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31 décembre 2021

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28 décembre 2021

SFFF (V). UNE FICTION PROPHÉTIQUE ?

 

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Le film (Netflix) à visionner en cette fin d’année, assurément !

En quelques mots :  deux astronomes (interprétés par Jennifer Lawrence et Léonardo DiCaprio) découvrent une comète qui se dirige vers la Terre. Ses dimensions sont telles que l’inévitable collision –dans un délai de six mois– provoquera la destruction totale de toute vie sur notre planète ! Reste à donner l’alerte et à convaincre les autorités politiques du danger imminent, à commencer par la présidente des Etats-Unis (l'épatante Meryl Steep). Et là, tout se complique et la course d'obstacles commence : entre des politiques Dont-Look-Up-Soundtrack-Netflix-Every-Song-One.jpgobnubilés par les sondages et les prochaines élections, leurs conseillers cyniques pour qui la fin (le pouvoir) justifie les moyens (la fourberie), le boss d'une grande société du numérique tout entier mobilisé par le fric et qui a financé la campagne présidentielle afin d'obtenir un "retour sur investissement", des médias rongés par la course à l'audimat qui ont basculé dans la médiocrité, une opinion publique divisée –incrédule ou complotiste–  etc., la voie du salut est étroite, très étroite...

Un film "parodique" à la fois drôle, grinçant, féroce, jouissif, qui a rappelé au "vieux" que je suis devenu, un chef-d’œuvre de Stanley Kubrick  –Docteur Folamour–, sur une autre problématique (la "course aux armements nucléaires") et dans un autre contexte (la "guerre froide"), certes, mais avec un même aboutissement apocalyptique pour l'humanité.

Il y a bien sûr dans ce long métrage une critique du capitalisme et de sa recherche effrénée de profits. Se trouve également brocardé le déni collectif face à une catastrophe imminente (la métaphore de l'actuelle  "crise climatique" est ici évidente).

Mais c'est aussi un regard acerbe posé sur les comportements erratiques du plus Don_t_Look_Up_Deni_cosmique.jpggrand nombre : lobotomisé par la société consumériste ; scotché sur ses smartphones ; accroc aux envahissants réseaux sociaux ; incapable d'encore faire la distinction entre la réalité et les fake news ; manipulé par une caste médiatique obnubilée par la course à l'audience et les recettes publicitaires ; soumis aux contingences de l'éphémère et du superficiel !

Tout le monde en prend pour son grade : milliardaires, politiciens, journalistes, vedettes du Show Bizz, militaires, scientifiques...

Un film pessimiste ? Ou tout simplement un film lucide ?

A chacun(e) de se forger sa propre opinion...

 

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26 décembre 2021

SFFF (IV). BD-SF

 

 

"La science-fiction contemporaine est devenue le genre littéraire le plus intelligent en cette seconde partie du XXème siècle." (Yves Frémion) [1]

"La SF est, à mes yeux, le genre majeur parmi les genres, parce qu'elle a toujours été une façon puissante d'interroger l'homme à partir de la technologie et que, précisément, en ce XXIème siècle naissant, jamais l'homme n'aura subi mutation anthropocentrique plus radicale et plus immersive." (Alain Damasio) [2]

 

 

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La Bande Dessinée (BD) et la Science-Fiction (SF) forment un vieux couple.

La première rend hommage à la seconde, en lui consacrant une "histoire".

Ce n'est pas à proprement parler ludique, c'est même souvent aride. Car en plus de 200 pages, est dressé un panorama de la SF étonnement complet, qui suit généralement un ordre chronologique, depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours.

C'est très dense, il y a beaucoup de texte et la valeur "scientifique" de l'ouvrage est indéniable. Ce qui n'est pas une surprise car le "scénariste", Xavier Dollo  –lui-même écrivain de SF et de Fantasy, libraire spécialisé et éditeur–,  maîtrise parfaitement son sujet.

