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09 janvier 2021

LA COMMUNE DE PARIS - 1871 [II]

 

COMMUNIQUE

 

VIVE LA COMMUNE VIVE LA SOCIALE

 

En 1871, durant 72 jours, la Commune de Paris a tenté, dans un contexte difficile, de concrétiser les utopies du mouvement ouvrier.

Du 18 mars au 28 mai 1871 le peuple de Paris s’autogouverne et prend une série de mesures emblématiques qui aujourd’hui encore sont soit novatrices, soit au cœur de débats de société.

Citons notamment le gel des loyers et la réquisition de logements pour que tout le monde ait un toit, la limitation du travail de nuit, l’abolition des amendes et des retenues sur les salaires, la réduction du temps de travail, l’instruction laïque obligatoire et gratuite, la séparation de l’Église et de l’État, le caractère révocable des mandats et la limitation des rémunérations qui y sont liées…

Mais la Commune c’est aussi la question de l’égalité des sexes, de l’abolition des différences liées à la nationalité, du rôle de la violence, de l’importance de l’or conservé par la Banque de France…

C’est enfin une expérience démocratique avec un foisonnement de journaux, de placards sur les murs, de débats et d'assemblées impliquant le plus grand nombre…

Cette expérience prendra fin dans le sang de la ‘’Semaine sanglante’’  (21-28 mai) et du ‘’Mur des fusillés [Mur des Fédérés]’’ du Père Lachaise.

Épisode-clé de l’histoire sociale mondiale, la Commune suscitera une grande espérance qui sera portée et entretenue par ses survivant·es en exil (avec toutes les questions liées à l’accueil, à la solidarité… mais aussi aux conflits internes qui perdureront), puis au sein du mouvement ouvrier.

Une des figures les plus connues et les plus représentatives en est sans nul doute Louise Michel. Depuis 150 ans, la Commune, dont tous les courants de la gauche se revendiquent en tout ou en partie, est source de débats.

Ce sont ces débats que nous entendons prolonger et actualiser tout en rappelant ce que fut cette Commune de Paris.

Et Liège est d’autant plus indiquée que c’est là, le 18 mars 1886, à l’occasion d’un meeting organisé par un groupe anarchiste, Place Delcour, ayant pour objet la commémoration du 15e anniversaire de la Commune, que la révolte de 1886 débutera (marquée par la grève à Liège mais aussi et surtout par la destruction de l’usine Baudoux à Jumet et le massacre de Roux). Une révolte qui marque un tournant dans l’histoire sociale de la Belgique puisque c’est à sa suite que sera, enfin, amorcé un début de législation sociale dans notre pays, resté à la traîne sur ce plan au nom de la compétitivité économique et du laisser-faire.

Notre projet se veut un label, une coordination de tous événements se déroulant sur le territoire liégeois, entre le 18 mars et le 28 mai 2021, qui aborderaient l’histoire ou l’actualité d’une des nombreuses thématiques mises en lumière par la Commune.

Notre groupe est ouvert à toute initiative. Si vous êtes intéressé·e par cette démarche et si vous voulez la soutenir ou y participer d’une manière ou d’une autre, ou si vous souhaitez nous entretenir d’un projet, vous pouvez envoyer un mail à :

julien.dohet@skynet.be

Dès à présent sont déjà prévus/envisagés (sous réserves évidemment des mesures sanitaires) :

1. Un lancement officiel le 18 mars. Si possible Place Delcour, avec pose d’une plaque commémorative, reconstitution du parcours de la manifestation de 1886 et conférence inaugurale.

2. Participation à la commémoration de la fusillade de Roux du 29 mars 1886.

3. Exposition ‘’Vive la Commune ! Il y a 150 ans… La Commune de Paris vivait’’ du 20 avril au 20 mai (lieu à confirmer). Cette exposition sera présentée à Bruxelles avant et après sa venue à Liège.

