallia au communisme plus rapidement que son ainé, qui éprouvait toujours la nécessité d’étudier une question sous ses multiples aspects avant de se prononcer.  

Marx n’avait d’ailleurs aucune peine à reconnaître le génie et la précocité de son ami [3]. 

Engels, qui avait fait son service dans l’artillerie, s’intéressait également aux questions militaires dont il devint un «spécialiste», ce qui lui valu le surnom de «Général». 

 

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Durant toute son existence, sa curiosité n’eût aucune limite : il parlait ou lisait une vingtaine de langues, était passionné de sciences exactes, et s’intéressait à la question de l’émancipation des femmes aussi bien qu’à la lutte des Irlandais contre l’oppression britannique !  

Engels a parfois été critiqué parce qu’il aurait appauvri la pensée/théorie marxienne, parce qu’en la simplifiant il aurait contribué à son dévoiement dogmatique, parce qu’il serait finalement l’inventeur du «marxisme», un concept que Marx lui-même n’a jamais repris à son compte ! [4] 

Critiques irrecevables qui témoignent d’un mauvais procès fait à une personnalité qui contribua beaucoup à diffuser l’œuvre de son ami, et qui joua un grand rôle au sein du mouvement ouvrier en plein développement dans les dernières décennies du XIXème siècle. 

Ce bicentenaire sera précisément l’occasion de clarifier ces polémiques et de débattre de l’apport réel de cet autre célèbre barbu… 

 

[1] Voir son Esquisse d’une critique de l’économie politique, Aubier-Montaigne, Paris, 1974. Marx qualifia plus tard celle-ci d’«esquisse géniale d’une critique des catégories économiques» (Marx Karl, Contribution à la critique de l’économie politique, Editions sociales /GEME, Paris, 2014, page 64) 

[2] Ce qui lui permit d’écrire un chef d’œuvre sociologique : La situation de la classe laborieuse en Angleterre, Editions Sociales, Paris, 1975. 

[3] «Tu sais que 1. tout vient tard chez moi et 2. que je marche toujours sur tes traces» (Lettre de Marx à Engels datée du 4 juillet 1864, in Marx-Engels, Correspondance, Tome VII, Editions Sociales, Paris, 1979, page 248). En 1853, dans une lettre à Adolf Cluss, membre de la Ligue des Communistes qui émigra dès 1849 aux Etats-Unis, Marx indiquait : «Engels est vraiment surchargé de travail ; mais comme c’est une véritable encyclopédie, qu’il est capable de se mettre au travail à toute heure du jour et de la nuit, qu’il soit saoul ou à jeun, qu’il a la plume et l’esprit alertes en diable, on peut malgré tout espérer tirer quelque chose de lui…» (Marx-Engels, Correspondance, Tome IV, Editions Sociales, Paris, 1974, page 45) 

[4] Voir par exemple : Rubel Maximilien, Marx critique du marxisme, Payot, Paris, 1974.

 

 

 

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24 novembre 2019

Brûler Polanski et son oeuvre ?

 

affiche.jpgLe dernier film de Roman Polanski, «J’accuse», suscite passions et polémiques. En cause les multiples accusations de viols et de violences envers les femmes portées à l’encontre du très controversé réalisateur.

Avec des interrogations récurrentes : peut-on encore trouver un intérêt à la filmographie d’un homme aussi odieux ? Faut-il boycotter cette œuvre récompensée il y a peu à la Mostra de Venise ? Aller voir ses longs métrages ne revient-il pas à légitimer la culture du viol et la pédo-criminalité ? Peut-on séparer l’homme de son travail artistique ? 

Cette problématique de la «relation» entre les œuvres d’art et celles/ceux qui les produisent n’est pas neuve. 

En quelques lignes, mon point de vue. 

Les êtres humains ne sont pas des saucissons que l’on peut découper en tranches. Il ne s’agit donc pas de «séparer» qui que ce soit ou de construire des murs entre les différentes facettes d’une personnalité ! 