Les connaisseurs apprécieront donc ce pavé qui constitue au passage un excellent aide-mémoire. Les profanes trouveront pour leur part une introduction très complète à un genre incontournable de la littérature, n'en déplaise à une certaine "élite" !

Mais pour les uns et les autres, mieux vaut éviter de le lire d'une seule traite car c'est parfois indigeste, il faut de très bons yeux pour déchiffrer les fréquents petits caractères, et apprécier à leur juste valeur les planches nécessite du temps !

Saluons d'ailleurs l'excellent travail de Djibril Morissette-Phan, qui visualise avec bonheur les dialogues et monologues qui se succèdent, où les grands noms de la SF prennent la parole pour expliquer leurs propres écrits ou ceux de leurs comparses. Il y a d'évidence un aspect "documentaire" renforcé par de judicieuses mises en perspectives et d'importants rappels des différents contextes qui ont favorisé le déploiement d’œuvres et chefs-d’œuvre.

L'ensemble est passionnant et cet album jubilatoire restera une référence pour un bon moment.

 

[1] FRÉMION Yves, Par delà les murs du sommaire..., in UNIVERS 01, J'ai Lu, Paris, 1975, page 6.

[2] DAMASIO Alain, Entretien avec A.St. Epondyle, in MÉTAL HURLANT 1 , Automne 2021, page 22.

 

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Xavier DOLLO et Djibril MORISETTE PHAN (Préface : Pierre BORDAGE), Histoire de la Science-Fiction en Bande Dessinée, Editions Critic/Les Humanoïdes Associés, Los Angeles, 2020.

 

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24 décembre 2021

Passage obligé

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Je ne voudrais pas jouer les rabat-joie mais c’est peu dire que je n’apprécie guère le mois de décembre, ses célébrations démonstratives, sa trêve des confiseurs rituelle, ses bons sentiments conformistes, son hypocrisie débordante et sa frénésie consumériste !
 
Une surconsommation de marchandises, des gaspillages sans fin et d’improbables illuminations ou trouvailles tape-à-l'oeil qui n’aideront d’ailleurs pas à progresser vers une sortie de la catastrophe écologique !
 
Certes, il n’est pas incongru de s’amuser et d’organiser des fiestas. Que du contraire même, surtout en cette période de crise sanitaire. Mais pourquoi le faire sur commande, de manière calibrée et en tombant trop souvent dans la démesure, comme celle des achats compulsifs ?
 
Noël –dans quelques heures maintenant– est censée être une célébration (d’abord) religieuse et, bien sûr, les chrétiens ont parfaitement le droit de magnifier leurs croyances. Je crois toutefois me rappeler que Jésus serait né dans une étable, sur de la paille, au milieu d’animaux bienveillants et entouré de parents réfugiés. Pas dans une orgie de grande bouffe et d’alcool coulant à flots, de sapins et de gadgets à profusion, de matraquage sans cesse recommencé des mêmes émissions et films TV !
 
Et puis surtout, il y a toutes ces personnes qui n’auront pas l’occasion de festoyer beaucoup, faute de moyens ou en raison de leur isolement.
 
Chaque année, c’est donc le même exutoire (presque) collectif –et ce n’est pas fini, dans quelques jours viendront les traditionnels vœux–, et chaque année rien ne change, ou si peu.
 
Sera-ce enfin l’exception avec 2022 ?
 
 

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23 décembre 2021

Comédie au Parlement

 

Parmi les professionnels de la duplicité il y a les partis qui gouvernent. Et c'est de l'art, mais pas du très grand art ! Plutôt une tambouille amère concoctée à la petite semaine !

Ainsi, les représentants de ces formations disposent de ministres dans différents gouvernements –4 pour Ecolo, par exemple (Fédéral-FWB-RW-BXL)–, participent pleinement à la prise de décision, mais une fois les mesures arrêtées par ces exécutifs réunis sous la houlette du timonier De Croo, leurs parlementaires se précipitent à la Chambre pour les contester !

