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10 janvier 2020

26 mai, les jours d'après (XV)

 

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Dans une tribune libre publiée par le quotidien Le Soir (27/12/2019), les responsables de la FGTB, de la CSC et de la CGSLB ont saisi l’occasion du 75ème anniversaire de la Sécu pour exiger un sauvetage financier de celle-ci.

Mais leur analyse et leurs propositions laissent perplexes !

"Face aux réductions de cotisations distribuées par les gouvernements successifs, sur le dos de la sécurité sociale, il faut prévoir un financement alternatif adéquat."

Précisément, il ne viendrait pas à l'idée des dirigeants syndicaux d'agir afin que l'on mette fin à ces cadeaux à répétition aux employeurs, et pour que l'on rétablisse le paiement des "cotisations sociales" (qui, rappelons-le, font partie de notre salaire !) à leur niveau d’antan ?

Et de proposer tout de go un financement "alternatif" sous la forme d'une "cotisation sociale généralisée" (CSG) qui serait payée par tout le monde, et donc aussi par les travailleurs (comme s'ils ne payaient déjà pas suffisamment la facture des politiques austéritaires, depuis des décennies...) !

C’est franchement irrecevable !

Pour alimenter les caisses de la Sécu, en plus d'un relèvement de la part patronale épinglé plus haut , il existe pourtant de véritables solutions de rechange : augmenter les salaires pour toutes et tous, à commencer par le salaire minimum ; assurer -enfin !-  l'égalité salariale entre les hommes et les femmes, et donc réaligner à la hausse les salaires de ces dernières ! ; remettre dans le circuit professionnel les centaines de milliers de "sans-emploi" (notamment via une réduction généralisée du temps de travail) et permettre, dès lors, des centaines de milliers de rentrées supplémentaires en cotisations dans les caisses de la Sécu !

Et si cela ne suffisait pas encore, il n'est pas interdit de taxer les fortunes ou de mettre un terme à la fraude fiscale éhontée et à l'énorme fuite des capitaux qui caractérisent ce pays !

Naturellement, impossible de concrétiser une telle politique réellement alternative -elle !- en restant enfermé dans le système de la "concertation sociale" qui n'a fait qu'entériner des reculs sociaux depuis 30 ans !

Mettre à nouveau sur la table une CSG, au moment où les partis affutent leurs propositions pour constituer un gouvernement fédéral, est par conséquent un bien mauvais signal...

 

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Le président de la Région wallonne veut éviter de nouvelles élections pour éviter une nouvelle ‘’montée des extrêmes’’ !

Difficile néanmoins d'anticiper un résultat électoral mais l'essentiel est ailleurs.

Elio Di Rupo, comme d'autres responsables politiques, sait que les ''partis traditionnels'', tel le PS, sont de plus en plus rejetés ! Parce qu'ils n'apportent aucune réponse aux problèmes de la population, si ce n'est de l'austérité, encore de l'austérité, toujours de l'austérité !

Or, les gens sont fatigués de la croissance des inégalités et de la pauvreté, des privatisations de services publics à répétition, de la casse de la Sécu, du blocage récurrent des salaires, des pensions de misère pour un grand nombre, de la fiscalité inéquitable qui a transformé le pays en paradis (fiscal) pour les fortunés et en enfer (fiscal) pour les autres, du chômage et des emplois au rabais, des pratiques affairistes des politiciens et de leurs proches, du ''mal-être'' et du ''mal-vivre'' qui se généralisent pendant qu'une minorité festoie ! Et ils sont interloqués par l'inertie des gouvernants face à l'aggravation constante de la ''crise du réchauffement climatique'' et la destruction accélérée des écosystèmes !

Le ''dégagisme'' gagne donc du terrain et effraie un petit monde politicien qui s'accroche au(x) pouvoir(s) depuis tellement longtemps.

