07 novembre 2022
"BOUQUINAGE" - 50
"L’histoire de la révolution est pour nous, avant tout, le récit d’une irruption violente des masses dans le domaine où se règlent leurs propres destinées."
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06 novembre 2022
"BOUQUINAGE" - 49
"Il s'agit des plus grands bouleversements sociaux, économiques, politiques, culturels de l'histoire de France, qui ont marqué définitivement le pays et aussi le monde. En même temps qu'ils prennent le pouvoir ou qu'ils veulent prendre le pouvoir, ils prennent la parole et c'est cela une révolution : une action de larges masses en cette direction. Les Français (et les Françaises) ont la parole : plus de censure (au moins officiellement) ; c'est pendant tout un temps le triomphe de la liberté de la presse (300 journaux à Paris en 1790), de la liberté de réunion et des fameux clubs, des parlements successifs qui avaient une certaine allure et dans lesquels le sens oratoire tint une place considérable.
En un mot, c'est l'apogée de la politique (pas de la com' ! De la politique !).
L'irruption par définition violente de celles et ceux qui ne parlaient pas, qu'on n'entendait pas, que l'on ne voulait pas entendre, que l'on obligeait au silence."
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20 octobre 2022
"BOUQUINAGE" - 32
"La Révolution française a proclamé les droits de l'homme ; mais les classes possédantes ont compris sous ce mot les droits de la bourgeoisie et du capital."
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02 août 2022
Oui, la bande dessinée !
Je lis des bandes dessinées depuis que je sais lire !
Voilà donc maintenant 60 ans que ce "dada" perdure et l’âge n’a jamais entamé ce puissant intérêt.
Enfant, à l’école primaire, je ne lisais que des BD !
Aucun "livre sans illustration", comme l’on disait à l’époque. Il y en avait d’ailleurs très peu chez moi –hormis quelques Bob Morane (mais seule la couverture dessinée m'attirait !)– car mes parents avaient d’autres préoccupations que la "littérature".
Je lisais d’abord des "petits formats" que mon père achetait sur le marché de Braine-Le-Comte. Un très "mauvais genre" parmi les "mauvais genres", qui avait nécessairement mauvaise presse dans les Golden Sixties.
Mais cela a-t-il vraiment changé depuis lors ?
Et comme j’avais la chance d’habiter près d’une bibliothèque (catholique !), disposant d’une aile entièrement réservée à la BD, et qui ouvrait sa salle de lecture aux plus jeunes, j’ai passé quasi tous les mercredis après-midi à dévorer tous les albums soigneusement rangés sur les rayons, notamment les plus beaux fleurons de la "BD belgo-française".
Puis, comme je n’étais pas rassasié, j’ai également commencé à lire des illustrés, comme Spirou, Tintin ou Pilote.
Ce sont ces BD qui m’ont donné le goût de la lecture et je n’ai lu mon premier livre de poche qu’à l’âge de 12 ans, durant les vacances qui précédèrent mon entrée dans l’enseignement secondaire (sans aucun lien de cause à effet !). Il s’agissait du Journal d’Anne Frank, un livre qui m’impressionna fortement, faut-il le préciser.
Par la suite, durant toutes mes années à l’Athénée, j’ai continué à lire des BD et à consacrer beaucoup de temps à la lecture étant donné mon net désintérêt pour les études !
Une lecture qui s’est progressivement élargie à la littérature plus classique recommandée par l’institution scolaire, et ensuite aux "sciences humaines", principalement grâce à un professeur de français/morale qui a joué un rôle décisif dans mon évolution intellectuelle.
Mais ceci est une autre histoire…
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07 mai 2022
Nouvelle Union Populaire


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08 novembre 2021
ERNEST MANDEL - UN ENGAGEMENT PERMANENT POUR LA RÉVOLUTION
Ernest Mandel est une figure majeure des "marxismes" du "court" et tumultueux XXème siècle.
Un militant, un internationaliste, un théoricien, certes.
Mais aussi un homme profondément jovial qui avait la camaraderie chevillée au corps, un humaniste révolutionnaire qui se situait dans la tradition des "Lumières", un volontariste qui ne s'arrêtait pas devant les innombrables obstacles dressés par les tenants de l'ordre du Capital !