Comme cette élue écologiste qui se demande "ce qui s'est passé au Codeco", hier. Allo, quoi ! On pourrait lui conseiller de se renseigner directement auprès de son vice-premier (Gilkinet), mais je suppose que c'est peine perdue.

Je mentionne ici Ecolo, mais la problématique est exactement la même pour le MR et le PS, naturellement. D'ailleurs les trois partis sont associés aux différents niveaux de pouvoir (sauf le MR, à Bruxelles)...

Alors, pourquoi ce mauvais cinéma répétitif (qui, lui, ne mettra pas la clé sous le paillasson !) ? Que l'on ne vienne pas me dire que les députés ne sont pas de simples petits soldats et que la preuve est ici donnée qu'ils disposent toujours de leur faculté de se positionner librement. Il suffit de vérifier leur attitude lorsque l'on passe aux votes, notamment quand il s'agit d'assurer au gouvernement des pouvoirs exorbitants en matière de gestion de la crise pandémique ! A cette occasion, pas une tête ne dépasse !

Non, cette bouffonnerie est destinée à l'opinion publique (et aux différents électorats !). Des dispositions, prises ce mercredi, suscitent un tollé général dans la société et provoquent de vives réactions dans le monde de la culture. Il s'agit donc d'indiquer bruyamment que l'on est à l'écoute des préoccupations qui s'expriment massivement sur le terrain et que l'on a pas abandonné toute "empathie". Mais une fois ce tour de piste obligé effectué, on abordera l'ordre du jour suivant et on misera sur la trêve des confiseurs pour que la colère s'estompe !

En attendant, dès dimanche, les salles de spectacle et les cinémas fermeront une nouvelle fois leur portes pour une durée indéterminée, plongeant les artistes et toutes celles/tous ceux qui sont actifs dans ce secteur dans un profond désarroi et des difficultés matérielles supplémentaires !

Merci qui ?

 

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Post Scriptum, 23h00.  Le député du PTB , Marco Van Hees, publie sur Facebook la liste des députés fédéraux qui ont voté contre une motion du PTB demandant de revoir les fermetures dans le secteur culturel. Parmi ces élu(e)s, certain(e)s qui avaient pris la parole cet après-midi pour critiquer et dénoncer la mesure frappant la culture : Marie-Colline Leroy (Ecolo), Florence Reuter (MR) ou Sophie Rohonyi (Défi). Évidemment, outre leur duplicité, la cohérence politique n'a jamais été l'une de leurs principales caractéristiques. Et puis, n'est pas Che Guevara qui peut/veut...

 

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Pandémie, suite mais pas fin. Un point de vue tranchant...

 

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SFFF (III). ANTICIPER

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"L'avenir, n'est plus ce qu'il était. Il est proche, il est moche. Un fascisme rampant renaît dans toute l'Europe en proie à la stagnation. Le puritanisme domine l'Angleterre, où des bandes de voyous à cheveux ras lynchent les homosexuels et pourchassent les noirs. Dans des meetings de masse, des prédicateurs hystériques fanatisent contre l'immoralité des hordes de bigots refoulés."

[1973]

22 décembre 2021

Le Codeco maintient un cap autoritaire !

J'évoquais encore tôt ce matin la gestion autoritaire de la crise pandémique et les menaces pour les libertés et la démocratie qui en découlent.
 
Je dénonçais -notamment- le processus de décision "verticaliste" et les pouvoirs concentrés dans les mains du "Codeco".
 
Voilà qu'il n'a pas fallu attendre longtemps pour en avoir une nouvelle démonstration. Cet après-midi, il a donc été décidé de frapper à nouveau le secteur de la culture. Les salles de spectacles et les cinémas seront fermés dès ce dimanche, alors que cette mesure n'était même pas "recommandée" par les experts du "Gems" !
 