4. Une exposition au Grand Curtius : La Commune. Paris 1871. Liège 1886. Élaborée en partenariat avec Theun Vonkx (Galerie De Queeste Art, Poperinge), le Centre des archives communistes en Belgique (CArCoB), l’Institut d’histoire ouvrière, économique et sociale (IHOES) et les Fonds patrimoniaux de la Ville de Liège, elle se tiendra du 30 avril à la fin juin. Vernissage prévu le 29 avril. Une série de conférences seront proposées par les différents partenaires (voir ci-dessous). Un programme détaillé suivra.

5. Publication d’un numéro de la revue des musées de Liège, LIEGEMUSEES.

6. Une présence le 1er mai Place Saint-Paul avec dégustation de la boisson ‘’Le Communard’’ et autres surprises.

7. Des conférences/débats (lieux et dates en cours de confirmation) avec :

a. Michèle Audin, autrice du blog https://macommunedeparis.com/ et de deux ouvrages chez Libertalia : ‘’Eugène Varlin, ouvrier relieur 1839-1871’’ et ‘’C'est la nuit surtout que le combat devient furieux : Une ambulancière de la Commune, 1871’’.En avril à la librairie Livre aux Trésors.

b. Raphaël Meyssan auteur de la trilogie ‘’Les Damnés de la Commune’’. En mai.

c. Ludivine Bantigny, spécialiste en histoire sociale et autrice de ‘’La Commune au présent’’ (à paraître en mars).

d. Mathilde Larrère, spécialiste des mouvements révolutionnaires et du maintien de l’ordre en France au XIXe siècle et autrice de ‘’Rage against the Machisme’’.

e. Micheline Zanatta, historienne, sur les répercussions de la Commune à Liège.

f. Jules Pirlot, historien, concernant les événements de 1886.Une lecture de textes de Louise Michel par Lara Persain à l’An Vert, au mois de mai.

8. Présentation d’un numéro spécial ‘’Discours et imaginaire de la Commune’’ de la revue COnTEXTES (Revue de sociologie de la littérature, émanant de plusieurs centres de recherches universitaires).

9. Une scène Slam version Commune de Paris le 21 avril à la Zone.

10. Association au colloque organisé à Bruxelles les 27 (à la Maison du livre) et 28 (à l’ULB) avril.

11. Une rencontre-débat autour de l’Assemblée citoyenne permanente de la Communauté germanophone (‘’Permanenter Bürgerdialog’’, l’"Ostbelgien Modell"), à laquelle participeront des représentants germanophones et probablement Christoph Niessen qui, avec Min Reuchamps, a écrit un texte pour le CRISP sur cette assemblée. Le 20 ou le 25 mai 2021 à la Cité Miroir, organisée par les Territoires de la Mémoire.

12. Un Week-end à Paris les 22 et 23 mai sur les traces de la Commune (programme précis en préparation).

13. Un débat ayant pour thème (titre provisoire) ‘’violences sociales/violence de l’Etat, de la Commune de Paris à aujourd’hui’’ organisé par le service ‘’En luttes’’ du CAL à la Cité Miroir le 27 mai.

14. Une soirée festive de clôture ‘’La Commune n’est pas morte’’ le samedi 29 mai au Manège Fonck, avec notamment un quiz/blind test historico-politico-littéraire et musical sur la Commune.

15. Récital de ‘’C’est des Canailles’’ autour de la Commune et de ses rêves. Des interventions ponctuelles (lancement le 18 mars, 1er mai à hauteur du stand, lors de la fête de clôture…) sont aussi envisagées.

16. Présentation du jeu de société ‘’Red Flag over Paris’’ en présence de son concepteur à l’occasion d’un après-midi/soirée autour de jeux de sociétés comme Soviet System, Kapital, Plan social…

17. Projection d’au moins un film sur la Commune au Ciné-club du Laveu.

18. Concert du ‘’Chant des cerises’’.

19. Des visites du ‘’Liège social’’. Programme précis en cours d’élaboration.

20. La relance des Amis de la Commune – Belgique.

Ce programme sera précisé et complété au fur et à mesure.