Un indécrottable "optimiste" ont souvent ajouté avec ironie et condescendance d'aucuns qui sont revenus de tout.
Oui, Ernest était convaincu que l'"émancipation humaine" était un combat de longue haleine qui finirait par triompher. Oui, il considérait le "socialisme/communisme" comme la seule issue à la barbarie de notre époque capitaliste. Oui, il était persuadé que cette "utopie concrète" se matérialiserait à l'avenir. Oui, il avait pleinement confiance dans les mouvements de masse et leurs capacités d'auto-organisation.
Bien sûr, la réalité lui a donné tort jusqu'ici. Bien sûr, l'actuelle "catastrophe écologique" assombrit encore un peu plus le futur des espèces vivantes, parmi lesquelles la nôtre !
Mais à moins de se résigner et d'opter pour un repli individualiste, la lutte reste la seule voie. Même si nos modes d'action et nos objectifs doivent être ajustés en tirant les enseignements du passé, en intégrant les spécificités du "capitalisme financier globalisé", en assimilant pleinement les répercussions d'une société "numérisée" de contrôle généralisé...
¡Hasta la Victoria Siempre!
⇔
"Ne succombez pas au désespoir, à la résignation, ou au cynisme, face aux terribles épreuves qui nous attendent tous. Ne vous repliez pas sur les «solutions individuelles». N'oubliez jamais l'engagement moral de tous ceux qui se réclament du marxisme : la défense intransigeante des intérêts des exploités et des opprimés à l'échelle mondiale, tout le temps. Ne vous contentez jamais d'activités de pure propagande. N'oubliez jamais l'engagement initial et final de Marx : essayer de commencer à changer le monde."
Ernest Mandel, New-York, 11 novembre 1994
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17 mai 2021
LA COMMUNE DE PARIS - 1871 [XXI]
29 mai 2021
Journée populaire pour célébrer
la Commune de Paris 1871.
Plus que jamais, la Commune reste une source d’inspiration et de confiance pour toutes celles et tous ceux qui se réclament, encore et toujours, des valeurs de la République démocratique et sociale, une République émancipatrice et universelle.
Face à la haine intacte des Versaillais d’aujourd’hui, manifestons la solidarité joyeuse que stimule son héritage.
• À partir de 10 heures, sur la place de la République, animations, spectacles, prises de parole, pique-nique.
• À 14 heures, départ du cortège populaire en direction du Père-Lachaise.
• Objectif : la montée au Mur des Fédérés.
Participants
Les Amies et Amis de la Commune de Paris-1871
Le Comité Belge des Amies et Amis de la Commune de Paris 1871
Faisons vivre la Commune
La chorale populaire de Paris
La Fédération Anarchiste-Groupe Commune de Paris
Les Garibaldiens
La ligue de l’enseignement
Les Cercles Condorcet
La Libre Pensée 75
L’Institut de Recherches et d’Etudes de La Libre Pensée (Irelp)
La FSU
La FSU Ile de France
L’Institut de recherches de la FSU
Le SNEP-FSU
Le SNES-FSU Paris
Le SNUEP-FSU
Le SNUipp-FSU Paris
La Confédération Générale du Travail
Union Départementale CGT de Paris
Union Régionale Ile de France CGT
Union locale CGT Paris 13e
Union Départementale CGT du Val de Marne
CGT Info’Com
CGT – Institut d’Histoire Sociale
CGT – Institut d’Histoire Sociale Ile de France
CGT – FAPT
CGT – Les postaux de Paris
La SMAST CGT
Fédération Nationale des Industries Chimiques CGT
Fédération Nationale Agroalimentaire et Forestière CGT
Le syndicat CGT Petite Enfance des services publics 75
Le comité CGT de la ville de Paris
Union syndicale Solidaires
Union syndicale Solidaires Paris
Union syndicale Solidaires Ile de France
Union syndicale Solidaires 84
Les ami.es de Solidaritat
SUD Culture Solidaire
SUD Commerces et Services Francilien-Solidaires
L’Union Communiste Libertaire
L’Association des Communistes Unitaires (ACU)
Union Régionale Ile de France FO
Union Départementale FO de Paris
Syndicat FO du personnel de la Confédération
Syndicat Unifié du Bâtiment de la Région Parisienne – Confédération Nationale du Travail
UD CNT 95
L’ARAC Villejuif
L’ARAC Nationale
Le Parti Communiste Français
La Fédération de Paris du PCF
La Section PCF Paris 13e
La Section PCF Paris 20e
La section PCF Boulogne Billancourt
Le Mouvement des Jeunes Communistes Français Paris
Pôle de Renaissance Communiste en France
Le Parti Socialiste
La fédération de Paris du PS
Le mouvement des jeunes socialistes
La section PS Paris 11e
La section PS Paris 20e
Europe Ecologie les Verts Paris
Europe Ecologie les Verts 20e
Le NPA
Le NPA 20e
Le NPA Fédération de Paris
La France Insoumise
Le Parti de Gauche
Le Parti Radical de Gauche
Génération•s
Génération•s Paris
Génération•s Paris 11e
Génération•s Paris 20e
Parti de la Démondialisation (PARDEM)
Parti Communiste des Ouvriers de France
Ensemble !
