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01 juin 2020

Lectures chaudes pour un été annoncé chaud !

Bientôt l’été !

Les vacances !

Pour celles et ceux qui ont l’occasion d’en prendre, ce qui n’est jamais le cas pour une moitié de la population !

Cette année, avec la grave crise sanitaire du Covid-19, ce sera probablement très particulier !

Loin du Sea, Sex and sun ?

Possiblement oui, possiblement non…

Peu importe. Cela reste surtout l’occasion pour beaucoup de bouquiner plus que d’habitude !

Voici quelques suggestions de lecture plutôt… "exigeante" !

Mais pas d'inquiétude, je reviendrai dans quelques jours avec des propositions littéraires estivales plus "légères", pour ne mécontenter personne...

 

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En 1989, une année marquante dans l’histoire du siècle dernier, paraissait aux Editions Sociales, sous la direction de Gilbert Badia et Jean Mortier, le tome 12 de la  "Correspondance Marx-Engels (janvier 1872-octobre 1874)".

Un ouvrage imprimé à Leipzig, en RDA. Ce fut le dernier d'une entreprise entamée en 1971 !

Aujourd’hui, 31 ans plus tard, dans un autre contexte, est enfin publié le tome 13 !

Avec ce volume de lettres inédites (période allant de 1875 à 1880), les Éditions Sociales reprennent ainsi la publication de cette Correspondance, un des derniers grands éléments du corpus marxien à ne pas avoir été entièrement traduit en français.

On y (re)découvre Marx et Engels au quotidien, à travers des lettres chargées d’anecdotes qui "humanisent" ces deux militants révolutionnaires trop souvent sanctifiés par des "héritiers" en mal de dogmes…

Débats et rivalités internes, problèmes d'organisation, controverses théoriques, mouvements sociaux, bouleversements géopolitiques : tout les intéresse et tout est passé au tamis de leur esprit critique.

Un monument "politico-littéraire" à dévorer en cette période de "déconfinement" accéléré !

 

 

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Restons avec les auteurs du "Manifeste du Parti Communiste" pour une nouvelle publication de la GEME (Grande Edition Marx Engels) des "Annales franco-allemandes", le projet de Karl Marx et Arnold Ruge tout juste arrivés en France en 1844 après que la "Gazette Rhénane" ait été interdite.

C'est la première fois que ce numéro unique des "Annales franco-allemandes" est publié intégralement .

Il cristallise un projet politique et théorique collectif singulier, celui d’une partie des "Jeunes Hégéliens". Ces intellectuels allemands, disciples critiques de Hegel, cherchent à faire de la philosophie de ce dernier un instrument au service des luttes progressistes dans l’espace intellectuel et politique germanique.

Cette première édition et traduction française intégrale donne à lire dans des traductions et appareils critiques nouveaux les articles de Marx et d’Engels ("Esquisse d’une critique de l’économie politique",  "Sur la question juive" "Introduction de la Contribution à la critique de la philosophie du droit de Hegel") ainsi que de tous les contributeurs du numéro (Mikhaïl Bakounine, Ferdinand Cölestin Bernays, Ludwig Feuerbach, Heinrich Heine, Georg Herwegh, Moses Hess, Johann Jacoby, Arnold Ruge).

Introduit par Pauline Clochec, ce volume présente dans toute leur complexité le tournant socialiste et communiste que Marx effectue à Paris.

 

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Il y a peu, disparaissait le philosophe Lucien Sève, emporté par le Coronavirus à l’âge de 94 ans !

Ce livre d’entretiens avec son fils Jean et l’un des derniers à avoir été publié de son vivant (en 2018).

En résumé : personne ne peut plus méconnaître que notre mode dominant de production détériore de façon catastrophique les équilibres écologiques de la planète, jusqu'à menacer l'avenir de tous les vivants. Mais on mobilise trop peu l'attention publique sur cet autre fait de même gravité : la détérioration générale des valeurs de la vie humaine civilisée, partout piétinées par les diktats de la rentabilité financière.

