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24 avril 2018

Ken Loach, Docteur Honoris Causa (ULB)

 

 

Un procès en sorcellerie

 

2017-2018 est, à l’ULB, l’Année des diversités. Un choix éthique clair face à la démultiplication des discriminations et des sectarismes, des exclusions et des fanatismes.

Il s’est exprimé aussi dans la désignation des quatre personnalités auxquelles seront remis les insignes de docteur honoris causa de l’Université : Siegi Hirsch, Ahmet Insel, Ken Loach et Christiane Taubira. Leur désignation exprime quatre volets différents d’un engagement constant contre l’injustice sociale et les discriminations, pour l’ouverture à l’autre à travers une solidarité sans frontières et sans rivages.

Depuis quelques semaines, une campagne de jour en jour plus violente a été lancée contre le choix du cinéaste britannique et ses promoteurs n’hésitent pas à parler de « la face hideuse » de Ken Loach et de « l’ignominie » de l’ULB. Leurs vraies raisons sont – assez malhabilement – déniées et ils invoquent en revanche des accusations d’antisémitisme et de négationnisme qui ne résistent pas à l’examen.

La première accusation porte sur une affaire vieille de plus de trente ans : la mise en scène par Loach en 1987 d’une pièce de théâtre du dramaturge socialiste Jim Allen Perdition. Cette pièce fut à l’époque déprogrammée avant la première[1]. Elle était inspirée de l’affaire Kastner qui eut un énorme retentissement en Israël dans les années 50. Rudolf Kastner, importante personnalité du parti travailliste Mapai, fit l’objet d’une campagne de dénonciations pour son rôle dans les négociations avec Eichmann et l’extermination des juifs hongrois au commencement de 1944. Après avoir été condamné en première instance par un tribunal israélien, il fut assassiné par un militant d’extrême-droite en 1957 puis innocenté par la Cour suprême d’Israël l’année suivante. Les accusateurs de Loach présentent l’affaire comme si ce jugement avait définitivement établi la vérité historique sur cette affaire et que c’était pure malignité antisémite de l’avoir ultérieurement exhumée Or il n’en est rien, la controverse, portant tant sur les faits que sur leur évaluation morale et politique, a été maintes fois relancée, notamment lors de la publication du livre Perfidy (1961) de Ben Hecht, important écrivain et scénariste juif américain et sioniste, dont il semble que Jim Allen se soit inspiré pour écrire sa pièce. Quoi qu’il en soit, Ken Loach n’en est pas l’auteur et ce qu’il dit de l’affaire Kastner dans son interview à la revue Ballast en octobre 2017, correspond, quasiment mot pour mot, à ce que disait de « l’étrange M. Kastner » la philosophe Hannah Arendt dans son célèbre livre Eichmann à Jérusalem. Va-t-on à nouveau accuser cette dernière d’être antisémite ?

La deuxième accusation, reprise d’un article de The Guardian en septembre 2017, serait d’avoir donné une « légitimité fallacieuse » à la négation de l’Holocauste dans une interview à la BBC. Loach s’était certes alors exprimé avec confusion et maladresse mais, sur le fond, pourquoi passer sous silence huit mois plus tard la mise au point limpide qu’il avait adressée à ce journal : « Dans [cette] interview à la BBC, j’ai été interrogé à propos d’un discours que je n’avais pas entendu et dont je ne savais rien. Ma réponse a été sollicitée pour suggérer que je pensais qu’il était acceptable de questionner la réalité de l’Holocauste. Je ne le pense pas. L’Holocauste est un événement historique aussi réel que la guerre mondiale elle-même et ne doit pas être mise en doute. Selon les mots de Primo Levi : « Ceux qui nient l’Holocauste sont prêts à le refaire ». Les premières images horribles que j’ai vues à l’âge de neuf ans sont gravées dans ma mémoire comme c’est le cas pour toute ma génération. Je connais l’histoire de la négation de l’Holocauste, sa place dans la politique de l’extrême-droite et le rôle de gens comme David Irving[2]. Insinuer que je pourrais avoir quelque chose en commun avec eux est méprisable. Un simple coup de téléphone aurait permis de clarifier ma position »[3].