Organisations et partenaires associés à ce stade :

L’An Vert, Barricade, CAL, CArCoB, Centre de Planning familial Louise Michel, C’est des Canailles, Ciné-club du Laveu, CPCR, Département d’Histoire et département de Littérature de l’ULiège, Département de langues et littératures françaises et romanes de l’UNamur, Festival de Liège/Manège Fonck, les Fonds patrimoniaux et les Musées de la Ville de Liège, galerie De Queeste Art (Poperinge), IHOES, Territoires de la Mémoire, ULDP, La Zone…

 

 

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"La Commune de Paris. Proclamation sur la place de l'hôtel de ville des résultats du scrutin du 26 mars".

Gravure sur bois in Bell, Georges (nom de plume de Joachim Hounau), "Paris incendié. Histoire de la Commune de 1871", Paris, Auguste Marc et Cie, (s.d, 1871 ou 1872), p.17 (coll. J. Dohet).

 

05 janvier 2021

LA COMMUNE DE PARIS - 1871 [I]

 

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Ne pas faire table rase du passé !

Préserver le fil des luttes émancipatrices

entre hier et aujourd’hui !

 

 

1871-2021.

Il y a 150 ans, la Commune de Paris !

Un "événement" mémorable, rapidement mythifié et revendiqué par tous les courants politiques se réclamant de la "gauche".

Une insurrection populaire aux nombreuses répercussions dans l’Hexagone comme au niveau international.

Une page tempétueuse de la lutte des classes.

Certes.

Mais pourquoi célébrer encore cet épisode daté de l’histoire de la France et de l’humanité ?

Quel intérêt présente ce retour commémoratif à un passé maintenant lointain du mouvement social ?

Quelles similitudes entre cette époque et la nôtre ?

Quelles analogies possibles entre ce temps de révolution industrielle et de féroce exploitation du prolétariat, de machines à vapeur et de journées de travail de 14 heures, de calèches et de télégraphe…, et la "modernité" de notre siècle, celle de la révolution numérique et des "réseaux sociaux", de la globalisation du capitalisme financier et d’un monde devenu village, de la généralisation des "crises" –sociale, économique, écologique, anthropologique, sanitaire–  ô combien dangereuses pour la survie même de notre espèce ?

Sans doute quelques "détails" comme l’épuisement confirmé de la nature et des êtres humains, la persistance d’énormes inégalités à l’échelle nationale comme à l’échelle planétaire, la distance abyssale entre les gouvernants et les gouvernés, les oppressions et les injustices à répétition, les menaces grandissantes sur les libertés et les droits démocratiques, les conditions de vie plus difficiles pour un grand nombre et le mal-être croissant d’une "civilisation" en pénurie de repères, le despotisme du Capital et sa rapacité obsessionnelle, la compétition impitoyable et la course aux profits démesurée, l’aliénation et la marchandisation généralisées !

135127151_403503617570625_3201421923040729421_n.jpgLes 72 jours de la Commune qui ébranlèrent toute une époque sont assurément toujours connectés à nos préoccupations contemporaines, notamment l’aspiration inépuisable à l’émancipation des femmes et des hommes, naturellement considérée par les possédants comme une "utopie" lourde de menaces… pour leurs intérêts !

A l’évidence, l’exigence de "liberté, égalité, fraternité" reste à concrétiser dans la réalité, les fondations d’une  "République démocratique, sociale et universelle"  –à laquelle aspirait une majorité de protagonistes du coup de tonnerre de 1871–  doivent encore être consolidées.

Les combats et les objectifs portés par les "Communards" hier demeurent pour l’essentiel nos combats et nos objectifs aujourd’hui, même si le contexte est différent et même si certains défis ont une ampleur inédite.

Il ne convient donc pas d’épouser religieusement des modes d’action du passé ou de reprendre pieusement des programmes d’antan, mais de continuer à lutter pour réaliser les grands buts émancipateurs qui traversent les âges !

C’est pourquoi, revenir sur une telle expérience fondatrice, qui a marqué la mémoire populaire, n’a rien de superflu.

Il s’agit de sauvegarder le fil conducteur qui relie des générations en lutte pour libérer la société de l’emprise mortifère des puissants et des prédateurs du Capital.