L'humanité existera-t-elle encore au XXIIe siècle ? Parer à cette double catastrophe montante exige de changer bien des choses, mais surtout d'en finir sans délai avec sa source profonde : un capitalisme entré en folie sénile qui sacrifie avec une brutalité inouïe la nature et les humains aux exigences insatiables des profiteurs privés. Ce système à bout de course nous conduit tous dans le mur.

Il est donc urgent de lui enlever le volant, et de prendre une autre voie, celle d'un capitalexit, d'une sortie du capitalisme !

Au fil de sept conversations animées entre fils et père, ce livre appelle à retrouver l'audace révolutionnaire, mais de façon tout autre qu'au siècle dernier. Il ne s'agit plus de la révolution d'une classe mais du peuple producteur entier, en sa diversité, et prenant ses affaires en main. Il ne s’agit plus d’une insurrection violente mais d'une conquête pacifique de l'hégémonie en faveur de réformes révolutionnaires changeant d'emblée la vie du grand nombre. Il ne s’agit plus d’une transformation par en haut sous pilotage autoritaire d'un parti vertical, mais d’une appropriation commune, fondée sur l'implication de tous les individus s'auto-organisant horizontalement, en inventant les règles d'une société sans classes et hautement développée.

 

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Nouvelle édition du désormais classique "Age des Extrêmes" du renommé historien britannique, Eric Hobsbawm.

Cette réédition s’ouvre sur une préface de Serge Halimi : la question révolutionnaire a-t-elle ou n’a-t-elle pas disparu de l’histoire ? Elle inclut également un dossier de presse sur la difficile réception de l’ouvrage en France  -notamment du fait des réticences des Editions Gallimard- et une postface synthétique de Nicolas Chevassus-au-Louis sur ce même aspect.

Dans cette "courte histoire du XXème siècle", l’auteur revient sur quelques amnésies nées de la chute du "Mur de Berlin".

Refusant la vision désespérée d’un siècle réduit à une succession de guerres et de massacres, l’historien rappelle les grandes avancées de l’humanité : non seulement la chute des empires coloniaux, mais aussi les conquêtes sociales issues des luttes ouvrières, ainsi que l’élargissement des droits politiques -dont les progrès sans précédent de l’émancipation des femmes-, et bien sûr les révolutions dans les domaines des sciences, des techniques et des arts.

Synthèse sans équivalent, ce livre s’oppose au pessimisme d’une idéologie de  "la fin de l’histoire" et maintient ouverte les perspectives de changement des rapports sociaux.

 

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En quelques mois, un virus a contraint le monde entier à interroger ses perspectives. À l’"Ere du Peuple", les individus comme les sociétés sont interdépendants. Conséquence d’une crise écologique globale, le Coronavirus a déclenché une crise sanitaire, économique, démocratique et sociale mondiale.

Comment des sociétés hyperconnectées et par conséquent dépendantes des réseaux font-elles face au Covid-19 ? Comment les politiques néolibérales à l’œuvre depuis des décennies ont-elles détruit les moyens de l’État pour faire face à la pandémie ? Comment se dessine la sortie de crise ? Vivrons-nous un nouveau choc libéral et productiviste comme au lendemain de la crise de 2008 ? Ou les peuples parviendront-ils à imposer la construction d'un "Avenir en commun" ?

Analyse politique d’une situation inédite par Bastien Lachaud, député de La France Insoumise, et sa "cheffe de cabinet", Lucie Kirchner.

 

 

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L’auteure de cet "abécédaire de l'écologie populaire" (Éditions 2031), formée à Sciences Po Rennes et AgroParisTech, Manon Dervin, est spécialisée en politiques publiques environnementales et bifurcation écologique. Elle a travaillé sur les sujets de biodiversité en administration déconcentrée et auprès d’un opérateur public.

Elle défend une écologie de rupture avec le capitalisme. A contre-courant de la tendance "green-washing", elle considère que l'écologie est l'affaire des peuples.

Confiée aux multinationales, à leur bon vouloir, contre les services publics et suivant des logiques d'austérité budgétaire, l'écologie libérale est, en effet,  au service d'un projet "pour les puissants". Pour la contrer, il faut un projet apte à rassembler les différentes catégories populaires en mal de Liberté, d’Egalité et de Fraternité.

