07 mai 2016
Signe des temps
Je ne suis pas un adepte du "c'était mieux avant", mais il m'arrive d'être troublé.
Il y a quelques années ou quelques décennies, en France, les "grandes figures intellectuelles" avaient pour nom Sartre, Aron, Barthes, Foucault, Deleuze, Lacan, Derrida, Castoriadis, Poulantzas, Althusser, Bourdieu, Badiou ou Bensaïd (liste non exhaustive).
Aujourd'hui, à la une des médias, nous avons droit aux BHL, Onfray, Bruckner ou Finkielkraut...
Soit.
Allez, un petit clin d'oeil vaut mieux que de longs commentaires :

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05 mai 2016
BanzaÏ

COMMUNIQUE
Ce jeudi 5 mai, à 8 heures, le dessinateur Siné est décédé à l’hôpital Bichat des suites d’une opération.
Avant-hier, il écrivait sa dernière zone, publiée hier sur le site de Siné Mensuel, son journal :
« Ça m’énerve grave.
Depuis quelque temps, vous avez dû remarquer que je ne nageais pas dans une joie de vivre dionysiaque ni dans un optimisme à tous crins, ce qui est pourtant mon penchant habituel.
Je ne pense, depuis quelque temps, qu’à ma disparition prochaine, sinon imminente, et sens la mort qui rôde et fouine sans arrêt autour de moi comme un cochon truffier.
Mon moral, d’habitude d’acier, ressemble le plus souvent maintenant à du mou de veau !
C’est horriblement chiant de ne penser obsessionnellement qu’à sa mort qui approche, à ses futures obsèques et au chagrin de ses proches ! Je pense aussi à tous les enculés qui vont se frotter les mains et ça m’énerve grave de crever avant eux !
Heureusement que vous êtes là, admirateurs inconditionnels, adulateurs forcenés… vous ne pouvez pas savoir comme vos messages me font du bien, un vrai baume miraculeux !
Et banzaï malgré tout ! »

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04 mai 2016
Renverser la table !
On ne l’attendait plus mais pourtant, comme le printemps, il est enfin de retour.
Qui ?
Le « plan d’action » syndical contre la politique gouvernementale !
Car les instances de la FGTB et de la CSC ont finalement décidé de sortir de leur léthargie.
Voici ce qui est planifié :
- Le 24 mai. Manifestation fédérale interprofessionnelle à Bruxelles, en front commun.
- Du 25 mai au 17 juin. Actions à thèmes dans tout le pays. Modalités à définir.
- Le 31 mai. Manifestation des services publics à Bruxelles, avec un « appui » du secteur privé.
- Du 20 au 24 juin. Sensibilisation dans les entreprises autour des « effets néfastes de la politique du gouvernement Michel».
- Le 24 juin. Grève nationale de la FGTB. La CSC laisse le soin à ses centrales de se prononcer ( !).
- Le 29 septembre. Manifestation fédérale interprofessionnelle à Bruxelles, en front commun.
- Le 7 octobre. Grève générale des trois syndicats : CSC, FGTB, CGSLB.

Ne coupons pas des ailes de coccinelle en quatre, cette annonce est positive !
Pour autant qu’il s’agisse d’un véritable point de départ et non une dernière salve avant un repli généralisé en attendant des temps meilleurs…
Bref, cette volonté d’en découdre maintenant affichée n’épuise pas le débat :
- Il faudra aller jusqu’au bout des actions prévues et ne pas les « suspendre» à la première manœuvre du gouvernement (velléités de reprendre la « concertation sociale », déclarations « rassurantes » de l’un ou l’autre ministre, …) !
- Suite à la coupure des vacances d’été, il y aura une relance de la mobilisation jusqu’au… 7 octobre. Et ensuite ? Un enlisement dans des « évaluations » sans fin ou une amplification rapide de la lutte, avec cette fois plus que des manifestations ou des grèves limitées à 24 heures ? La place ne sera plus aux tergiversations si l’on ne veut pas galvauder les chances d’une victoire !
- Le mouvement syndical conteste les mesures austéritaires de cette coalition des droites, mais quelle est son alternative ! Quelles solutions de rechange en matière économique et sociale, par exemple ? Et quelle majorité politique pour les mettre en œuvre ? Rien n’est clair à ce niveau. Et il serait opportun de s’inspirer de la démarche de la FGTB de Charleroi pour sortir de l’impasse politique !

Rien n’est par conséquent déjà acquis avec ce coup d’accélérateur syndical.
Cette fois, il appartiendra à tous -militants, travailleurs, allocataires sociaux, citoyens, …- de transformer l’essai en points gagnants…
@

Pas d'atermoiements
Le gouvernement pourrait-il céder sous la pression de la mobilisation syndicale ou dans le cadre d’une « concertation sociale » ?
Voilà une question qui mérite d’être posée, vu certains discours tenus par des syndicalistes ou des responsables politiques « d’opposition ».
Ne tournons pas autour de la marmite stratégique, il s’agit d’une grossière illusion.
Jamais les partis de droite qui composent cette coalition, à commencer par la NVA, ne reculeront d’un pouce. Il y va de leur crédibilité auprès d’un électorat réactionnaire et de leurs mandants du patronat.
Si nous voulons obtenir le retrait des innombrables mesures rétrogrades qui s’accumulent depuis deux ans, il faudra chasser au plus vite l’exécutif fédéral actuel.
Subir l’austérité ou dégager Michel, il n’y a pas d’autre issue !

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24 avril 2016
Bientôt le mois de mai...