"Personne n'avait rien vu venir", telles sont les réactions entendues dans les médias. En effet, personne n'avait pressenti cet enième couperet... parce qu'aucun signal clair en ce sens n'avait été lancé et parce qu'il n'y a eu aucune concertation en amont avec les acteurs concernés !
 
Ce mode de fonctionnement unilatéral où un petit groupe de personnes décide pour le plus grand nombre n'est évidemment pas dirigé uniquement contre le secteur culturel, mais il illustre bien un mécanisme où tout est décrété "en haut", sans aucune possibilité de discussion ou de remise en cause !
 
Cet "autoritarisme" sans cesse confirmé n'augure pas un "monde de demain" rompant avec les "mondes d'hier" ou "d'aujourd'hui". Que du contraire !
 
Plus généralement, que pouvions nous attendre de la ligne suivie par les gouvernants depuis le début de l'envol mondial du Covid 19, si ce n'est le pire ?
 
Ainsi, et il faut insister, la mise en place d'instruments de surveillance permanents du peuple, l'entretien d'un climat de peur/panique  favorisant la passivité et l'atomisation des citoyen(ne)s, l'organisation de la division de la population en nourrissant un clivage "vax/anti-vax", ne profiteront, in fine, qu'à une extrême-droite qui ne cesse de s'enhardir de jour en jour...
 

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De dérives en dérives...

Le fascisme de demain couve aussi dans la gestion autoritaire de la crise sanitaire d'aujourd'hui !

J'exagère ?

Il y a près de deux ans que le coronavirus a débarqué dans notre vie quotidienne, et lorsque l'on examine le chemin parcouru durant cette période, on ne peut qu'être interpellé par les méthodes et dérives de la "lutte contre la pandémie" impulsée par les "autorités gouvernementales".

Je n'insisterai pas lourdement ici sur les difficultés et soubresauts qui ont marqué les premiers mois de la "déferlante covid" : des ministres désorientés disant tout et son contraire ; un secteur des soins de santé pris à la gorge car miné par les politiques de restructurations et d'économies budgétaires des différents gouvernements, qui ont notamment conduit à la "suppression de lits" ;  un personnel soignant découragé par ses mauvaises conditions de travail et de faibles rémunérations, ce qui a provoqué au fil des années de trop nombreux abandons de la profession ; la pénurie de matériel ("respirateurs", "équipements de protection") ; la saga (presque) burlesque des masques ; l'abandon criminel des maisons de retraite, cause d'une grande mortalité des résidents dans ces établissements ; la mise en route laborieuse des tests ; l'échec du "traçage" vanté un moment comme la solution aux principaux problèmes ; les discours contradictoires concernant l'arrivée d'un vaccin et "l'immunité collective" qui en découlerait, etc. 

Errements, mensonges, décisions improvisées, volte-faces, les gouvernants auront décidément imposé la totale à une population déboussolée par tant d'incohérences répétées !

Passons.

Je voudrais surtout souligner la manière dont le choc de la pandémie  est instrumentalisé pour justifier une approche "sécuritaire" et la mise en oeuvre de mesures "autoritaires" qui, pour "ceux d'en-haut", ne souffrent ni remise en question ni contestation de la part de "ceux d'en-bas".

Premièrement, les processus de décision sont "verticalistes", sans consultation aucune de la société civile, sans concertation sociale et sans même de véritables débats parlementaires. Tout est quasiment tranché au sein d'un comité de concertation entre les exécutifs des entités fédérées, le CODECO, en interaction avec un groupe d'"experts", le GEMS. Journalistes et citoyen(ne)s sont condamné(e)s à attendre religieusement les fameuses conférences de presse où sont communiquées les obligations et injonctions nouvelles élaborées en comité restreint.

Deuxièmement, l'accumulation de mesures qui remettent en cause des libertés individuelles et collectives essentielles : de la faculté de se déplacer librement jusqu'à la possibilité de se rassembler sans contraintes.