Bref, si un nouveau rendez-vous avec l'électorat pouvait amplifier ce mouvement, pourquoi pas ? Certes, il y a la menace du Vlaams Belang ! Sauf que ce n'est pas en se cachant la tête dans le sable que celle-ci pourra être éradiquée, mais en la combattant frontalement, en ce y compris sur le terrain institutionnel... 

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20 décembre 2019

26 mai, les jours d'après (XIV)

 

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Elio Di Rupo profite d’un entretien accordé au quotidien De Morgen pour brocarder le PTB : "Le syndicat a été infiltré par le PTB. Et pas un petit peu. C'est un problème. Quand j'entends parler le PTB, je m'imagine dans l'Union soviétique des années 50 et 60, avec une économie dirigée par l'État et un bureau politique qui décide de tout". 

Il n’est pas certain que l’ancien président du PS ait vraiment le sens du timing. En effet, il crache son animosité au moment même où son parti, Solidaris et la FGTB mettent en scène leur engagement commun pour la Sécurité sociale, à l’occasion du 75ème anniversaire de celle-ci !  

 

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On attend maintenant son commentaire concernant les liens étroits entre direction syndicale, parti et mutualité ! 

On pourrait en sourire, mais il n’est pas anodin que ces propos soient tenus dans la presse du nord du pays.  Comme s’il s’agissait de rassurer les futurs partenaires de la droite flamande quant au caractère modéré et parfaitement responsable de sa famille politique… 

Car, derrière cette irritation appuyée face aux progrès électoraux constants du PTB, se situe l’essentiel.

Le PS, depuis des décennies et sans le moindre état d’âme, gère l’’’Etat (bourgeois) Belgique’’ avec les libéraux et/ou le CD&V/Cdh ! Et, dans cet exercice, il est particulièrement zélé pour appliquer les politiques libérales exigées par la FEB et le VOKA !  

Le bilan de ses 26 années consécutives de participation gouvernementale, entre 1988 et 2014, est ici terriblement édifiant !  

Rappel. 

- Le ‘’plan global’’ (qui a par ailleurs réussi la prouesse, en 1993, de provoquer la première grève générale nationale en front commun syndical depuis la fin de la seconde guerre mondiale !) !

- Le traficotage du système d'indexation (‘’index-santé’’, c’est-à-dire un index calculé à partir d’un‘’panier de la ménagère’’ (sic) lesté de certains produits pourtant largement consommés, comme les produits pétroliers) !

- La loi de 1996 sur la ‘’compétitivité’’ qui cadenasse les augmentations de salaire (alignement sur nos trois ‘’concurrents’’ géographiquement les plus proches) !

- Le ‘’pacte des générations’’ (qui lui aussi avait suscité, en 2005, de vives réactions syndicales, principalement de la... FGTB) !

- Les privatisations d'entreprises publiques !

- Les cadeaux fiscaux aux plus riches et aux multinationales (comme ces ‘’intérêts notionnels’’ qui ont permis à Di Rupo de se rendre à Davos pour vanter notre petit ‘’paradis’’ pour des investisseurs avides de profits et de dividendes élevés) !

- Les réductions régulières de ‘’cotisations patronales’’ (en fait le ‘’salaire différé’’ des travailleurs !)  qui ont plongé la Sécu dans les difficultés (sous-financement) !

- L’inertie face à la fraude fiscale et face à la fuite des capitaux !

- La ratification des traités austéritaires européens !

- La chasse aux chômeurs (qui a ‘’fait saigner des cœurs’’ du côté du Boulevard de l'Empereur !) !

 

 

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Il faut ajouter à ce sombre panorama cette autre consternante réalité : le PS est un ‘’parti de parvenus’’ qui ne sait plus se dépatouiller de ses multiples ’’affaires’’ ! De la saga Agusta [jamais dans l’histoire de ce pays une famille politique avait vu ses présidents lourdement condamnés  -Guy Spitaels et Frank Vandenbroucke (l’homme qui brûlait des billets de banque !), mais également des ministres (Guy Coëme…) et même un secrétaire général de l’OTAN, Willy Claes !] à la saga Nethys, en passant par les innombrables turpitudes des socialistes carolos sans oublier les péripéties du Samu social à Bruxelles, la liste est longue. Actuellement encore, ce sont les émoluments drôlement élevés de l’Administrateur de la RTBF (Philippot) et les tracas judiciaires d’Alain Mathot  (lequel avait en son temps sauvegardé son ‘’immunité parlementaire’’ grâce à l’appui de… la N-VA !) qui défraient la chronique...