 

ken_loach.jpg

 

Ces deux seules « pièces » des infamantes accusations d’antisémitisme et de négationnisme portées contre Ken Loach apparaissent dès lors comme un simple écran de fumée. Les vrais mobiles sont ailleurs : dans les engagements militants de Ken Loach en faveur de la cause palestinienne et au sein de la gauche travailliste, au côté de l’actuel leader du Labour, Jeremy Corbyn.

Dans un mouvement de dénégation indignée presque comique, les critiques de l’ULB rejettent l’idée que la question palestinienne intervienne ici le moins du monde. Même l’adhésion à la campagne BDS semble soudain trouver grâce à leurs yeux. Prenons en acte…

La situation politique en Grande-Bretagne, elle, est présentée sous un prisme grossièrement déformé, comme s’il s’agissait d’une vérité d’évidence que le Labour Party se trouvât submergé par l’antisémitisme, avec la complicité plus ou moins active de Jeremy Corbyn et sous les applaudissements de Ken Loach. Rappelons que depuis l’élection de Corbyn à sa tête à l’été 2015, le Labour a connu un essor spectaculaire, en adoptant une plate-forme résolument à gauche, en attirant de centaines de milliers de nouveaux adhérents, en s’affirmant comme la plus importante force dynamique et novatrice de la gauche européenne aujourd’hui. Pour ces raisons, il est l’objet d’une campagne incessante d’insultes et de diffamation. Pour qui suit l’actualité politique britannique, il ressort que les adversaires de Corbyn font flèche absolument de tout bois. Leur (provisoirement) dernière trouvaille a consisté à lui attribuer la responsabilité des manifestations marginales d’antisémitisme au sein du Labour et des trop nombreux exemples de cécité, d’indifférence ou de complaisance à leur égard. Une chose est d’estimer, comme Corbyn l’a souligné lui-même, qu’il faut absolument mettre en œuvre toutes les dispositions nécessaires pour extirper toute forme de complaisance envers l’antisémitisme, autre chose est de s’associer à une campagne politique dirigée contre la gauche par des politiciens conservateurs, de vieux chevaux blairistes sur le retour et le Daily Mail , ce champion toutes catégories du racisme et de la xénophobie.

Il y a bien longtemps que de fausses accusations d’antisémitisme ont été instrumentalisées par rapport aux enjeux israélo-palestiniens. Cela devient visiblement aussi une arme pour chercher à discréditer la gauche européenne.

Tout cela étant dit, les engagements de Ken Loach par rapport à la Palestine ou à la politique britannique ne sont en rien intervenus dans le choix de l’ULB de lui décerner un honoris causa. Elle l’a fait pour honorer la personnalité qui a produit une telle œuvre cinématographique exceptionnelle et l’ode à la diversité qui la traverse

 Il faudrait que les détracteurs qui l’accusent de « haine obsessionnelle » à l’encontre des juifs expliquent comment il peut se faire qu’on n’en trouve pas la moindre trace dans les dizaines de films qu’il a réalisés. Toute son œuvre est au contraire un hymne à la solidarité et à la fraternité sociales et internationales, à l’esprit de lutte contre toutes les formes d’oppression et pour la justice sociale, à l’image du juif Sam Shapiro, l’attachant militant syndical du film Bread and Roses.

Bienvenue à l’ULB, Ken.