De multiples initiatives sont d’ores et déjà planifiées en cette 21ème année du 21ème siècle :  débats, colloques, manifestations diverses…

Et de nombreuses publications nouvelles viendront s’ajouter à une bibliographie déjà immense.

Je reviendrai ici durant cette année sur cet anniversaire dans ses différents aspects…

 

 

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28 novembre 2020

Friedrich Engels, 1820-2020

 

200.jpgFriedrich Engels est né il y a 200 ans à Barmen, dans un milieu piétiste et bourgeois −son père était propriétaire d’une usine de textile−, dans cette Rhénanie-Westphalie qui avait déjà vu naître Karl Marx en 1818. (1)

Friedrich Engels-Karl Marx, Karl Marx-Friedrich Engels, deux figures majeures de l’histoire du "mouvement ouvrier", indissociables même si d’aucuns s’acharnent à les dissocier, en minorant l’apport d’Engels ou en le rendant responsable des avatars du "marxisme" !

Durant près de 40 ans, c’est ensemble qu’ils s’engagèrent dans l’action révolutionnaire et c’est de concert qu’ils menèrent un travail théorique décisif.

 

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De la révolution européenne de 1848 à la Commune de Paris, de la Ligue des Communistes au Parti social-démocrate allemand en passant par l’Association Internationale des Travailleurs, leur étroite collaboration fut constante.

C’est à quatre mains qu’ils écrivirent des œuvres majeures et sans Engels, pas de Capital. Non seulement parce que son aide matérielle fut cruciale, mais surtout parce que leurs discussions concernant le domaine économique furent fac simi kapital.jpgpermanentes, Marx n’hésitant jamais à demander des explications concrètes à son camarade familiarisé avec les pratiques des affaires et de l’industrie, grâce à sa position au sein de l’entreprise familiale. (2)

Et puis, Engels avait montré la voie dès 1843-1844 en rédigeant son "Esquisse d’une critique de l’économie politique" (3) que Marx qualifia de "géniale" dans un célèbre bilan d'étape. (4)

Car Engels fut souvent un précurseur et son ami n’avait aucune difficulté à en convenir : "tu sais que 1. tout vient tard chez moi et 2. que je marche toujours sur tes traces". (5)

Ainsi c’est Engels qui découvrit et analysa très tôt la situation des classes laborieuses en cette époque de "révolution industrielle", c’est lui qui initia une première critique de l’économie politique de la classe dominante, c’est lui qui prit d’abord en considération les travaux des principaux "socialistes" qui les précédèrent, c’est lui qui se rallia le premier au "communisme", c’est lui qui accorda un grand intérêt aux "sciences exactes"

Mais Engels fut plus qu’un partenaire intellectuel et militant, il fut un véritable ami qui se sacrifia pour aider financièrement Marx et sa famille, souvent dans la dèche. C’est pourquoi il accepta de travailler pour son paternel, ce qui lui coutait beaucoup. (6)

Ce fut aussi Engels qui aida Marx à faire face à certaines turpitudes privées, notamment en assumant sa paternité adultérine ! (7)

Bon vivant, personnalité truculente, appréciant les femmes, capable de boire énormément, polyglotte, curieux de tout, "expert" en questions militaires (8) Engels était un homme aux multiples ressources, doté d'une force de travail peu commune.

Ainsi, après la mort de Marx, c’est lui qui travailla obstinément  pour éditer les tomes 2 et 3 du Capital, et il joua un rôle considérable de "passeur" au sein de la social-démocratie allemande et de la nouvelle internationale fondée en 1889.