Last but not least, ces différents gouvernements de collaboration avec la droite se sont aussi illustrés par leur immobilisme face à la grave crise du ‘’réchauffement climatique’’ ! 

 

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Aujourd’hui, rien n’indique que Paul Magnette soit prêt à changer de cap ! 

Nommé ‘’informateur’’ il y a quelques semaines, le nouveau patron du PS avait rédigé une note de discussion dans laquelle il ignorait largement les principales promesses de son parti affichées lors de la campagne électorale : ni retour de l’âge légal de la retraite à 65 ans, ni rétablissement de la tva sur l’électricité à 6 % (en lieu et place des 21 % actuels !), ni impôt sur la fortune, ni pension minimale à 1500 € net immédiatement, ni mesures sérieuses concernant la lutte contre la fuite des capitaux, ni salaire minimum à 14 €/heure, ni refinancement des services publics, ni resocialisation des entreprises privatisées, ni mesures efficaces pour lutter contre la pauvreté, et rien  -absolument rien !- de consistant concernant la crise écologique ! 

Certes les véritables négociations n’ont pas encore commencé et un document de travail peut être amélioré. Ainsi, le PS aura l’opportunité de défendre ses propres priorités. Mais les autres formations politiques soutiendront également les leurs ! Et précisément, au vu de l’histoire de ces dernières décennies, il ne faut pas être un prix Nobel pour deviner que le prochain programme gouvernemental s’inscrira dans la continuité des précédents, avec au menu beaucoup d’économies budgétaires, beaucoup d’austérité pour le plus grand nombre, beaucoup d’avantages pour le patronat, et peu de réelles avancées pour le social ou l’environnemental ! Tout simplement parce que la ‘’social-démocratie’’ est incapable d’entrevoir un autre horizon que celui du capitalisme et de sa gestion respectueuse ! 

Et c’est parce qu’elle ne propose pas de véritable solution de rechange aux recettes austéritaires des néo-libéraux que le PTB apparaît comme la seule alternative crédible ‘’à gauche’’ ! 

De quoi continuer à entretenir le ressentiment des dirigeants du PS à l’encontre de cette gauche décomplexée qui les contourne et qui n’est pas décidée, pour le moment, à abdiquer !

 

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04 décembre 2019

26 mai, les jours d'après (XIII)

 

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Paul Magnette redouble d’efforts pour dégager des convergences ouvrant la voie à une majorité avec… la droite libérale ! La perspective d’un gouvernement mettant en œuvre une politique sociale-libérale ne semble pourtant guère émouvoir le «peuple de gauche». Alors que le passé nous apprend que ces gouvernements de coalition sont toujours plus libéraux que sociaux, en témoignent les 26 années consécutives de présence du PS dans un exécutif fédéral (du 9 mai 1988 au 26 mai 2014) ! A l’évidence, du côté du Boulevard de l’Empereur, on joue à fond la carte de l’épouvantail N-VA, alibi idéal pour justifier une nouvelle coalition avec l’Open Vld et le MR… 

Manifestement, les grandes envolées de la campagne électorale vont donc une nouvelle fois tomber dans les oubliettes de notre histoire politique. Ainsi, on allait voir ce qu’on allait voir  -on promettait notamment de revenir sur les mesures les plus funestes de la «Suédoise» !-, et on découvre maintenant des intentions où il n’est nullement question de rétablir l’âge légal de la retraite à 65 ans ou de réinstaurer un taux de TVA de 6 % sur l’électricité (en lieu et place des actuels 21 % !). Par contre, au nom de la sacro-sainte «compétitivité» capitaliste, il est bel et bien question d’accroître encore les efforts en matière de «flexibilité» du travail, il est bel et bien question de favoriser «la liberté d’entreprendre», et il est bel et bien souhaité une augmentation de la «productivité» générale (ce qui, à l’heure d’une catastrophique «crise écologique» qui menace l’espèce humaine et une bonne partie du vivant, est un tantinet criminel !). 