Association pour L’Histoire Vivante
Le MRAP
Loisirs Solidarité Retraités 75
Comité National de Résistance et de Reconquête
Comité Local de Résistance et de Reconquête- 13-14
L’Association Louise Michel – Vroncourt la Côte
Rouges Vifs Ile de France
Communardes et communards- en lagunak
Collectif Vive la Commune de 1871
Association pour une Constituante
UJRE - Union des Juifs pour la Résistance et l'Entraide
Les Pionniers de France
Organisation des Femmes Egalité
Les cahiers d’Histoire : Revue d’Histoire Critique
Les Editions Syllepse
La Ligue des Droits de l’Homme (LDH)
Comité régional Ile de France de la Ligue des droits de l’Homme
La CGT spectacle
L’Odéon occupé
Les Grains de Sel
Résistance Sociale
La Gauche Démocratique et Sociale (GDS)
Coordination Internationale des Organisations Révolutionnaires (ICOR)
République et Socialisme
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19 avril 2021
LA COMMUNE DE PARIS - 1871 [XX]
DITS ET ECRITS [6]
Déclaration au peuple français
Dans le conflit douloureux et terrible qui impose une fois encore à Paris les horreurs du siège et du bombardement, qui fait couler le sang français, qui fait périr nos frères, nos femmes, nos enfants écrasés sous les obus et la mitraille, il est nécessaire que l’opinion publique ne soit pas divisée, que la conscience nationale ne soit point troublée.
Il faut que Paris et le Pays tout entier sachent quelle est la nature, la raison, le but de la Révolution qui s’accomplit ; il faut, enfin, que la responsabilité des deuils, des souffrances et des malheurs dont nous sommes les victimes, retombe sur ceux qui, après avoir trahi la France et livré Paris à l’étranger, poursuivent avec une aveugle et cruelle obstination la ruine de la Capitale, afin d’enterrer, dans le désastre de la République et de la Liberté, le double témoignage de leur trahison et de leur crime.
La Commune a le devoir d’affirmer et de déterminer les aspirations et les vœux de la population de Paris ; de préciser le caractère du mouvement du 18 Mars, incompris, inconnu et calomnié par les hommes politiques qui siègent à Versailles.
Cette fois encore, Paris travaille et souffre pour la France entière, dont il prépare, par ses combats et ses sacrifices, la régénération intellectuelle, morale, administrative et économique, la gloire et la prospérité.
Que demande-t-il ?
La reconnaissance et la consolidation de la République, seule forme de gouvernement compatible avec les droits du Peuple et le développement régulier et libre de la société.
L’autonomie absolue de la Commune étendue à toutes les localités de la France et assurant à chacune l’intégralité de ses droits, et à tout Français le plein exercice de ses facultés et de ses aptitudes, comme homme, citoyen et travailleur.
L’autonomie de la Commune n’aura pour limites que le droit d’autonomie égal pour toutes les autres communes adhérentes au contrat, dont l’association doit assurer l’Unité française.