Engels succomba d’un cancer le 5 août 1895, laissant un vide immense dans le mouvement d’émancipation des travailleurs. (9)

 

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Notes

 

  • (1) Pour une biographie détaillée, je renvoie à la bibliographie proposée ci-dessous.
  • (2) Voir : Marx-Engels, Lettres sur "Le Capital", Editions Sociales, Paris, 1964. Marx reconnut explicitement sa dette dans sa lettre du 16 août 1867 : "Voilà donc ce volume terminé. Si cela a été possible, c’est à toi et à toi seul que je le dois ! Sans ton dévouement pour moi, il m’aurait été impossible d’effectuer les travaux énormes nécessaires pour ces trois volumes." Marx-Engels, Correspondance – Tome IX, Editions Sociales, Paris, 1982, page 9.
  • (3) Friedrich Engels, Esquisse d’une critique de l’économie politique in Ecrits de jeunesse – volume 2, Les Editions Sociales/GEME, Paris, 2018, pages 83-112.
  • (4) Karl Marx, Contribution à la critique de l’économie politique (Préface de 1859), Editions du Progrès, Moscou, 1975, page 6.
  • (5) Lettre de Marx à Engels le 4 juillet 1864, in Marx-Engels, Correspondance - Tome VII, Editions Sociales, Paris, 1979, page 248.
  • (6) Très vite, confronté à cette sombre perspective, il s’agaçait : "… mais j’en ai eu déjà par-dessus la tête avant même d’avoir commencé à travailler ; le commerce est trop affreux (…) et ce qui est particulièrement affreux, c’est d’être non seulement un bourgeois, mais un fabricant ; un bourgeois qui intervient activement contre le prolétariat. (…) On doit pouvoir, tout en étant communiste, être, quant à sa situation extérieure, un bourgeois et un négociant, si toutefois on n’écrit pas ; mais faire de la propagande communiste en grand et en même temps du commerce et de l’industrie, ça ne va pas. J’en ai assez ; à Pâques, je m’en vais." Lettre à Marx du 20 janvier 1845, in Marx-Engels, Correspondance – Tome I, Editions Sociales, Paris, 1971, pages 357-358. Face aux difficultés matérielles des deux amis, en exil en Angleterre suite à la déferlante contre-révolutionnaire sur le continent, Engels reprit son travail d’associé au sein de l’entreprise familiale, en 1850. Et ce, pour une durée de 20 ans !
  • (7) Le 23 juin 1851, Hélène Demuth  −bonne de la famille−  donna naissance à un fils, Henry Frederick (Freddy) Demuth, qu’Engels reconnut pour sauver le mariage de Marx !
  • (8) D’où le surnom de  "Général" affublé à Engels par Marx et ses proches…
  • (9) Dans sa notice nécrologique, Lénine souligna qu’"après son ami Karl Marx (mort en 1883), Engels fut le savant et l’éducateur le plus remarquable du prolétariat contemporain dans le monde civilisé tout entier". Lénine, Œuvres Choisies – Tome 1, Editions du Progrès, Moscou, 1977, page 50.

 

 

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Bibliographie

 

 

  1. Œuvres d’Engels

 

Ecrits de jeunesse [volume 1], Les Editions Sociales/GEME, Paris, 2015  

Ecrits de jeunesse [volume 2], Les Editions Sociales/GEME, Paris, 2018 

La situation de la classe laborieuse en Angleterre, Editions Sociales, Paris, 1975 

Les principes du communisme, Les Editions Sociales, Paris, 2020

Anti-Dühring, Editions Sociales, Paris, 1973 

Dialectique de la nature, Editions Sociales, Paris, 1975 

L'origine de la famille, de la propriété privée et de l'Etat, Editions Sociales, Paris, 1972 

La guerre des paysans en Allemagne, Editions Sociales, Paris, 1974  

La question du logement, Editions Sociales, Paris, 1969

 

 

  1. Œuvres de Marx et Engels

 

Annales franco-allemandes, Les Editions Sociales/GEME, Paris, 2020 

La Sainte Famille, Editions Sociales, Paris, 1972 

L'idéologie allemande, Editions Sociales, Paris, 1976 

Le Manifeste du Parti Communiste, Editions Sociales, Paris, 1971 

La Nouvelle Gazette Rhénane [3 volumes], Editions Sociales, Paris, 1969-1971 

Lettres sur "Le Capital", Editions Sociales, Paris, 1964

Sur la religion [textes choisis], Editions Sociales, Paris, 1972 

Sur la littérature et l'art [textes choisis], Editions Sociales, Paris, 1954 

Correspondance [12 tomes - Novembre 1835-Octobre 1874], Editions Sociales, Paris, 1971-1989  