Ajoutons l’absence de mesures sociales fortes, comme un salaire horaire minimum de 14 €, ou de mesures sociales qui auraient également un impact pour le combat contre le «réchauffement climatique», comme une réduction généralisée de la durée du temps de travail !

Ne parlons même pas d’un impôt sur la fortune ou d’une réorientation radicale de notre système fiscal particulièrement inique ! 

Il n’y a donc rien d’enthousiasmant à attendre de la tambouille politicienne en préparation sous nos yeux. Il n’y aura pas de changements fondamentaux sans mobilisations sociales et sans mobilisations «pour le climat», de grande ampleur.

Car sans luttes il est impossible de modifier les rapports de force et il est impossible de significativement faire «bouger les lignes»

 

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25 novembre 2019

26 mai, les jours d'après (XII)

 

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C’est clair comme de l’eau de roche : il n’y aura pas de gouvernement fédéral de plein exercice cette année ! 

L’Etat Belgique est une nouvelle fois plongé dans une crise aigüe et il devient de plus en plus difficile pour les principaux acteurs politiques de dégager une solution. 

Comment expliquer l’embrouillamini actuel ? 

Principalement par deux faits essentiels :  

1. La «crise de la représentation politique» -sans cesse renforcée par l’incapacité des courants historiques traditionnels à apporter des réponses convaincantes aux déficits sociaux et écologiques, dans un monde en pleine dérive mortifère-,  a renforcé l’éclatement du paysage parlementaire d’une part, et d’autre part la méfiance voire le rejet d’un nombre croissant de citoyen(ne)s vis-à-vis de la «gestion de la Cité».

2. Les différentes réformes de l’Etat n’ont jamais débouché sur une vraie stabilisation institutionnelle, et la «question nationale» -sans cesse refoulée mais jamais réellement solutionnée !-  continue à peser lourdement.

Les résultats du 26 mai sont particulièrement instructifs concernant ces deux constats. 

- Les plus anciennes formations politiques de ce pays ont toutes été sanctionnées et les différents exécutifs qui étaient en place ont encaissé un incontestable revers. Pour ne prendre que l’échelon fédéral, la «coalition suédoise» a perdu 22 sièges ! Et cette dégringolade n’a pas profité aux deux partis socialistes, qui étaient pourtant dans l’opposition, et qui se retrouvent aujourd’hui avec 7 députés de moins qu’il y a 5 ans ! Cette déroute généralisée contraste avec le succès du Vlaams Belang (VB), d’Ecolo-Groen et… du PTB-PVDA ! Ces «vases communicants politiques» ont suscité une petite onde de choc, difficilement occultée par les habituels cris de victoire des uns et des autres lors de la soirée électorale…

- Autre secousse : la confirmation de l’existence de «deux pays» et de deux configurations politiques diamétralement opposées ! Avec le renforcement d’un centre de gravité situé (très) à droite en Flandre ; avec une Wallonie nettement plus à gauche ! Et au Nord, c’est surtout la «droite de la droite » qui a marqué des points ; tandis qu’au Sud, c’est la «gauche de la gauche» qui a le plus progressé ! Le VB est maintenant le deuxième parti de la Chambre (18 députés) et le PTB-PVDA a multiplié par six sa représentation (12 députés pour 2 en 2014 !) !