Les êtres humains sont des êtres complexes traversés par de multiples contradictions et soumis à quantité de tensions. 

Ils divergent sur leur vision du monde et de l’existence ; ils défendent des opinions  -politiques ou philosophiques-  différentes ; ils ont une conception variable de l’éthique. Il ne sont jamais totalement des saints ou des démons, mais certains franchissent parfois la ligne rouge de l’inacceptable pour toute vie en société. 

Il serait par conséquent naïf de penser que les «artistes» pourraient échapper aux turpitudes humaines, qu’ils pourraient constituer une «caste d’individus supérieurs» surplombant les contingences des mortels. 

On peut être un personnage infréquentable, délinquant ou criminel, raciste ou sexiste, fasciste ou stalinien, violent ou belliciste, alcoolique ou héroinomane,  et néanmoins posséder de réels «talents artistiques», qui peuvent légitimement être appréciés par beaucoup...

Dans le cas contraire, il faudrait revisiter l’ «histoire de l’art» et jeter aux oubliettes une majorité de «créateurs» ! 

Ainsi, il ne serait plus possible d’aimer la poésie d’Aragon qui, durant toute une période, a justifié les crimes de Staline ! Ainsi, il ne serait plus possible de lire «Voyage au bout de la nuit» de Céline, antisémite revendiqué ! Ne parlons même pas du Marquis de Sade ! Ainsi, il faudrait retirer de sa playlist un Ferré, peu avare en propos misogynes, un Montand qui entretenait des relations troubles avec les (très jeunes) femmes, ou un Michael Jackson, réputé pédophile ! Et que dire de ces cinéastes ou acteurs qui se comportèrent en délateurs ou calomniateurs à l’époque du maccarthysme, que dire d’une Marylin Monroe ou d’un John Wayne soutiens de l’impérialisme US lors des guerres de Corée ou du Vietnam ? 

Alors oui, on peut visionner les films de Polanski sans être un gogo. On peut se rendre dans une salle obscure pour applaudir «Le bal des vampires» , «Le bébé de Rosemary» ou son dernier «J’accuse», sans cautionner pour autant la perversité du réalisateur ou sans devenir le «complice» ( !) d’un prédateur sexuel ! 

 

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Dans le domaine artistique, un artiste doit d’abord être évalué à son «art», et en la matière les opinions (personnelles) des uns et des autres sont évidemment discutables et souvent discutées !  Ceci ne signifie aucunement que l’on soit dupe de la personnalité des auteurs (ou autrices !) d’œuvres littéraires, musicales ou cinématographiques ! 

En ce qui me concerne, il est probable que je verrai le dernier film de Polanski consacré à l’Affaire Dreyfus, énorme machination judiciaire avec pour arrière-fond l’antisémitisme. 

«Oui mais…» ajoute-t-on ici, il y aurait des «intentions cachées», un «message» sous-jacent  (pour faire court, en «s’identifiant» à Dreyfus, Polanski s’érigerait en malheureuse «victime»), bref une démarche artistique ambigüe…  

Mais, consciemment ou inconsciemment, c’est le propre de beaucoup d’œuvres ! 

Et puis, il n’est pas interdit de parier sur l’intelligence critique des spectateurs et des spectatrices…

 

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14 mars 2019

14 mars 1883 - 14 mars 2019

 

Il y a 136 ans s'éteignit Karl Marx.

Plus qu'un savant, plus qu'un philosophe, plus qu'un économiste, un sociologue ou un historien, Marx était d'abord un militant révolutionnaire qui a lutté toute sa vie pour changer le monde !

Les jeunes, qui descendent dans la rue aujourd'hui pour combattre les politiques qui consolident le "réchauffement climatique", sont de bien meilleurs "héritiers" du barbu que certains universitaires qui consacrent toute leur vie à interpréter son oeuvre et à discuter sans fin sur telle ou telle virgule de ses textes...