Troisièmement, l'installation progressive d'une "société de contrôle" total, notamment par le recours aux technologies et applications numériques (comme le fameux QR code). Mieux encore, ou plutôt pire, dans certains pays des recherches sont avancées concernant le "puçage" des individus au motif de vérifier plus facilement s'ils sont en possession des "pass" requis ou en règle avec les diverses exigences des décideurs ! Ou comment l'être humain risque de se retrouver dans une situation proche de ses "animaux de compagnie" !

Quatrièmement, la menace de sanctions graves (licenciements !) contre des travailleurs salariés qui n'obtempèrent pas, à commencer par les personnels des hôpitaux !

Cinquièmement, le poids assumé d'"experts", qui ne sont pourtant élus par personne et qui échappent à tout contrôle démocratique.

Sixièmement, la répression policière sans cesse justifiée, avec son cortège d'amendes à la clé, et d'éventuelles poursuites judiciaires.

 

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Il est consternant de constater que d'aucuns à "gauche" sont fort complaisants vis-à-vis de ce qui se joue actuellement ! Tout se passe comme s'il fallait abdiquer toute critique afin d'assurer une sorte d'"union sacrée pandémique" !

Au nom, entre autre, d'une nécessaire "solidarité" sociétale et du refus de comportements "individualistes" ou "égoïstes" !

Sauf que la solidarité, effectivement indispensable dans des situations difficiles comme celle que nous connaissons actuellement, doit être une solidarité impulsée d'en-bas, horizontale, avec des débats collectifs ouverts et des processus de délibération démocratique. Et pas une pseudo-solidarité imposée à coups de menaces ou d'oukases, par des De Croo, Vandenbroucke et consorts (ou un Macron en France), qui ont perdu toute légitimité, eux qui ne cessent de "foirer" depuis le début de l'épidémie et qui sont principalement mobilisés par l'édification d'un "État fort" sous prétexte de combattre un virus !

Les gesticulations de ces gens pourraient prêter à sourire s'ils n'étaient pas occupés à ajouter un terreau favorable pour des forces d'extrême-droite qui n'en manquent pas et qui sont déjà à l'offensive !

Oui, le fascisme se niche également dans le ventre fécond du traitement musclé de la crise sanitaire provoquée par le Sars-Cov-2...

 

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20 décembre 2021

Le Chili montre la voie !

 

C'est fait !

Au Chili, Gabriel Boric, représentant d'une "gauche radicale", ancien député et leader étudiant, a battu le candidat d'extrême-droite, héritier des années Pinochet !

Cette victoire doit beaucoup aux grandes mobilisations du peuple chilien, notamment en 2019. Les femmes, la jeunesse, les minorités indigènes et la classe des travailleurs ont joué un rôle décisif dans ce succès.

Le plus dur reste à accomplir car les adversaires, au niveau national comme au niveau international, vont tout mettre en oeuvre pour saboter la nouvelle ère politique qui s'ouvre.

La vigilance et la solidarité sans frontières seront nécessaires. En attendant, ne boudons pas notre plaisir.

Venceremos.

 

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Le peuple chilien, ici à Santiago, est descendu massivement dans la rue pour manifester sa joie après la victoire de Gabriel Boric, qui incarne les espoirs d'une profonde transformation de la société. Le nouveau pouvoir devra s'appuyer sur les mobilisations populaires pour concrétiser son programme.

El pueblo unido jamas sera vencido !

 

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06 décembre 2021

La FEB sort de ses gongs ?

Boucan patronal, objectifs de classe !

 

La Fédération des Entreprises de Belgique publie un communiqué rageur suite à la manifestation nationale de la CSC et de la FGTB organisée dans les rues de Bruxelles, ce jour de la Saint Nicolas. [1]

Les traditionnels cris d'orfraie de la FEB après la moindre initiative syndicale n'étonnent plus personne. Ni son mauvais cinéma : difficile de savoir ce que ces patrons fument pour affirmer que le pays était "à l'arrêt" (sic) suite à cette "manifestation de masse" (re-sic) !