Les droits inhérents à la Commune sont :Le vote du budget communal, recettes et dépenses ; la fixation et la répartition de l’impôt ; la direction des services locaux ; l’organisation de sa magistrature, de la police intérieure et de l’enseignement ; l’administration des biens appartenant à la Commune.
Le choix par l’élection ou le concours, avec la responsabilité, et le droit permanent de contrôle et de révocation des magistrats ou fonctionnaires communaux de tous ordres.
La garantie absolue de la liberté individuelle, de la liberté de science et la liberté de travail.
L’intervention permanente des citoyens dans les affaires communales par la libre manifestation de leurs idées, la libre défense de leurs intérêts : garanties données à ces manifestations par la Commune, seule chargée de surveiller et d’assurer le libre et juste exercice du droit de réunion et de publicité.
L’organisation de la défense urbaine et de la Garde nationale, qui élit ses chefs et veille seule au maintien de l’ordre dans la Cité.
Paris ne veut rien de plus à titre de garanties locales, à condition, bien entendu, de retrouver dans la grande administration centrale, délégation des communes fédérées, la réalisation et la pratique des mêmes principes.
Mais, à la faveur de son autonomie et profitant de sa liberté d’action, Paris se réserve d’opérer comme il l’entendra, chez lui, les réformes administratives et économiques que réclame sa population ; de créer des institutions propres à développer et propager l’instruction, la production, l’échange et le crédit ; à universaliser le pouvoir et la propriété, suivant les nécessités du moment, le vœu des intéressés et les données fournies par l’expérience.
Nos ennemis se trompent ou trompent le Pays quand ils accusent Paris de vouloir imposer sa volonté ou sa suprématie au reste de la nation, et de prétendre à une dictature qui serait un véritable attentat contre l’indépendance et la souveraineté des autres communes.
Ils se trompent ou trompent le Pays quand ils accusent Paris de poursuivre la destruction de l’Unité française constituée par la Révolution aux acclamations de nos pères, accourus à la fête de la Fédération de tous les points de la vieille France.
L’Unité, telle qu’elle nous a été imposée jusqu’à ce jour par l’empire, la monarchie et le parlementarisme, n’est que la centralisation despotique inintelligente, arbitraire ou onéreuse.
L’Unité politique, telle que la veut Paris, c’est l’association volontaire de toutes les initiatives locales, le concours spontané et libre de toutes les énergies individuelles en vue d’un but commun, le bien-être, la liberté et la sécurité de tous.
La Révolution communale, commencée par l’initiative populaire du 18 Mars, inaugure une ère nouvelle de politique expérimentale, positive, scientifique.
C’est la fin du vieux monde gouvernemental et clérical, du militarisme, du fonctionnarisme, de l’exploitation, de l’agiotage, des monopoles, des privilèges, auxquels le prolétariat doit son servage, la Patrie ses malheurs et ses désastres.
Que cette chère et grande Patrie, trompée par les mensonges et les calomnies, se rassure donc !
La lutte engagée entre Paris et Versailles est de celles qui ne peuvent se terminer par des compromis illusoires ; l’issue n’en saurait être douteuse. La victoire, poursuivie avec une indomptable énergie par la Garde Nationale, restera à l’idée et au droit.
Nous en appelons à la France.
Avertie que Paris en armes possède autant de calme que de bravoure ; qu’il soutient l’ordre avec autant d’énergie que d’enthousiasme ; qu’il se sacrifie avec autant de raison que d’héroïsme ; qu’il ne s’est armé que par dévouement pour la liberté et la gloire de tous, que la France fasse cesser ce sanglant conflit !
C’est à la France à désarmer Versailles, par la manifestation solennelle de son irrésistible volonté.
Appelée à bénéficier de nos conquêtes, qu’elle se déclare solidaire de nos efforts ; qu’elle soit notre allié dans ce combat qui ne peut finir que par le triomphe de l’idée communale ou par la ruine de Paris !
Quant à nous, citoyens de Paris, nous avons la mission d’accomplir la Révolution moderne, la plus large et la plus féconde de toutes celles qui ont illuminé l’histoire.
Nous avons le devoir de lutter et vaincre !
19 avril 1871.
La Commune de Paris
Imprimerie nationale. — Avril 1871
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