 

 

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31 décembre 2018

2018-2019

 

"Ô Temps !

Suspends ton vol..."

 

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05 mai 2018

200 bougies et puis...

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Marx a 200 ans aujourd'hui.

Seuls les étourdis peuvent encore l'ignorer tant la presse évoque l'événement, même si c'est trop souvent superficiel et forcément discutable.

D'aucuns parleront peut-être d'épiphénomène, de simple volonté de surfer sur une vague commémorative, de mimétisme médiatique (concurrence oblige), voire d'une vulgaire tentative de détournement politique.

Sans oublier quelque escroquerie intellectuelle, telle cette prise de parole, lors de l'inauguration d'une exposition, par le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker !

Et puis, cet anniversaire représente aussi une belle opportunité de récupération commerciale.  Ainsi, dans la ville natale de l'auteur du Capital  -Trèves-, qui va accueillir des dizaines de milliers de visiteurs, divers gadgets à son effigie sont proposés partout. Comme ce faux billet de zéro €, vendu... 3 € ! Il n'y a décidément pas de petits profits...

 

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Mais ce serait une erreur de limiter la réflexion à ces dérives idéologiques ou mercantiles,  à un simple effet de mode ponctuel.

Le fait que la presse bourgeoise évoque un adversaire de la bourgeoisie aussi réputé est un révélateur des paradoxes d'un système, au même titre par exemple que la publication (et la vente) des oeuvres de Marx, ou de multiples ouvrages le concernant, par de grandes maisons d'édition étrangères à toute subversion et obsédées par la rentabilité !

Car cette marchandisation est aussi le résultat de l'existence d'une « demande sociale » authentique, et la principale « valeur d'usage » de celle-ci est d'abord la recherche d'informations concernant une personnalité révolutionnaire majeure ou d'outils d'analyse pour comprendre mieux notre monde dans la perspective de le changer.

Un autre aspect positif est à souligner. Marx est mort en 1883, mais il est toujours politiquement bien vivant, contrairement aux affirmations récurrentes de ses détracteurs. Son oeuvre a gardé toute sa tonicité et son actualité demeure -et demeurera- aussi longtemps que le capitalisme maintiendra sa domination.

 

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En 2008, lors de la fameuse crise des subprimes, beaucoup -qui avaient enterré Marx de longue date- le redécouvrirent d'ailleurs soudainement, au point que la presse financière elle-même avait réservé ses couvertures au célèbre barbu et lui avait rendu quelques hommages appuyés !

Pour autant, la naïveté n'est pas ici de mise. Que Marx bénéficie ce jour d'une couverture médiatique significative est certes plaisant. Mais ce qui se dit ou s'écrit à son sujet est fréquemment approximatif et l'on échappe difficilement aux caricatures plus ou moins grossières.

La meilleure manière de combattre celles-ci reste la lecture directe de Marx dans le texte, afin de se forger sa propre opinion, avant même de se plonger dans les commentaires de commentateurs professionnels ou dans des études savantes de « spécialistes ».

 

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Ce bicentenaire sera donc un succès s'il peut favoriser la (re-)découverte d'une figure incontournable du combat de l'humanité pour son émancipation.

Il appartient à chacun de contribuer à cette réussite...

 

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29 avril 2018

Marx sur Arte : un rendez-vous manqué

 

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Ce samedi 28 avril, Arte consacrait la première partie de sa soirée à Karl Marx, en programmant deux documentaires sur l'auteur du Manifeste du Parti Communiste [1].

Une initiative méritoire qui distingue une fois encore la chaîne culturelle franco-allemande de la plupart des autres chaînes de télévision et qui, à ce titre, mérite d'être saluée.