Signataires : Mateo ALALUF (Professeur honoraire à l’ULB), Bernard BELLEFROID (cinéaste), Joëlle BAUMERDER (Directrice de la Maison du Livre), Marta BERGMAN (cinéaste), Stéphane BISSOT (comédienne), Jacques-Henri BRONCKAERT (producteur),  Walter BURNIAT (ancien Chef de Clinique Adjoint des Hôpitaux Universitaires de l'ULB), Catherine CHRISTOPHE  (ancien Chef de Service de Radiologie de l’HUDERF), Vanja D’ALCANTARA (cinéaste), Fabrice DU WELZ (cinéaste), Frédéric FONTEYNE (cinéaste), Pierre GILLIS (Professeur honoraire à l’Université de Mons), Anne GREGOIRE (Professeure honoraire à la Faculté de Médecine de l'ULB), Claire GREGOIRE (Professeure honoraire de la Faculté de Philosophie et Lettres de l'ULB), Laurent GROSS (Professeur à l’INSAS), Anne HERSCOVICI (Conseillère CPAS d’Ixelles), Heinz HURWITZ (Professeur honoraire à la Faculté des Sciences de l’ULB), Joachim LAFOSSE (cinéaste), Alain LAPIOWER (Président de l’Union des Progressistes Juifs de Belgique), Hugues LE PAIGE (journaliste), Pierre MARAGE (Professeur émérite et ancien Doyen de la Faculté des Sciences de l’ULB), Olivier MASSET-DEPASSE (cinéaste), Danièle MEULDERS (Professeure honoraire à l’ULB), David MURGIA (comédien), Robert PLASMAN (Professeur honoraire à l’ULB), Samuel TILMAN (cinéaste), Esther VAMOS (Professeure émérite à la Faculté de médecine de l’ULB), Jaco VAN DORMAEL (cinéaste), Jean VOGEL (Président de l’Institut Marcel Liebman)

      



[1] Elle sera finalement représentée, dans une autre mise en scène, en 1999.

[2] Le principal « historien » négationniste britannique

[3] « Ken Loach responds to Jonathan Freedland », http://www.jewishvoiceforlabour.org.uk/antisemitism/ken-loach-responds-jonathan-freedland/

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29 octobre 2017

Marx 2018

 

Réseau Marx 2018

L’année 2018 sera marquée par le bicentenaire de la naissance de Karl Marx. Peu de personnalités ont suscité autant d’engouements et de critiques, d’approbations vives et de détestations absolues. Éditions et interprétations de ses textes se comptent par centaines dans de multiples langues. Cet anniversaire interviendra dans une conjoncture particulière, à savoir dix ans après la crise des subprimes, la plus forte secousse du monde capitaliste depuis les années 1980.

marx.jpgDepuis la crise de 2008, un regain de références à l’œuvre de Marx est à constater dans les sciences sociales comme dans l’espace public. Ici et là, aux quatre coins du monde, il demeure une référence pour des chercheurs et chercheuses comme pour des courants politiques attachés à un changement radical de société.

Le comité d’initiatives « Marx 2018 » est lancé par des chercheurs et chercheuses, et des éditeurs et éditrices francophones de toutes disciplines et toutes générations. Il entend participer à ce renouveau en organisant et en coordonnant une série d’initiatives autour de Marx en 2018. Ouvert à tous et toutes, il a pour vocation de constituer un large réseau qui puisse faire connaître toute initiative autour de Marx en 2018, des recherches « marxologiques » jusqu’aux usages politiques contemporains. Structuré en France, il entend établir des contacts avec tous ceux et toutes celles qui, à l’échelle internationale, entendent œuvrer dans le même sens.

 

https://marx2018.hypotheses.org/

 

 

 

 

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01 juillet 2017

Time out !

indifférence.jpg

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24 juin 2017

Autour d'un centenaire (1)

Un révolutionnaire sans frontières

 

renouard.jpgFolio Biographies (Gallimard) publie un «Trotsky» de Michel Renouard [1]

Disons le sans détour, cette biographie n'apporte rien de vraiment neuf.

Utilisant abondamment les travaux de référence existants, notamment ceux d'Isaac Deutscher [2] et de Pierre Broué [3], et ayant largement recours à l'autobiographie de Trotsky lui-même [4], il s'agit d'un résumé correct de la vie du révolutionnaire assassiné en 1940.