Une précieuse contribution pour aider à cerner les contours d’une "écologie populaire" au sens de favorable, désirable et orchestrée par et pour le peuple !

 

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Il y a cinquante ans, en mars 1969, alors sur le point de gagner une course en solitaire, le navigateur Bernard Moitessier choisissait de ne pas franchir la ligne d'arrivée et de fuir le consumérisme.

Dans cet essai philosophique et littéraire rédigé à la première personne et empreint de doute salutaire, Corinne Morel Darleux questionne notre quotidien en convoquant les "lucioles" de Pasolini ou les "racines du ciel" de Romain Gary, et propose une alternative radicale : refuser de parvenir et restaurer la dignité du présent pour endiguer le naufrage généralisé.

Élue dans la Drôme, militante écosocialiste, chroniqueuse pour Reporterre, Corinne Morel Darleux suit depuis plus de dix ans les questions climatiques et de défense des écosystèmes.

 

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Dans la première édition de ce livre, l’astrophysicien Aurélien Barrau disait : "La vie, sur Terre, est en train de mourir. L'ampleur du désastre est à la démesure de notre responsabilité. L'ignorer serait aussi insensé que suicidaire. Plus qu'une transition, je pense qu'il faut une révolution. Et c'est presque une bonne nouvelle".

Dans cette deuxième édition, il complète et affine son propos en analysant la nature des oppositions à la pensée écologique et en suggérant de nouvelles voies de résistance pour dépasser l'immobilisme suicidaire.

 

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"Changeons le système, pas le climat" : la catastrophe écologique a commencé.

Les capitalistes s'en frottent les mains, prêts à nous vendre leurs fausses solutions. Les « collapsologues » prétendent quant à eux qu'on ne peut rien faire !

Refusant le cynisme des uns et le fatalisme des autres, Daniel Tanuro pose ici les jalons d'une alternative à l'effondrement qui vient : « l'écosocialisme ».

Il analyse la crise du Coronavirus et la manière dont elle annonce des crises encore plus graves qui toutes prennent racine dans la civilisation capitaliste industrielle, ainsi que dans les structures raciales et patriarcales de la "modernité".

Polémiste intarissable, il démonte les promesses intenables du "capitalisme vert" comme les limites du Green New Deal de la "gauche américaine".

Enfin, soucieux de compléter le geste critique par une proposition alternative, Daniel Tanuro esquisse une proposition politique radicale pour conjurer le désastre : "produire moins, transporter moins, partager plus" !

Un deuxième ouvrage de référence pour ce porte-parole de la "Gauche anticapitaliste" ("section belge de la Quatrième Internationale"), après "L’impossible capitalisme vert" publié en 2010.

 

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Pendant le confinement, depuis son domicile, le turbulent député de La France Insoumise, François Ruffin, a dessiné le monde de demain.

On en était où ? Ah oui. On fonçait vers le gouffre, à vitesse accélérée. La calotte glaciaire fondait, les ours polaires se noyaient, le Mont-Blanc reculait, les oiseaux ne se cachaient même plus pour mourir.

Et soudain, la planète s'arrête. C'est une crise, avec son cortège de drames. Mais c'est aussi une fenêtre. L'occasion d'une bifurcation. La mondialisation, le tout-marché, c'était "une folie", regrette le président. Et on nous le promet : "Il y aura un avant et un après".

L'espoir renaît. La crainte aussi. Car, déjà, tout repart comme avant, de l'avant, et même pire qu'avant…

L'après se mérite. L'après est un champ de bataille. L'après est un combat, contre les forces obscures qui ne renoncent pas. Durant les deux mois de confinement, François Ruffin a animé sa radio-cuisine, "L'An 01".

Il a reçu des milliers d'alertes, et beaucoup d'invités : des infirmières bien sûr, un ambulancier, des auxiliaires de vie, des caissières, un libraire, un cariste de chez Amazon, un ouvrier de chez Valeo, une patronne de bar-tabac, un routier à l'arrêt...

Des intellectuels, également, pour penser ce moment.