Mais sapristi que d'insuffisances dans ces deux réalisations ! Certes, tout n'est pas à rejeter. De-ci de-là un commentaire fait mouche. Quelques interventions d'historiens sont opportunes et présentent des éclairages pertinents sur l'oeuvre de Marx et sa portée, voire sur les déformations qu'elle a subies de la part de certains de ses «héritiers».

Hélas, à côté de séquences intéressantes, que d'approximations factuelles, que de confusion dans la présentation des principales conceptions de Marx, que d'approches biaisées !

Aucun lieu commun ne nous est épargné :

  • Marx « prophète ». Comme s'il n'était qu'un Nostradamus du mouvement ouvrier naissant ! Et d'ailleurs tous deux ne portaient-ils pas une barbe ? Pourtant, Marx s'est toujours refusé à décrire une quelconque société future modèle et on ne trouve pas dans ses écrits de mentions particulières concernant le XXème siècle à venir ni d'extrapolations audacieuses concernant notre présent. Bref, ni prophète ni auteur de science-fiction [2] !

  • Marx « théoricien ». En chambre et coupé des réalités du monde, comme il se doit ! Alors que Marx ne séparait pas la théorie de la pratique, qu'il fut toute sa vie un militant politique agissant et que son travail «littéraire» était prioritairement destiné à armer idéologiquement et intellectuellement la classe ouvrière dans sa lutte contre la bourgeoisie !

  • Marx « homme aux contradictions multiples ». Qui naturellement interrogent sa cohérence et sa crédibilité. Comme si les conflits (intérieurs) étaient étrangers aux êtres humains, comme s'il était évident de faire totale abstraction de son époque, comme s'il aurait pu échapper complètement aux préjugés du XIXème siècle...

  • Marx « précurseur du totalitarisme communiste », qui a échoué partout où il a été mis en oeuvre. Comme si Marx, décédé en... 1883, était comptable des actes de celles et ceux qui se sont érigés en légataires légitimes de son oeuvre, plusieurs décennies après sa disparition ! De son vivant déjà, Marx avait pris ses distances par rapport à de trop zélés disciples et prévenait : « ce que je sais, c'est que je ne suis pas marxiste » !

Et pour étayer ces affirmations polémiques, toujours les mêmes ficelles : un amalgame de citations hors contexte, des libertés prises avec sa biographie et la réalité historique, ou encore des omissions révélatrices.

 

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Ainsi, les exils successifs du jeune Marx, ses contacts avec le prolétariat parisien et les principales figures réformatrices de son temps, son rôle dans les révolutions de 1848 sont effectivement évoqués. Mais après son départ forcé pour Londres, il n'est plus question que de ses difficultés matérielles ou de ses problèmes domestiques d'une part ; et d'autre part de son travail théorique gigantesque pour publier la première partie de son Das Kapital, qui restera au demeurant inachevé. Pas un mot par contre sur la poursuite de ses combats politiques, pas un mot sur la création de l'Association Internationale des Travailleurs en 1864, pas un mot sur l'événement historique qui marqua celle-ci, à savoir la Commune de Paris, pas un mot sur les confrontations idéologiques avec un Lassalle ou un Bakounine ! Non, qu'on se le dise, Marx était définitivement un intellectuel fréquentant régulièrement le British Museum, loin du bruit et la fureur de la lutte des classes concrète, loin des controverses au sein du mouvement social de ces années fondatrices !

Il n'est pas surprenant, dans ces conditions, que le seul intervenant français retenu soit... Jacques Attali, présenté comme un « biographe » de Marx [3] !

Celui-ci, bien dans le ton de l'émission, explique avec un sourire de circonstance qu'il préfère le « Marx analyste » au « Marx politique ». Car il y aurait un Marx fréquentable, à l'intellect puissant et aux belles intuitions, sur la mondialisation capitaliste notamment. Et puis, il y a le Marx infréquentable, le Marx communiste et révolutionnaire qui s'obstine à vouloir changer le monde. Un objectif abandonné depuis longtemps par l'ancien conseiller de François Mitterrand, qui a par ailleurs largué les amarres avec une social-démocratie pourtant déjà bien peu « socialiste »...