Ni plus ni moins.

Mais aucune des questions politiques et théoriques liées à l'oeuvre et à l'action de Trotsky n'est sérieusement abordée et encore moins discutée : sa conception du parti, la théorie de la révolution permanente, ses analyses de l'ascension du fascisme et ses positions concernant le front unique ouvrier, la nature de l'URSS et le stalinisme, la fondation de la IVème Internationale, etc. [5]

Le lecteur en apprendra finalement plus sur sa vie privée ou les multiples péripéties d'une existence marquée par des emprisonnements, déportations, évasions ou exils forcés.

Nous sommes plus dans un récit d'aventures que dans un véritable essai sur l'une des grandes figures de la révolution d'octobre.

Les cyniques, ou celles et ceux qui sont revenus de tout, affirmeront que cela n'a guère d'importance car ce chapitre fait partie d'une histoire ancienne et n'intéresse plus personne aujourd'hui.

Soit. Ce discours est recevable. Mais sa pertinence reste sujette à caution.

Oui, les «10 jours qui ébranlèrent le monde» [6], et les personnalités qui ont joué un rôle dans ceux-ci, sont centenaires. Oui, la société évolue et il est illusoire de vouloir rejouer cet épisode de l'histoire du XXème siècle (une aspiration qui est toujours celle d'une certaine «extrême-gauche» qui a des difficultés à changer de logiciel politique).

Pour autant, le passé reste riche d'enseignements et il peut nous donner de précieuses indications sur les «impasses» à éviter dans l'avenir.

La compréhension d'événements historiques majeurs demeure utile pour redéfinir, ici et maintenant, un projet émancipateur renouvelé ; elle demeure nécessaire pour nous aider à relever les défis de notre époque, dominée par un large désenchantement et orpheline d'alternatives mobilisatrices...

Lire directement Trotsky dans le texte -ainsi que bien d'autres combattants pour la transformation radicale du monde, aujourd'hui disparus- demeure stimulant pour appréhender notre réalité dans le but de la changer.

Quant à ce petit ouvrage, il peut-être conseillé à tout qui connaît peu la période historique évoquée et voudrait en savoir un peu plus sur un militant dont le nom continue à susciter des réactions en sens divers.

A condition d'approfondir le sujet ensuite, bien sûr...

 

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trotsky1918.jpg

 

 

[1] Renouard Michel, Trotsky, Gallimard (Folio), Paris, 2017.

[2] Deutscher Isaac, Trotsky (I. Le prophète armé ; II. le prophète désarmé ; III. le prophète hors la loi), UGE 10/18 (6 tomes), Paris, 1972-1980.

[3] Broué Pierre, Trotsky, Fayard, Paris, 1988.

[4] Trotsky Léon, Ma vie, Gallimard (Folio), Paris, 1973.

[5] Sur ces questions, voir notamment : Mandel Ernest, Trotsky, Maspéro, Paris, 1980.

[6] Reed John, 10 jours qui ébranlèrent le monde, Editions sociales, Paris, 1974.

 

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09 juin 2017

Lettre de Jean-Luc Mélenchon aux Insoumis⋅es (9 juin 2017)

Madame, Monsieur

Chers Insoumis,

L’enjeu de l’élection législative a changé de nature ces dernières heures. Quatre jours avant le vote nous apprenons par le journal « Le Parisien » l’ampleur de la remise en cause du code du travail prévue par le gouvernement de monsieur Macron. Trois jours avant le vote, grâce au journal « Le Monde », nous découvrons un projet de transposition dans le droit commun des dispositions de l’Etat d’urgence. Ainsi tout le droit social et tout le système des libertés individuelles de notre pays sont désormais en cause.

