22 novembre 2015
La façade s'écroule

BRUXELLES EN ETAT DE SIEGE, STOP OU ENCORE ? Ils ont joué les Rambo ces deux derniers jours, ils vont devoir maintenant atterrir ! Et nous expliquer pourquoi la situation serait différente demain (ou mardi, ou mercredi, ou...) et autoriserait soudainement la remise en circulation du métro, l'ouverture des commerces précipitamment fermés ou une reprise des occupations habituelles de tout un chacun !! Après avoir tout mis en oeuvre pour inquiéter la population, bruxelloise notamment, le temps d'un week-end, ils vont s'employer à "rassurer" !!! Dame, la FEB et de puissants intérêts veillent. Les travailleurs doivent donc pouvoir prendre le train pour aller au turbin et/ou se précipiter dans le métro pour aller au boulot. L'ordre économique des choses doit reprendre ses prérogatives, la machine productiviste doit tourner. Paralyser une ville quelques jours pour lutter contre le terrorisme n'a en réalité pas beaucoup de sens car la menace terroriste est une menace permanente. Des attentats peuvent survenir n'importe où n'importe quand, comme l'ont démontré les tragiques événements du 7 janvier ou du 13 novembre à Paris, que ces grands stratèges n'avaient pas anticipés ! Si l'on suit la logique mise en oeuvre ces dernières heures, il faudrait donc empêcher les transports collectifs de rouler 365 jours sur 365, boucler les magasins 365 jours sur 365, fermer les écoles 365 jours sur 365, annuler les rencontres sportives 365 jours sur 365, empêcher toute activité culturelle 365 jours sur 365, demander à la population de se terrer 365 jours sur 365. Impensable et impraticable. Alors pourquoi ce chambardement autoritaire temporaire si ce n'est pour entretenir un climat de peur et accentuer un état de sidération favorisant le déploiement de mesures sécuritaires liberticides...
SCHOOLBUSTER. Si des écoles doivent fermer ce lundi -ne parlons pas encore du reste de la semaine !- ce sera uniquement à Bruxelles. C’est Joëlle (Milquet) qui vient de le préciser. Et Joëlle sait de quoi elle parle, car elle comprend tout, voit tout, connaît tout. Evidemment quelques esprits chagrins se demanderont pourquoi Bruxelles et pourquoi pas Liège, Mons, Namur ou Charleroi (pour rester dans le cadre de la Communauté Française) ? Seul un expert es ésotérisme pourrait répondre à ce type d’interrogation, tant les mystères de la « lutte contre le terrorisme » sont impénétrables…
IMBROGLIO SYNDICAL. Dans le cadre de la contestation de la politique gouvernementale, des actions étaient planifiées ce lundi 23 novembre à Namur, Mons, La Louvière et Charleroi. Les attentats de Paris sont venus perturber les projets initialement prévus ; des informations contradictoires ont circulé, jusque l’éventualité d’une annulation pure et simple de tout mouvement. Finalement, il n’y aura pas de concentrations de militants, ni manifestations, ni blocages de zonings mais des grèves pourront néanmoins être organisées dans certaines entreprises. Le climat actuel d’état d’exception entretenu par le gouvernement ne facilite guère la mobilisation syndicale, déjà chaotique et aux perspectives nébuleuses. En 2014, nous avions organisé une manifestation nationale, des grèves régionales et une grève générale nationale, du mois d’octobre au mois de décembre… avant une fatale interruption décrétée par le sommet pour «donner une chance à la concertation » ! Cette année, nous voici donc invités à ronger notre frein et à nous contenter d’actions plus light. Il ne nous restera bientôt plus qu’à observer une minute de silence ! Pendant ce temps, la droite ne met pas ses mesures austéritaires au congélateur et les 400 millions € supplémentaires destinés à renforcer le « sécuritaire » finiront par être payés par les travailleurs ! Combien de temps cette mauvaise comédie va-t-elle durer ? Il est craindre que la spirale régressive s’amplifie jusqu’aux élections législatives de 2019. Sans qu’un avenir post-électoral radieux ne soit pour autant garanti…
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21 novembre 2015
Bruits de bottes
Le jeudi 12 novembre, personne n’avait prévu les attentats qui allaient ensanglanter la capitale française le lendemain. Pas même le président de la République, qui est parti assister tranquillement à une rencontre de football au stade de France.
Les tragiques événements de ce funeste vendredi 13, qui ont touché dans leur chair des centaines de citoyens et qui, accessoirement, ont troublé la quiétude de François Hollande, constituent donc bien une preuve supplémentaire que le terrorisme peut frapper n’importe où n’importe quand !
Aujourd’hui, l’état d’urgence a été proclamé chez nos voisins du sud et Bruxelles est en état de siège. Les policiers et l’armée sont partout, dans les rues, dans les gares, à l’entrée des centres commerciaux ou a proximité de tous les lieux publics d’importance. La plus grande prudence est recommandée à la population. Les télévisions multiplient les émissions « spéciales » et ne lésinent pas sur les effets dramatiques. Tout est chamboulé et beaucoup sont ébranlés.