Dès lors, pourquoi ce vacarme ?  

D'abord parce qu'ils constatent que la crise sanitaire et des décisions unilatérales d'une justice de classe n'empêchent pas les mobilisations sociales, qui pourraient aller en s'amplifiant à l'avenir !  

Ensuite, parce que la contestation du blocage salarial, imposé depuis 1996 par les différents gouvernements, persiste. Or, pour eux, cette digue qui empêche de véritables augmentations de salaire et,  par conséquent, qui protège leurs profits et les dividendes des actionnaires, ne peut se fissurer ! 

Enfin, parce qu'ils craignent une remise en question du système de la "concertation sociale" qui a toujours, in fine, servi leurs intérêts ! 

Attention, non seulement le patronat et les possédants se montrent bruyants, ce qui fera peut-être hausser quelques épaules, mais ils sont passés à l'offensive.  

Comment ?

En essayant de profiter de la crise sanitaire, des dérives autoritaristes qui l'accompagnent, et des appels à "l'union sacrée anti-pandémique", pour imposer à nouveau leur agenda et leurs exigences : remise en cause du droit de grève et des libertés syndicales ("aucun droit n'est absolu") ; offensive contre le système d'indexation (qui a pourtant déjà été largement tripatouillé !) et les revenus des travailleurs avec ou sans emploi, au nom de la sempiternelle "compétitivité des entreprises" ; volonté d'enfermer les syndicats dans une "paix sociale" (factice) qui les ferait abandonner leurs revendications les plus pointues, et les maintiendraient en état de léthargie. 

Puisse le sommet syndical comprendre qu'une riposte face à l'arrogance de ces profiteurs des crises passe par un changement de rapports de forces, et donc par de vastes mobilisations, pour des objectifs clairs !  

Puisse le sommet syndical comprendre aussi que le monde patronal a parfaitement intégré le paramètre de la "lutte des classes", qu'il veut maitriser pour la gagner, et que ce n'est pas en misant sur un système de "concertation sociale permanente" et sur un dialogue privilégié entre "partenaires sociaux" (!) que l'on pourra mettre en échec les troupes de la FEB ! 

Évidemment, il y a souvent loin de la coupe aux lèvres. Voilà des décennies que les responsables syndicaux annoncent des "plans d’action d'ampleur" contre les politiques austéritaires à répétition des différents gouvernements, et voilà des années que la montagne syndicale finit toujours par accoucher d’une souris peu combative ! 

Par conséquent, le moment est peut-être venu d’aligner les actes sur les paroles, non ? D’autant que certains "amis politiques" du PS et d’Ecolo siègent dans les différents exécutifs, et pourraient relayer les doléances syndicales ! 

J’ironise ? Un peu, je le reconnais...  0b76cd743065078c38b261280e615728.png

Bon, je sors. 

But I’ll be back !

 

[1] https://www.lesoir.be/410736/article/2021-12-06/totalement-irresponsables-les-syndicats-ignorent-la-realite-la-reaction-de-la

"Une manifestation syndicale nationale a rassemblé lundi plusieurs milliers de militants de la FGTB et de la CSC. Ils étaient 6.000 selon les organisations syndicales et 3.200 d’après la police dans les rues de la capitale pour protester contre la loi sur la norme salariale et demander le respect des droits syndicaux.

« La mise à l’arrêt du pays par des actions et des manifestations ne fait que compliquer la reprise économique et n’aide personne », s’est offusquée lundi la Fédération des entreprises de Belgique, en réaction à la manifestation nationale à Bruxelles de la FGTB et de la CSC. La FEB dit ne pas comprendre que les syndicats choisissent d’organiser une manifestation de masse et de repartir en guerre contre la norme salariale « qui protège notre compétitivité et nos emplois ».