- Au total, 12 formations se partagent les 150 sièges du Parlement fédéral ! Certes, à l’exception du groupe présidé par Raoul Hedebouw, tous placent leur action et leur projet politiques dans le cadre du capitalisme, jugé «indépassable» ! Mais il existe néanmoins entre ces forces des différences programmatiques et des sensibilités diverses sur les problématiques économiques, sociales, écologiques, sociétales et institutionnelles…

- Les deux partis dominants sont directement contestés sur leur identité revendiquée. En Flandre, sur sa «droite», la N-VA doit tenir compte du retour en forme du VB ! En Wallonie-Bruxelles, sur sa «gauche», le PS doit prendre en considération la progression significative du PTB !

- Les différents exécutifs des entités fédérées sont au travail, sur la base d’orientations divergentes. Ce qui ne devrait pas constituer un handicap dans un Etat fédéral assumé, mais ce qui reste une difficulté en Belgique lorsque des configurations antagoniques doivent se retrouver et se confronter, afin de constituer une majorité gouvernementale suffisamment cohérente pour tenir la distance d’une législature !

 

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C’est dans ce contexte particulièrement complexe qu’«informateurs», «démineurs», «explorateurs», «formateurs»  -peu importe le terme retenu- cherchent «la» formule qui permettra de (re)mettre sur les rails un exécutif fédéral disposant d’un appui majoritaire à la Chambre des représentants, capable de rencontrer peu ou prou les aspirations populaires et à même de répondre de manière satisfaisante à l’impatience grandissante de celles et ceux «d’en bas». 

Sans surprise, depuis des mois, les observateurs et les médias dominants ont demandé au PS et à la N-VA de s’associer. Et sans surprise, cette perspective peine à se concrétiser car tout ce beau monde marche sur des œufs. Bart de Wever et consorts, sous la menace du VB, ne peuvent se permettre d’importantes concessions, ni sur le plan socio-économique, ni sur le plan de la gestion des migrations, ni bien sûr sur le plan institutionnel ! Le PS, qui a dénoncé durant cinq ans la connivence du MR avec les nationalistes flamands et qui a gauchi son programme pour damer le pion au PTB, ne peut se permettre de trop vite rétropédaler ! Histoire d’éviter une rupture supplémentaire avec sa base la plus militante et avec les ailes syndicales les plus combatives ! 

Paul Magnette tente donc d’enclencher un «plan B», à savoir une majorité «arc-en-ciel» reprenant socialistes, écologistes et… libéraux ! Il n’exclut d’ailleurs pas des apports du CD&V, de Défi et… du Cdh ! 

La difficulté est ici de persuader des partis flamands à monter au Fédéral tout en étant minoritaires dans leur propre communauté, et qui se retrouveront donc sous le feu d’un puissant bloc N-VA/VB ! 

Difficulté mais pas impossibilité : en 2014, l'hypothèse d'une participation gouvernementale du MR, ultra minoritaire dans la partie francophone du pays, était considérée comme une opération «kamikaze» et l’on sait ce qu’il en est finalement advenu : Michel Ier ! 

L’Open Vld semble d’ailleurs ne plus fermer la porte, la perspective d’un poste de premier ministre n’est sans doute pas étrangère à ce positionnement recalibré. 

Certes, la perspective d’une N-VA rejetée dans l’opposition ne fera pas pleurer dans les chaumières progressistes. Mais un gouvernement «arc-en-ciel» serait un gouvernement comprenant plusieurs partis de… la défunte «Suédoise» ! Et qui peut croire que c’est en s’associant avec les libéraux et/ou le CD&V que l’on pourra changer de cap politique ? 

D’autant que la Commission européenne presse la Belgique de respecter les règles de l’UE en matière de déficit budgétaire. Traduction : il ne faut pas relacher les efforts, ce qui pour les libéraux de toutes obédiences et de tous les pays signifie poursuite des politiques «austéritaires» ! 

Jusqu’où PS/SPA/ECOLO/GROEN sont-ils disposés à continuer dans cette voie, alors que le (re)financement des services publics, de la Sécurité sociale, de mesures d’ampleur contre le «réchauffement climatique», de la lutte contre la pauvreté et les inégalités…, est pressant ? 