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16 mars 2016
Contraintes

09:49 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |
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08 mars 2016
Aujourd'hui

09:17 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |
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24 février 2016
Maintenir le cap contre vents et marées !
Il a suffi que Jean-Luc Mélenchon annonce sa candidature à l’élection présidentielle et accorde quelques entretiens aux radios et télévisions pour déclencher un tsunami d’hostilité.
Editorialistes autoproclamés, blogueurs dans le vent, intellectuels de cour, adversaires politiques mais aussi -hélas- quelques « camarades », ont tous rivalisé de virulence contre cet incorrigible impertinent bien décidé à s’affranchir des tutelles politiciennes.
La grosse artillerie a donc été sortie précipitamment pour tenter de ramener à la raison l’hérétique, obstacle persistant aux petits arrangements entre « amis », mauvaise conscience de celles et ceux qui entretiennent obstinément la confusion et cultivent l’attentisme des agendas cachés.
Certes, il n’y a rien de bien neuf dans ce « margouillis ». Maintenant que Jean-Luc Mélenchon a clairement fait part de ses intentions, chacune de ses apparitions,
chacun de ses commentaires, chacune de ses prises de position, chacun de ses coups de gueule, est avidement scruté et sert de prétexte à une déferlante d’invectives et de mauvaise foi.
Toutes ces vilenies indiquent combien il perturbe le complexe politico-médiatique. Personnalité aux puissantes convictions et aux idées tranchantes, Jean-Luc Mélenchon dérange les privilégiés, les forces vives du capital, les oligarques installés et les arrivistes de toutes obédiences.
A ne pas douter, rien ne lui sera jamais pardonné et rien ne lui sera dès lors épargné.
Un exemple nauséabond : la mise en scène de ces derniers jours. Invité par Laurent Ruquier dans son émission « On n’est pas couché » (1), Jean-Luc Mélenchon a expliqué pendant une bonne heure le sens de ses choix stratégiques et son point de vue concernant quelques thèmes d’actualité. Interrogé un moment sur la Syrie, il a précisé qu’il était favorable à « la paix » dans cette région, ce qui -selon lui- passe par « la défaite de Daesh » et l’action d’une « coalition universelle » sous l’égide « de l’ONU ». Une opinion naturellement discutable, et il peut être légitime de douter de l’efficacité de « ce machin », dont parlait jadis De Gaulle, jamais avare d’un bon mot…
Mais las. Ici, point de débat serein mais l’orchestration immédiate d’une campagne calomnieuse. Les gros titres des journaux aux ordres, repris en boucle sur le net, ont tenté de faire accroire que Jean-Luc Mélenchon « félicite Poutine » et applaudit tous les agissements de la Russie ! Bref, l’habituelle ritournelle visant à construire l’image d’un Mélenchon complaisant vis-à-vis des « dictateurs » ! On se souvient encore des diatribes anti-Chavez martelées par toutes ces « belles personnes » en 2012.
Qu’on se le dise : dans « notre » monde, il vaut mieux ne pas souligner les contradictions des politiques impériales, ni condamner les interventions militaires mortifères et l’hypocrisie des justifications à géométrie variable de celles-ci !
Ces dénigrements permanents irritent les nombreux soutiens de Jean-Luc Mélenchon et suscitent de vives controverses, sur les réseaux sociaux notamment.
Il n’existe effectivement aucune raison de laisser le champ libre aux cuistres et de se taire devant une telle avalanche d’ignominies.
Pour autant, il faut s’efforcer de rester calme. Nous ne sommes qu’au mois de février 2016 et la route est encore longue jusqu’au mois d'avril 2017. Beaucoup d’événements -comme une nouvelle crise économique et financière- peuvent d’ailleurs survenir dans les prochains mois.
C’est dire si les tentatives de déstabilisation vont se multiplier, les mauvais coups pleuvoir, le bashing anti -Mélenchon s’intensifier !
Il importe surtout de tenir la distance, car la lutte politique ainsi engagée n’est pas un sprint mais une course de fond qui nécessite du souffle et de la lucidité.

Celles et ceux qui appuient cette candidature « en dehors des clous de l’establishment » doivent prioritairement construire de solides bases logistiques, et se concentrer positivement sur la défense d’une véritable alternative aux turpitudes de l’époque.
C’est la meilleure manière de répondre aux détracteurs compulsifs et aux individus férocement atrabilaires qui s’agitent ici ou là.
La crédibilité et l’attractivité nécessitent des convictions fermes et des solutions de rechange susceptibles de mettre en mouvement un peuple désorienté par les reculs sociaux, le délitement de la démocratie, les reniements à répétition d’une « gauche » gagnée au «néo-libéralisme», le matraquage raciste et xénophobe.
Pour taper fort, il faudra donc taper juste.
Dans cette perspective des propositions sont sur la table depuis plusieurs années déjà : une 6ème République démocratique et sociale, la planification écologique, une alternative socio-économique anticapitaliste, la solidarité par delà les frontières, etc.
Autant de vastes chantiers programmatiques et stratégiques ouverts par Jean-Luc Mélenchon et son équipe, qui doivent maintenant être enrichis et développés par les contributions du plus grand nombre.
Il n’y aura pas de « révolution citoyenne » sans le plus large rassemblement des « insoumis »
Cet objectif implique que chacun[e] apporte sa « plus-value politique », sans se laisser entraîner dans des querelles picrocholines à « gauche de la gauche », en s’émancipant du bruit et de la fureur médiatiques, et en ne cédant pas aux provocations médiocres d’une caste aux abois.
Que mille initiatives fleurissent !
@
(1) https://www.youtube.com/watch?v=1IydqUaJ9rk

19:38 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |
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20 février 2016
Ciao

19:41 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |
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