Correspondance [tome 13  1875-1880], Les Editions Sociales/GEME, Paris, 2020

 

 

  1. Biographies/essais

 

BRUHAT Jean, Marx-Engels, UGE-10/18, Paris, 1971 

CLAUDIN Fernando, Marx, Engels et la révolution de 1848, Maspero, Paris, 1980  

[Collectif], Souvenirs sur Marx et Engels, Editions du Progrès, Moscou, 1982  

COLLIN Denis, Friedrich Engels, philosophe et savant, Bréal, Paris, 2020 

CORNU Auguste, Karl Marx et Friedrich Engels, PUF, Paris, Tome 1, 1955 ; Tome 2, 1958 ; Tome 3, 1962 ; Tome 4, 1970  

DELBRACIO Mireille et LABICA Georges (dir), Friedrich Engels, savant et révolutionnaire, PUF, Paris, 1997 

GULLI Florian et QUETIER Jean, Découvrir Engels, Les Editions Sociales, Paris, 2020 

HUNT Tristram, Engels, le gentleman révolutionnaire, Flammarion, Paris, 2009 

RIAZANOV David, Marx et Engels, Anthropos, Paris, 1974  

ROSDOLSKY Roman, Friedrich Engels et les peuples "sans histoire". La question nationale dans la révolution de 1848, Syllepse [Paris], Page Deux [Lausanne], M Editeur [Montréal], 2018 

TEXIER Jacques, Révolution et démocratie chez Marx et Engels, PUF, Paris, 1998

26 septembre 2020

Walter Benjamin, 15 juillet 1892 - 26 septembre 1940

 

"La tradition des opprimés nous enseigne que «l'état d'exception» dans lequel nous vivons est la règle. Il nous faut en venir à une conception de l'Histoire qui corresponde à cet état."
 
 
(Thèses sur le concept d'histoire, 1940)
 
 
 

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20 août 2020

Léon Trotsky, 1879-1940

 

trotsky.jpgIl y a aujourd’hui 80 ans fut assassiné sur ordre de Staline un révolutionnaire russe réfugié au Mexique : Léon Trotsky.

Protagoniste de la Révolution d’Octobre et fondateur de l’Armée Rouge, ce nom ne parle probablement plus aux "jeunes" générations.

Il est vrai que la planète a subi de profonds bouleversements depuis 1940  -et notamment la disparition de l’URSS qu’il avait contribué à édifier avec ses camarades du Parti Bolchévik-  et que cette période de l’histoire humaine paraît bien lointaine en ce XXIème siècle "numérique", confronté entre autre à une catastrophe écologique de grande ampleur.

Les figures majeures de cette génération combattante  -comme Rosa Luxemburg (également assassinée, en 1919), Lénine (disparu en 1924) ou Antonio Gramsci (mort en 1937, suite à son long emprisonnement dans les geôles de Mussolini)-  appartiennent pour beaucoup à une époque définitivement révolue, intéressant au mieux de vieux passionnés d’archéologie politique !

Certes, leur œuvre et leur action sont datées, et leurs écrits ont depuis longtemps pris place dans des bibliothèques militantes un tantinet poussiéreuses.

On pourrait bien sûr discuter longuement de cette perception, ou palabrer sans fin concernant l’apport réel et l’(éventuelle) actualité de ces fortes personnalités d'hier, mais l’essentiel est ailleurs.

Car notre monde reste un monde intolérable, dominé par un capitalisme financier globalisé, perpétuant exploitation et oppression, générant encore et toujours de profondes injustices et inégalités sociales, menaçant directement la survie même de l’espèce humaine !

Plus que jamais, il ne s’agit donc pas seulement de l’interpréter mais de tout mettre en œuvre pour le changer, selon la formule de Marx.

Et c'est finalement le meilleur "hommage" que l'on puisse rendre à toutes celles et à tous ceux qui, depuis des siècles, ont lutté pour l'émancipation humaine !