Notre histoire politique nous enseigne qu’il ne faut pas trop entretenir d’illusions quant à la fermeté de ces formations «de gauche» ! Pour autant, construire un accord de majorité reste extrêmement compliqué et tout reste possible, en ce compris l’organisation de nouvelles élections ! 

Mais ce serait une erreur de regarder passivement cette agitation politicienne et d’attendre tranquillement que la situation se décante. Absence de gouvernement fédéral ou pas, seules les mobilisations sociales de toute nature permettent de construire des rapports de force qui seront indispensables dans les mois et les années à venir… 

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21 novembre 2019

26 mai, les jours d'après (XI)

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Après cinq années, ou presque (!), de gouvernement N-VA/MR, le déficit public est en hausse et devrait atteindre les 11 milliards € en 2020 ! Un échec retentissant pour les partis de droite s’érigeant volontiers en champions de la «bonne gouvernance». Et leur incapacité à rester unis jusqu’au bout d’une simple législature n’a évidemment pas contribué à améliorer cette situation budgétaire. 

La Commission européenne en profite pour pointer du doigt une fois encore la Belgique pour l’insuffisance de la réduction de sa dette publique et son incapacité à revenir à l’équilibre structurel.  

Il n’en fallait pas plus pour que les libéraux de toute obédience et des observateurs complaisants appellent déjà le futur gouvernement fédéral à prendre des mesures fortes et douloureuses (pour la population s’entend, naturellement !) 

Ce matin encore, sur les antennes de la RTBF, un chroniqueur expliquait que des «arbitrages» seraient nécessaires, faute de moyens suffisants ! 

Cette petite musique n’a certes rien d’originale mais elle mérite une réponse claire. 

Il ne s'agit pas de mettre en concurrence des besoins sociaux et des souffrances, il ne s'agit pas de trancher entre des désarrois et des inquiétudes, il ne s’agit pas de se résigner à de nouveaux sacrifices ! Il s'agit de rencontrer les légitimes demandes de la société, ce qui passe notamment -notamment !-  par un refinancement de l'ensemble des services publics et parastataux !  

Impossible à financer ? Tiens donc…   

 

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Trouver des milliards € pour acheter des engins de mort (avions F35) ? No problemo !  

Laisser la fraude fiscale et la fuite des capitaux proliférer (des dizaines de milliards € chaque année !) ? No problemo !  

Arroser les grandes entreprises en multipliant les cadeaux fiscaux ? No problemo !  

Payer des salaires exorbitants aux CEO des entreprises dites «publiques» ? No problemo !  

Verser des millions € à des créatures politiques comme Stéphane Moreau et ses comparses affairistes ? No problemo !  

Mais dégager des moyens pour la SNCB, la justice, le secteur des soins de santé, l’enseignement : problemo ! 

Mais opter résolument pour d’indispensables investissements dans des mesures ambitieuses pour contrer le réchauffement climatique : problemo !  

Mais pour éradiquer la pauvreté, résoudre la question du chômage de masse et de l’exclusion sociale : problemo ! 

En réalité, le vrai courage d’une prochaine majorité fédérale ne consistera pas à partager la misère, il sera d'aller chercher l'argent là où il se trouve en surabondance afin de permettre un véritable changement de cap !  

En rééquilibrant la fiscalité. En taxant la fortune et les gros patrimoines. En refinançant la Sécu par le paiement de justes «cotisations sociales» (salaire différé des travailleurs !) par les employeurs. En se donnant les moyens d'enrayer la criminalité en col blanc et d’éradiquer les innombrables fraudes des détenteurs de capitaux qui enlèvent de considérables moyens financiers à la collectivité. 

Et puis, surtout, il faut cesser de s'incliner devant les diktats de l'Union européenne et avoir l’audace de dénoncer des «règles» inacceptables en matière d'«orthodoxie budgétaire» (les fameux 3 % !). Ce qui passe par la contestation des traités qui appauvrissent les peuples et détruisent les écosystèmes !  