Si la Fédération respecte l’autonomie syndicale d’organiser des actions collectives, ainsi que la liberté d’association et d’expression qui s’applique à tous les citoyens et organisations, elle rappelle toutefois que le droit de grève n’est pas absolu. « Aucun droit n’est d’ailleurs absolu », ajoute-t-elle en réponse à l’affirmation des syndicats selon qui le droit de grève est menacé.

Pour la FGTB et la CSC, il faut modifier la loi sur la norme salariale de 1996. « Dans les circonstances actuelles, c’est ignorer complètement la réalité. Les dernières décennies ont clairement montré que la combinaison de taux d’inflation élevés et du système d’indexation automatique des salaires constitue un cocktail particulièrement explosif », répond la FEB. « Nous nous trouvons à nouveau aujourd’hui dans une situation dangereuse où la spirale auto-renforcée et néfaste salaires-prix (une forte inflation entraîne une forte indexation des salaires, qui entraîne à son tour une inflation plus élevée, et ainsi de suite) menace d’apparaître », met en garde la fédération patronale. Elle a d’ailleurs appelé la semaine dernière les partenaires sociaux et le gouvernement à revoir ce système d’indexation."  (Le Soir)

 

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JLM 2022 (5)

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Du tonus supplémentaire avec le

Parlement de campagne

de l’Union Populaire !

 

La France Insoumise n’est jamais en retard d’une innovation : dans le cadre de la campagne pour la présidentielle de 2022, elle a inauguré hier, à l’occasion du premier grand rassemblement parisien de Jean-Luc Mélenchon, un "Parlement de l’Union Populaire".

264454827_1570085053350181_7969191049247706798_n.jpgCette assemblée inédite comprend 200 membres, dont la moitié est "extérieure" au mouvement, et elle reflète la diversité des mobilisations sociales, démocratiques ou écologiques qui ont marqué le quinquennat Macron.

S’y retrouvent donc des personnes engagées, de tous les horizons : syndicalistes et militants associatifs, activistes des causes animales et environnementales, représentant(e)s des quartiers populaires et des territoires d’Outre-Mer, personnels de la grande distribution et des transports collectifs, femmes de ménage précarisées et soignant(e)s, étudiant(e)s et enseignant(e)s, scientifiques et journalistes, artistes et écrivain(e)s, historien(ne)s et économistes…

 

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Toutes et tous s’engagent pour porter un projet politique d’ensemble apte à répondre aux lourds défis de notre époque, et pour défendre une véritable alternative face aux diverses droites, de l’extrême-centre à l’extrême-droite la plus musclée.

Ce "Parlement de l’Union Populaire" aura un rôle consultatif sur les orientations de la campagne. Il préparera des publications thématiques et organisera des actions novatrices.

Il devrait s’élargir encore dans les prochaines semaines avec la dynamique de la mobilisation "insoumise".

 

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Parmi les "personnalités" d’ores et déjà associées, et qu’il n'est pas possible de citer de manière exhaustive ici : Annie Ernaux (écrivaine), Barbara Stiegler (philosophe), Karine Lebon (députée GDR), Huguette Bello (présidente du conseil régional de La Réunion), Sophie de la Rochefoucauld (actrice et productrice), Cédric Durand (économiste), Jean-Marc Schiappa (historien), Aymeric Caron (journaliste et militant antispéciste), Xavier Mathieu (syndicaliste), Razmig Keucheyan (sociologue), Bruno Gaccio (scénariste), Yvan Le Bolloc’h (acteur et musicien), Sylvie Glissant (psychanalyste)

Ce groupe est co-présidé par Aurélie Trouvé (porte-parole sortante d’ATTAC) et Azzédine Taibi (maire PCF de Stains), et animé par les deux précités avec Manon Aubry (députée européenne LFI) et Eric Coquerel (député LFI).

Il reste 125 jours avant le premier tour du 10 avril 2022. C'est le moment de passer à la vitesse supérieure...

Avanti Popolo !

 

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https://parlement.lunionpopulaire.fr/la-composition-du-parlement/