Dans le premier cas il s’agit d’un coup d’état social puisque les parlementaires ne pourraient discuter ni amender une seule des décisions prévues par les ordonnances. Pourtant des milliers de questions très précises concernant la vie quotidienne des salariés sont en en cause : la durée du travail, les salaires, le droit d’alerte et celui de retrait en situation de danger, les motifs de licenciements, et ainsi de suite. Un siècle de luttes et de compromis sociaux vont être abrogés.

Dans le second cas toutes les protections qui garantissent les libertés individuelles vont être remises en cause. Par exemple les perquisitions à domicile et les mises en résidence surveillées pourront être ordonnées par le ministre de l’intérieur et les préfets sans aucune autorisation préalable d’un juge ! De même pour la surveillance des conversations privées téléphoniques. Et ainsi de suite.

Peut-être n’est-ce pas tout. Raison de plus pour refuser fermement de donner les pleins pouvoirs à Monsieur Macron comme il le réclame. Nos bulletins de vote prennent donc le sens précieux d’une mobilisation pour la défense de nos acquis sociaux et de nos libertés individuelles.

Si ceux qui ont voté pour le programme « L’avenir en commun » dont j’ai été le candidat à l’élection présidentielle confirment leur soutien à ce projet en votant pour les candidats de « La France Insoumise », nous serons le groupe de députés décisifs à l’Assemblée nationale. Les bulletins de vote marqués du logo « PHI » seront dans tous les bureaux de vote du pays. On ne peut se tromper.

Sur le terrain l’accueil qui est réservé à nos candidatures est bon. Parfois la présence au second tour se jouera à quelques voix comme à la présidentielles même si nous sommes en tête de toute l’opposition au système Macron. J’appelle donc a ne pas disperser les voix qui se sont rassemblées avec « La France insoumise » en avril dernier.

Enfin je remercie toutes les personnes qui ont manifesté leur solidarité en public comme en privé pendant l’interminable campagne de dénigrement qui s’est abattue sur moi sans limite de décence.

Je vous assure de mon engagement fidèle et constant au service de l’idéal humaniste écologique et social qui est le notre.

 

 

Mel Lille 3.jpg

 

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22 mai 2017

De l'utilité d'une élection...

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05 mai 2017

199 ème anniversaire de la naissance de Karl Marx

 

marx.jpg"Les hommes font leur propre histoire, mais ils ne la font pas arbitrairement, dans les conditions choisies par eux, mais dans des conditions directement données et héritées du passé.

La tradition de toutes les générations mortes pèse d'un poids très lourd sur le cerveau des vivants. Et même quand ils semblent occupés à se transformer, eux et les choses, à créer quelque chose de tout à fait nouveau, c'est précisément à ces époques de crise révolutionnaire qu'ils évoquent craintivement les esprits du passé, qu'ils leur empruntent leurs noms, leurs mots d'ordre, leurs costumes, pour apparaître sur la nouvelle scène de l'histoire sous ce déguisement respectable et avec ce langage emprunté.

C'est ainsi que Luther prit le masque de l'apôtre Paul, que la Révolution de 1789 à 1814 se drapa successivement dans le costume de la République romaine, puis dans celui de l'Empire romain, et que la révolution de 1848 ne sut rien faire de mieux que de parodier tantôt 1789, tantôt la tradition révolutionnaire de 1793 à 1795. C'est ainsi que le débutant qui apprend une nouvelle langue la retraduit toujours en pensée dans sa langue maternelle, mais il ne réussit à s'assimiler l'esprit de cette nouvelle langue et à s'en servir librement que lorsqu'il arrive à la manier sans se rappeler sa langue maternelle, et qu'il parvient même à oublier complètement cette dernière"



 

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23 avril 2017

Jour J !

mélenchon lyon.jpg

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22 avril 2017

Jour J - 1

dessin force du peuple.jpg

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21 avril 2017

Jour J - 2

Mel Lille.jpg

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20 avril 2017

Jour J - 3

Mel Lille 3.jpg

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19 avril 2017

Jour J - 4

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