Bon, soyons justes, ce type de production télévisuelle n'est pas vraiment surprenante en cette année commémorative. Le bicentenaire de la naissance de Karl Marx sera par ailleurs évoqué dans les prochains jours par toute la presse mainstream -difficile en effet d'ignorer totalement l'événement-  et l'on peut d'ores et déjà en redouter les résultats...

 

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Michel Henry affirmait naguère que « le marxisme est l'ensemble des contresens qui ont été faits sur Marx » [4]. Je crois qu'en la matière, précisément, nous allons être servis par les célébrations superficielles et les évocations obligées autour du 5 mai. Avec quelques manipulations à la clé et, pour rester dans l'air du temps, un bon paquet de fake news lors des inévitables rétrospectives.

La vigilance critique est plus que jamais de mise...

 

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[1] Karl Marx, penseur visionnaire de Chris Twente (https://www.arte.tv/fr/videos/074555-000-A/karl-marx-pens...) et De Marx aux marxistes de Peter Dörfler (https://www.arte.tv/fr/videos/074560-000-A/de-marx-aux-ma...).

[2] Dès 1843, Marx levait toute ambiguïté à ce sujet : « Si construire l'avenir et dresser des plans définitifs pour l'éternité n'est pas notre affaire, ce que nous avons à réaliser dans le présent n'en est que plus évident, je veux dire la critique radicale de tout l'ordre existant ». Marx-Engels, Correspondance Tome I, Novembre 1835-Décembre 1848, Paris, Editions Sociales, 1971, page 298.

[3] Attali a écrit en 2005 un « Marx ou l'esprit du monde », publié chez Fayard. Ce livre, manifestement rédigé rapidement, est parfaitement dispensable !

[4] Henry Michel, Marx, Tome 1, Une philosophie de la réalité, Paris, Gallimard, 1976

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24 avril 2018

Ken Loach, Docteur Honoris Causa (ULB)

 

 

Un procès en sorcellerie

 

2017-2018 est, à l’ULB, l’Année des diversités. Un choix éthique clair face à la démultiplication des discriminations et des sectarismes, des exclusions et des fanatismes.

Il s’est exprimé aussi dans la désignation des quatre personnalités auxquelles seront remis les insignes de docteur honoris causa de l’Université : Siegi Hirsch, Ahmet Insel, Ken Loach et Christiane Taubira. Leur désignation exprime quatre volets différents d’un engagement constant contre l’injustice sociale et les discriminations, pour l’ouverture à l’autre à travers une solidarité sans frontières et sans rivages.

Depuis quelques semaines, une campagne de jour en jour plus violente a été lancée contre le choix du cinéaste britannique et ses promoteurs n’hésitent pas à parler de « la face hideuse » de Ken Loach et de « l’ignominie » de l’ULB. Leurs vraies raisons sont – assez malhabilement – déniées et ils invoquent en revanche des accusations d’antisémitisme et de négationnisme qui ne résistent pas à l’examen.