Mais pourquoi cette agitation martiale maintenant et cette frénésie médiatique quotidienne, alors que les islamistes intégristes nous menacent 365 jours sur 365 ?
Bien sûr, il y a la proximité dans le temps du bain de sang parisien et la nécessité de rassurer le plus grand nombre. Mais ce déploiement sécuritaire est surtout un révélateur politique.
L’actuelle mise en scène vise principalement à :
- Restaurer l’image de gouvernants que l’austérité rend impopulaire. Ceux-ci veulent mettre à profit le coup de tonnerre des kalachnikovs et des bombes pour consolider une image virile de dirigeants qui prennent leurs responsabilités, d’hommes providentiels qui se dressent devant l’adversité. Un paramètre qui peut toujours servir dans la perspective de prochaines élections.
- Créer un climat de stupeur pour faire accepter aux populations des mesures autoritaires vigoureuses qui représentent autant de pas vers un « Etat fort ». Une remise en cause des libertés individuelles et des droits démocratiques peut - à l'évidence - s’avérer utile en ces temps de contestation des politiques néo-libérales orchestrées par les puissants. Rien de tel pour museler un peu plus les mouvements sociaux, les organisations syndicales ou les forces politiques de gauche qui cherchent une alternative à l’ordre établi...
- Justifier la politique impériale des piliers de l’Union Européenne et de leur mentor Etatsuniens au Proche-Orient.
Nous voici concrètement confrontés à de multiples interdits, à commencer par le droit de manifester : ainsi, la grande manifestation planifiée à Paris à l’occasion du sommet sur le climat COP21 est purement et simplement prohibée. Et, par exemple, pas plus tard qu’hier soir, à Saint Gilles, un débat consacré à la situation en Syrie, organisé par la LCR (formation "anticapitaliste"), a été réprimé !
Le matraquage ininterrompu sur les « précautions indispensables » face au « danger terroriste » constitue le parfait alibi pour porter de mauvais coups à la vie démocratique.
Nous ne sommes qu’en 2015 mais il est parfois permis de se demander s’il n’est pas déjà minuit dans le (XXIème) siècle !
On ne pourra faire face aux bruits de bottes qui se font de plus en plus entendre que par une mobilisation sans concession pour d’autres choix de société.
Changer les rapports de forces ne sera pas simple et, dans cette perspective, le rassemblement de la gauche de gauche ne serait pas un luxe.
Un défi -parmi d’autres- à relever…
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15 novembre 2015
Recommandé contre la confusion mentale...

