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17 mars 2017

A paraître

DE-LA-VERTU-1024x528.jpg

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05 mars 2017

Viennent de paraître...

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07 décembre 2016

Impertinence et intelligence

 

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Charb ne se contentait pas de dessiner. Il écrivait aussi. Des chroniques décapantes, où il brocardait allègrement tout ce qui fait le sel de la vie pour la plupart d’entre nous. Rien, absolument rien n’échappait à sa plume trempée dans le vitriol de l’humour.

Dans ce « nouveau petit traité d’intolérance » [1], qui reprend quarante chroniques publiées en son temps dans Charlie Hebdo, il charge pêle-mêle les valises à roulettes, les concerts, la 3D, les trains qui arrivent à l’heure, Audiard, Brassens, les thermomètres, les arbitres de foot, les dictons, les truffes ou les faux anars…

C’est excessif ? C’est caricatural ? C’est provocateur ? Assurément.  Et délibérément !

Comme pour ses dessins, ses textes ne connaissent aucune limite et enrageront les curés de toutes les obédiences !

C’est très bien ainsi, car tel est le prix de la liberté.

Une liberté chèrement payée par Charb et ses potes de Charlie Hebdo, assassinés par des obscurantistes le 7 janvier 2015, un matin de triste mémoire.

Je suis Charb.

@

 

[1] Charb, NOUVEAU PETIT TRAITE D’INTOLERANCE, éditions J’ai Lu/Librio, Paris, 2016, 3 €.

charb traité 1.jpgAux mêmes éditions et pour la même somme modique avait déjà été publié, en 2012, PETIT TRAITE D’INTOLERANCE.

 

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08 septembre 2016

Rentrée politico-littéraire

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25 juin 2015

Poésie

Est-ce ainsi que les hommes vivent

 

Tout est affaire de décor
Changer de lit changer de corps
À quoi bon puisque c’est encore
Moi qui moi-même me trahis
Moi qui me traîne et m’éparpille
Et mon ombre se déshabille
Dans les bras semblables des filles
Où j’ai cru trouver un pays.
Cœur léger cœur changeant cœur lourd
Le temps de rêver est bien court
Que faut-il faire de mes nuits
Que faut-il faire de mes jours
Je n’avais amour ni demeure
Nulle part où je vive ou meure
Je passais comme la rumeur
Je m’endormais comme le bruit.
C’était un temps déraisonnable
On avait mis les morts à table
On faisait des châteaux de sable
On prenait les loups pour des chiens
Tout changeait de pôle et d’épaule
La pièce était-elle ou non drôle
Moi si j’y tenais mal mon rôle
C’était de n’y comprendre rien
Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent
Dans le quartier Hohenzollern
Entre La Sarre et les casernes
Comme les fleurs de la luzerne
Fleurissaient les seins de Lola
Elle avait un cœur d’hirondelle
Sur le canapé du bordel
Je venais m’allonger près d’elle
Dans les hoquets du pianola.
Le ciel était gris de nuages
Il y volait des oies sauvages
Qui criaient la mort au passage
Au-dessus des maisons des quais
Je les voyais par la fenêtre
Leur chant triste entrait dans mon être
Et je croyais y reconnaître
Du Rainer Maria Rilke.
Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent.
Elle était brune elle était blanche
Ses cheveux tombaient sur ses hanches
Et la semaine et le dimanche
Elle ouvrait à tous ses bras nus
Elle avait des yeux de faïence
Elle travaillait avec vaillance
Pour un artilleur de Mayence
Qui n’en est jamais revenu.
Il est d’autres soldats en ville
Et la nuit montent les civils
Remets du rimmel à tes cils
Lola qui t’en iras bientôt
Encore un verre de liqueur
Ce fut en avril à cinq heures
Au petit jour que dans ton cœur
Un dragon plongea son couteau
Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent

Louis Aragon, Le Roman inachevé

 

 

 

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27 mai 2015

Lu et approuvé

« L’idée d’un parti du prolétariat n’est certainement pas une idée de Marx. Mais à la fin du XIXème siècle, cela devient une idée dominante, installée, qui, à mon avis, est liée à l’entrée du processus de l’universalité dans l’Etat, parce que les partis sociaux-démocrates sont des partis qui ont commencé par pratiquer des élections, pour avoir un groupe à l’Assemblée nationale, etc. Tout cela est donc lié à l’apparition du parlementarisme moderne et à une doctrine générale de la représentation. Mais le moment central, c’est à mon avis l’échec de la Commune de Paris, qui a entraîné un bilan négatif de toutes les formes de spontanéité révolutionnaire. Le massacre a été si terrible, l’échec a été si sanglant que tout le monde s’est dit qu’il fallait être mieux organisé, plus discipliné. Petit à petit, c’est devenu une idée dominante, et c’est même un phénomène fondamental de l’histoire de la politique que les échecs sont dramatiques plus encore dans leurs conséquences que dans le fait lui-même. L’échec de la Commune de Paris a entraîné un ralliement progressif de la plupart des militants révolutionnaires à l’idée qu’il faut un parti structuré, qu’il fallait de la représentation. (…)

Il faut bien voir qu’à un niveau mondial, la révolution de 1917 a été vécue comme une revanche de la Commune de Paris. La Commune de Paris a été écrasée dans le sang et en 1917 la révolution a été victorieuse. (…)

Or, la Commune de Paris était porteuse de quantités de choses positives mais que l’échec a totalement occultées. Elle était beaucoup moins terroriste, beaucoup moins dans l’idée de représentation, plus démocratique au sens élémentaire, elle a rassemblé des tendances différentes mais qui travaillaient quand même ensemble. Malheureusement, ces idées ont été écrasées par l’échec. Et du coup, cela a donné ce que l’on pourrait appeler un communisme de caserne, parce ce que c’est le modèle militaire qui l’a emporté pendant tout le XXème siècle. (…)

D’ailleurs, quand  je propose de revenir au mot ‘communisme’, c’est une tentative de résurrection. Je sais bien que le stalinisme a tué le communisme, mais je pense que ça peut ressusciter. (…)

Finalement, je pense qu’il est plus intéressant de redresser le mot que de l’abandonner. Intellectuellement, je pense que c’est plus intéressant d’accepter que ce mot ait été compromis dans une aventure terrible, bien qu’à partir d’une volonté initiale tout à fait estimable. (…)

Tous les mots après tout ont une histoire douteuse. Franchement quand Bush déclare qu’il va faire la guerre en Irak pour établir la démocratie, la ‘démocratie’ ce n’est pas très fort non plus. La démocratie, c’est aussi un mot très malade. En fin de compte, quel mot de la politique n’est pas malade ? (…)

Le mot lui-même,  finalement, a vu passer le meilleur et le pire. Si on en prend un autre, il lui arrivera la même chose, nécessairement, parce que (…) l’expérience humaine est quand même dialectique. Elle est contradictoire, et donc plus le mot est fort, plus il est exposé au pire. Cela veut dire aussi qu’il va être capturé par la tentation du pouvoir. »

(Alain BADIOU)

 

Alain Badiou, Quel communisme ? Entretien avec Peter Engelmann, Bayard, Paris, 2015, 14,90 €

 

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