La première accusation porte sur une affaire vieille de plus de trente ans : la mise en scène par Loach en 1987 d’une pièce de théâtre du dramaturge socialiste Jim Allen Perdition. Cette pièce fut à l’époque déprogrammée avant la première[1]. Elle était inspirée de l’affaire Kastner qui eut un énorme retentissement en Israël dans les années 50. Rudolf Kastner, importante personnalité du parti travailliste Mapai, fit l’objet d’une campagne de dénonciations pour son rôle dans les négociations avec Eichmann et l’extermination des juifs hongrois au commencement de 1944. Après avoir été condamné en première instance par un tribunal israélien, il fut assassiné par un militant d’extrême-droite en 1957 puis innocenté par la Cour suprême d’Israël l’année suivante. Les accusateurs de Loach présentent l’affaire comme si ce jugement avait définitivement établi la vérité historique sur cette affaire et que c’était pure malignité antisémite de l’avoir ultérieurement exhumée Or il n’en est rien, la controverse, portant tant sur les faits que sur leur évaluation morale et politique, a été maintes fois relancée, notamment lors de la publication du livre Perfidy (1961) de Ben Hecht, important écrivain et scénariste juif américain et sioniste, dont il semble que Jim Allen se soit inspiré pour écrire sa pièce. Quoi qu’il en soit, Ken Loach n’en est pas l’auteur et ce qu’il dit de l’affaire Kastner dans son interview à la revue Ballast en octobre 2017, correspond, quasiment mot pour mot, à ce que disait de « l’étrange M. Kastner » la philosophe Hannah Arendt dans son célèbre livre Eichmann à Jérusalem. Va-t-on à nouveau accuser cette dernière d’être antisémite ?

La deuxième accusation, reprise d’un article de The Guardian en septembre 2017, serait d’avoir donné une « légitimité fallacieuse » à la négation de l’Holocauste dans une interview à la BBC. Loach s’était certes alors exprimé avec confusion et maladresse mais, sur le fond, pourquoi passer sous silence huit mois plus tard la mise au point limpide qu’il avait adressée à ce journal : « Dans [cette] interview à la BBC, j’ai été interrogé à propos d’un discours que je n’avais pas entendu et dont je ne savais rien. Ma réponse a été sollicitée pour suggérer que je pensais qu’il était acceptable de questionner la réalité de l’Holocauste. Je ne le pense pas. L’Holocauste est un événement historique aussi réel que la guerre mondiale elle-même et ne doit pas être mise en doute. Selon les mots de Primo Levi : « Ceux qui nient l’Holocauste sont prêts à le refaire ». Les premières images horribles que j’ai vues à l’âge de neuf ans sont gravées dans ma mémoire comme c’est le cas pour toute ma génération. Je connais l’histoire de la négation de l’Holocauste, sa place dans la politique de l’extrême-droite et le rôle de gens comme David Irving[2]. Insinuer que je pourrais avoir quelque chose en commun avec eux est méprisable. Un simple coup de téléphone aurait permis de clarifier ma position »[3].

 

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Ces deux seules « pièces » des infamantes accusations d’antisémitisme et de négationnisme portées contre Ken Loach apparaissent dès lors comme un simple écran de fumée. Les vrais mobiles sont ailleurs : dans les engagements militants de Ken Loach en faveur de la cause palestinienne et au sein de la gauche travailliste, au côté de l’actuel leader du Labour, Jeremy Corbyn.

Dans un mouvement de dénégation indignée presque comique, les critiques de l’ULB rejettent l’idée que la question palestinienne intervienne ici le moins du monde. Même l’adhésion à la campagne BDS semble soudain trouver grâce à leurs yeux. Prenons en acte…

La situation politique en Grande-Bretagne, elle, est présentée sous un prisme grossièrement déformé, comme s’il s’agissait d’une vérité d’évidence que le Labour Party se trouvât submergé par l’antisémitisme, avec la complicité plus ou moins active de Jeremy Corbyn et sous les applaudissements de Ken Loach. Rappelons que depuis l’élection de Corbyn à sa tête à l’été 2015, le Labour a connu un essor spectaculaire, en adoptant une plate-forme résolument à gauche, en attirant de centaines de milliers de nouveaux adhérents, en s’affirmant comme la plus importante force dynamique et novatrice de la gauche européenne aujourd’hui. Pour ces raisons, il est l’objet d’une campagne incessante d’insultes et de diffamation. Pour qui suit l’actualité politique britannique, il ressort que les adversaires de Corbyn font flèche absolument de tout bois. Leur (provisoirement) dernière trouvaille a consisté à lui attribuer la responsabilité des manifestations marginales d’antisémitisme au sein du Labour et des trop nombreux exemples de cécité, d’indifférence ou de complaisance à leur égard. Une chose est d’estimer, comme Corbyn l’a souligné lui-même, qu’il faut absolument mettre en œuvre toutes les dispositions nécessaires pour extirper toute forme de complaisance envers l’antisémitisme, autre chose est de s’associer à une campagne politique dirigée contre la gauche par des politiciens conservateurs, de vieux chevaux blairistes sur le retour et le Daily Mail , ce champion toutes catégories du racisme et de la xénophobie.