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09 novembre 2015
Piqûre de rappel

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05 novembre 2015
Faconde pédagogique
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29 octobre 2015
L'offensive anti-syndicale : un dangereux archaïsme libéral

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25 octobre 2015
Riposte

09:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |
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20 mai 2015
Sondages, mobilisation sociale et chansonnettes
Les sondages ont un parfum « de paradoxe ».
Tout le monde les critique, les relativise, les minimise. Mais dès que la presse en publie un, comme le « baromètre La Libre Belgique/RTBF /Dedicated» de ce jour, tout le monde les décortique et les commente !
Les responsables des partis politiques « en progrès », ne fut-ce que de 0,1 %, se précipitent devant les micros pour déclarer que leur « action » est confortée.
Les responsables des partis politiques « en recul » expliquent tranquillement qu'ils ne sont pas inquiets car les « marges d’erreurs » sont trop importantes.
Finalement, parfois poussées dans leurs derniers retranchements, ces belles âmes finiront par consentir qu’un sondage n’est jamais qu’une « photographie instantanée », pour reprendre une formule usée jusqu’à la corde.
Mais dans les coulisses des états-majors, et dans l'attente fébrile du prochain
coup de sonde, on redouble d’ardeur pour tirer toutes les conclusions qui s’imposent en terme… d’image. Les « communicants » vont donc devoir travailler d’arrache-pied pour améliorer la « communication », apparemment responsable de toutes les difficultés rencontrées.
Il y a quelques jours, interrogé sur les problèmes de son parti, Elio Di Rupo affirmait ainsi, avec beaucoup d’aplomb, que la faute en incombait aux médias, coupables de ne pas relayer correctement son message et celui de ses amis !
Telle est notre démocratie. Les débats de fond sont marginalisés par la sacro-sainte « com’ ». Pour le reste, circulez, il n’y a (plus) rien à voir…
Pendant ce temps, les syndicats n’en finissent plus d’élaborer des « plans de mobilisation ». Il semblerait que l’on s’oriente maintenant vers des manifestations thématiques avant une prochaine grande journée d’action nationale, sous la forme d’une manifestation à Bruxelles, couverte par une grève générale. Quand ? En… octobre 2015 !
Ici, il ne s’agit pas de parfum « de paradoxe » mais de parfum « de déjà vu » !
Inutile de sortir notre boule de cristal pour pronostiquer ensuite une grève générale
officielle, par exemple au mois de décembre, quelques jours avant la trêve de Noël. Ce qui permettra aux « responsables syndicaux » de siffler une nouvelle fin de la récréation, par respect pour les traditions festives. On repartira alors pour un tour supplémentaire de « concertation sociale », agrémentée de l’une ou l’autre action symbolique, pour « maintenir la pression » !
Il n’est pas interdit de sourire devant ce carrousel si prévisible, destiné à occuper le terrain et le devant de la scène. D’aucuns prétendront peut-être que nous basculons également dans le domaine de la « com’ », à quelques mois des élections sociales. Nous laisserons à ces mauvaises langues la responsabilité de leurs dires…
On doute que tout ceci puisse empêcher le gouvernement NVA-MR de poursuivre ses méfaits jusqu’aux prochaines élections législatives, en 2019. Moment d'un possible enième « retour du cœur » promis par le PS ?
En attendant, la crise perdure depuis des décennies, les politiques d’austérité se succèdent et les impasses du mouvement ouvrier demeurent. Une routine qu’il serait temps de briser, mais à chaque jour suffit son défi. 
Nous n’insisterons donc pas aujourd’hui afin de ne pas troubler le premier anniversaire de la coalition dirigée par Charles Michel.
Allez, samedi c’est la finale du concours eurovision de la chanson sur la RTBF (la même qui a commandité le « baromètre » évoqué plus haut et qui a invité ce soir le premier ministre pour une "émission exclusive en prime time" !).
Histoire d’alterner avec The Voice pour ne pas lasser le spectateur.
Dites merci au « service public »…
Qui a dit que l’humanité ne progressait pas ?
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