En reporter, il passe ici cette crise au scalpel, en dresse un récit vivant. Et, en député, il ouvre des voies pour l'après : sur l'économie, la santé, la démocratie, l'égalité…

 

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Au départ il s'agit d'un projet, diffusé sur la radio Fréquence Paris Plurielle (106,3 FM).

Au cours de deux séances d'enregistrement en 2007 et 2008, Daniel Bensaid se prête à un exercice radiophonique. Autour de 12 dates, souvent associées à des figures marquantes du mouvement ouvrier, il donne à entendre sa vision des événements : Révolution d'Octobre, Guerre d'Espagne, assassinat de Lumumba, Chili 73, chute du Mur de Berlin...

Ces 12 dates retracent un "court vingtième siècle", avec des choix nécessairement partiels et partiaux. On entend, ou plutôt on lit, certaines des principales analyses qui structurent la pensée de Daniel Bensaïd, mais aussi celle d'une partie de la gauche radicale en ce tout début de 21e siècle.

Dans cet exercice passionnant, Daniel Bensaïd y déploie un récit foisonnant de références et d'expériences personnelles.

Lui, à qui "l'histoire a mordu la nuque", reste capable de nous embarquer avec autant d'érudition que de chaleur dans l'histoire et ses bifurcations pour penser la suite : "on entre dans une nouvelle étape, mais dans cette nouvelle étape, selon une formule qui m'est chère, on recommence par le milieu, on ne recommence pas à zéro ".

Pour poursuivre l'aventure, 10 ans après la disparition du militant philosophe, il a été demandé à certains de ses amis de réagir à ces enregistrements. Entre héritage, dette intellectuelle et politique, ils et elles prennent position :  comment continuer à penser nos luttes pour l'émancipation dans un monde qui a définitivement basculé dans un autre siècle ?

 

 

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23 novembre 2019

Chute de feuilles [21]

 

« Quand je considère ma vie, je suis épouvanté de la trouver informe. L’existence des héros, celle qu’on nous raconte, est simple ; elle va droit au but comme une flèche. Et la plupart des hommes aiment à résumer leur vie dans une formule, parfois dans une vanterie ou dans une plainte, presque toujours dans une récrimination ; leur mémoire leur fabrique complaisamment une existence explicable et claire. Ma vie a des contours moins fermes. Comme il arrive souvent, c’est ce que je n’ai pas été, peut-être, qui la définit avec le plus de justesse : bon soldat, mais point grand homme de guerre, amateur d’art, mais point cet artiste que Néron crut être à sa mort, capable de crimes, mais point chargé de crimes.»

 

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12 septembre 2019

"Rentrée littéraire"

 

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17 mars 2017

A paraître

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05 mars 2017

Viennent de paraître...

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07 décembre 2016

Impertinence et intelligence

 

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Charb ne se contentait pas de dessiner. Il écrivait aussi. Des chroniques décapantes, où il brocardait allègrement tout ce qui fait le sel de la vie pour la plupart d’entre nous. Rien, absolument rien n’échappait à sa plume trempée dans le vitriol de l’humour.

Dans ce « nouveau petit traité d’intolérance » [1], qui reprend quarante chroniques publiées en son temps dans Charlie Hebdo, il charge pêle-mêle les valises à roulettes, les concerts, la 3D, les trains qui arrivent à l’heure, Audiard, Brassens, les thermomètres, les arbitres de foot, les dictons, les truffes ou les faux anars…

C’est excessif ? C’est caricatural ? C’est provocateur ? Assurément.  Et délibérément !

Comme pour ses dessins, ses textes ne connaissent aucune limite et enrageront les curés de toutes les obédiences !

C’est très bien ainsi, car tel est le prix de la liberté.

Une liberté chèrement payée par Charb et ses potes de Charlie Hebdo, assassinés par des obscurantistes le 7 janvier 2015, un matin de triste mémoire.

Je suis Charb.

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[1] Charb, NOUVEAU PETIT TRAITE D’INTOLERANCE, éditions J’ai Lu/Librio, Paris, 2016, 3 €.

charb traité 1.jpgAux mêmes éditions et pour la même somme modique avait déjà été publié, en 2012, PETIT TRAITE D’INTOLERANCE.

 

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08 septembre 2016

Rentrée politico-littéraire

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