Il y a bien longtemps que de fausses accusations d’antisémitisme ont été instrumentalisées par rapport aux enjeux israélo-palestiniens. Cela devient visiblement aussi une arme pour chercher à discréditer la gauche européenne.

Tout cela étant dit, les engagements de Ken Loach par rapport à la Palestine ou à la politique britannique ne sont en rien intervenus dans le choix de l’ULB de lui décerner un honoris causa. Elle l’a fait pour honorer la personnalité qui a produit une telle œuvre cinématographique exceptionnelle et l’ode à la diversité qui la traverse

 Il faudrait que les détracteurs qui l’accusent de « haine obsessionnelle » à l’encontre des juifs expliquent comment il peut se faire qu’on n’en trouve pas la moindre trace dans les dizaines de films qu’il a réalisés. Toute son œuvre est au contraire un hymne à la solidarité et à la fraternité sociales et internationales, à l’esprit de lutte contre toutes les formes d’oppression et pour la justice sociale, à l’image du juif Sam Shapiro, l’attachant militant syndical du film Bread and Roses.

Bienvenue à l’ULB, Ken.

Signataires : Mateo ALALUF (Professeur honoraire à l’ULB), Bernard BELLEFROID (cinéaste), Joëlle BAUMERDER (Directrice de la Maison du Livre), Marta BERGMAN (cinéaste), Stéphane BISSOT (comédienne), Jacques-Henri BRONCKAERT (producteur),  Walter BURNIAT (ancien Chef de Clinique Adjoint des Hôpitaux Universitaires de l'ULB), Catherine CHRISTOPHE  (ancien Chef de Service de Radiologie de l’HUDERF), Vanja D’ALCANTARA (cinéaste), Fabrice DU WELZ (cinéaste), Frédéric FONTEYNE (cinéaste), Pierre GILLIS (Professeur honoraire à l’Université de Mons), Anne GREGOIRE (Professeure honoraire à la Faculté de Médecine de l'ULB), Claire GREGOIRE (Professeure honoraire de la Faculté de Philosophie et Lettres de l'ULB), Laurent GROSS (Professeur à l’INSAS), Anne HERSCOVICI (Conseillère CPAS d’Ixelles), Heinz HURWITZ (Professeur honoraire à la Faculté des Sciences de l’ULB), Joachim LAFOSSE (cinéaste), Alain LAPIOWER (Président de l’Union des Progressistes Juifs de Belgique), Hugues LE PAIGE (journaliste), Pierre MARAGE (Professeur émérite et ancien Doyen de la Faculté des Sciences de l’ULB), Olivier MASSET-DEPASSE (cinéaste), Danièle MEULDERS (Professeure honoraire à l’ULB), David MURGIA (comédien), Robert PLASMAN (Professeur honoraire à l’ULB), Samuel TILMAN (cinéaste), Esther VAMOS (Professeure émérite à la Faculté de médecine de l’ULB), Jaco VAN DORMAEL (cinéaste), Jean VOGEL (Président de l’Institut Marcel Liebman)

      



[1] Elle sera finalement représentée, dans une autre mise en scène, en 1999.

[2] Le principal « historien » négationniste britannique

[3] « Ken Loach responds to Jonathan Freedland », http://www.jewishvoiceforlabour.org.uk/antisemitism/ken-loach-responds-jonathan-freedland/

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