 

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En d’autres termes, il faut cesser de se résigner à l'austérité sans fin pour le plus grand nombre afin d'enrichir toujours plus une minorité de privilégiés ! 

Assez d'arbitrages bidons, place à de vraies politiques alternatives qui n'hésitent pas à prendre les problèmes à la racine, c'est-à-dire à remettre radicalement en question les politiques de rapine d'une oligarchie financière parasitaire.

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09 novembre 2019

Après 580 jours d'emprisonnement...

 

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06 novembre 2019

26 mai, les jours d'après (X)

 

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C’est confirmé : de nouvelles pertes d’effectifs sont planifiées chez Proximus, pourtant une société très rentable, qui accumule de jolis bénéfices et rémunère somptueusement ses actionnaires !

Le capitalisme est décidément immuable dans ses fondements anti-sociaux : l’exploitation du travail reste son alpha et omega, et dans les entreprises l’emploi demeure l’éternelle «variable d’ajustement» de restructurations à répétition !

Le volume du personnel va donc diminuer et ses conditions de travail vont encore se détériorer !

Le fait que Proximus est toujours officiellement une «entreprise publique» ne change d’ailleurs rien à la donne, car il y a longtemps qu’un «management» issu du secteur privé est aux commandes et a reçu carte blanche pour imposer une logique de rentabilité financière décomplexée !

Non seulement des «licenciements secs» sont aujourd’hui au menu, mais tout sera mis en œuvre pour pousser des salariés à quitter «volontairement» l’entreprise ! De plus, un certain nombre d’acquis arrachés par les générations précédentes seront bradés !

Une fois de plus l’on est en droit de se poser la question de la «stratégie syndicale» adoptée.  Car après les lourdes concessions des dernières décennies, voici à nouveau les trois «organisations syndicales représentatives» engagées dans (la dernière ligne droite) de pseudo-négociations pour «limiter» la saignée, alors qu’il faudrait la stopper une fois pour toutes !

Il est à craindre que ce nouveau coup de force de la direction n’apaise ni les décideurs ni les actionnaires dans leur frénésie de profits, et que d’autres plans de régression soient à l’ordre du jour dans un avenir rapproché.

Il est de toute manière inutile de miser sur un prochain gouvernement pour un changement radical d’orientation concernant les «entreprises publiques». Et on peut craindre une privatisation plus poussée, même si une fois la vache vendue on ne pourra plus la traire ! Car le déficit budgétaire a pris de telles proportions, après cinq années de gouvernement des droites, qu’un «sauve qui peut» financier n’est pas à exclure…

 

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Après un tour de piste parfaitement dispensable des duettistes Bourgeois et Demotte, voici maintenant que le boss fraichement émoulu du PS, Paul Magnette, prend le relais.

Il recevra donc… les mêmes partis, mais il essaiera, nous dit-on, de constituer un gouvernement «arc-en-ciel», c’est-à-dire sans la N-VA.

Suite à cette nouvelle péripétie dans la «crise politique belge», nous avons alors eu droit à un échange d’invectives de part et d’autre, chacun essayant de rejeter la responsabilité des difficultés actuelles sur son principal concurrent au pouvoir.

Il faudrait quand même rappeler à tous ces «responsables politiques» qui guerroient verbalement sur la scène médiatique -avant peut-être une spectaculaire réconciliation dans quelques semaines/mois !-, une des leçons du scrutin du 26 mai dernier : tous les partis traditionnels et la N-VA ont été sanctionnés dans ces élections ! Ainsi, la coalition des droites (la «Suédoise») a perdu 22 sièges (sur 150) au Parlement fédéral, tandis que de leur côté, PS et SPA -bien que dans l'opposition depuis 2014 !- ont perdu respectivement 3 et 4 députés !

Bref, ces gens se gargarisent souvent du «signal de l'électeur», mais ils n'ont jamais d'états d'âme lorsqu'il s'agit de plonger dans la tambouille politicienne pour sauvegarder de précieux strapontins...

 

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10 octobre 2019

D'un révisionnisme historique à l'autre...

 

L'histoire ne peut être instrumentalisée par un pouvoir politique et la résolution votée par une majorité de parlementaires européens amalgamant le nazisme et le "communisme" est inacceptable ! Mais on a aussi pu constater au cours de cette séquence polémique une grande confusion idéologique, d'aucuns persistant à identifier stalinisme et communisme ! Au motif d'une (juste) indignation suscitée par les basses manoeuvres du Parlement européen, on a ainsi pu lire des commentaires qui réhabilitent "en contrebande" l'URSS stalinienne, en escamotant notamment le caractère totalitaire de ce régime et ses innombrables crimes ! Ci-dessous, une mise au point utile du politologue Jean Vogel (La Libre Belgique, «Il faut répondre à la vision de l’histoire que propose le Parlement européen. Mais il faut le faire avec justesse») [1]

 

La résolution du 19 septembre du Parlement européen qui condamne de façon équivalente le régime génocidaire hitlérien, fondé sur le racisme biologique et l’antisémitisme éradicateur, et le communisme est un amalgame confus et une opération politique qui prend l’histoire en otage.

Sur le plan historique, il est parfaitement légitime de critiquer cette résolution qui amalgame régimes nazi et stalinien et ne permet, de ce fait, ni d’analyser, ni de comprendre les spécificités de chacun d’eux (ne fut-ce que les différences fondamentales des soubassements idéologiques du nazisme et du communisme), ni comment ils en sont arrivés à conclure ensemble un Pacte en 1939. La vision donnée de l’histoire est biaisée, en ne soufflant mot des responsabilités d’autres Etats européens dans le conflit, ou en occultant le rôle joué, à partir de 1941, par les soldats soviétiques dans la victoire contre le nazisme. L’histoire est une fresque complexe dont on ne peut isoler artificiellement certains éléments et en dissimuler d’autres pour les besoins d’une cause.

Sur un plan plus politique, dans une confusion savamment entretenue entre passé et présent, le texte européen amalgame dénonciation du stalinisme et condamnation de l’ «idéologie communiste». Or, si Staline s’est réclamé du communisme, il a existé et existe encore une variété de courants communistes non-staliniens qui se sont opposés (subissant dans leur chair la répression stalinienne) et s’opposent toujours au stalinisme. La volonté d’établir -comme c’est commun aujourd’hui- de manière téléologique et mécanique un lien automatique entre marxisme et terreur stalinienne, débouche toujours sur la défense du statu quo et la condamnation de toute alternative radicale.

Mais le problème de la tribune publiée dans La Libre  -et elle n’est pas la seule dans ce cas- est qu’elle répond à la confusion par la confusion et à la caricature par la caricature. Répondre à la tentative européenne d’imposer une «histoire» officielle en reprenant de facto quasiment tels quels les poncifs de la version officielle stalinienne, décrédibilise la critique justifiée de cette résolution.

La tribune résume les idées-forces de cette résolution d’une façon à ce point biaisée qu’elle en rend impossible toute critique objective.

Dire que le Pacte germano-soviétique a été le déclencheur de la Deuxième Guerre mondiale constitue une vérité historique incontestable. Ce n’est pas dire que ce Pacte épuise la causalité d’ensemble mais qu’il a représenté la «cause efficiente» dans une conjoncture donnée. Dès les premiers jours de la guerre, quelqu’un comme Trotsky avait parfaitement exposé cette distinction : «les causes principales de la guerre doivent être cherchées dans les insurmontables contradictions de l’impérialisme mondial. Toutefois, l’élément déterminant pour que puissent commencer les opérations militaires fut la conclusion du pacte germano-soviétique… Il n’est rien qui puisse effacer ceci de l’histoire» [2]. Hitler a signé le pacte pour pouvoir commencer la guerre (agresser la Pologne en ayant les mains libres à l’Est). Staline a signé le pacte pour rester en-dehors du conflit, tout en réalisant des conquêtes territoriales. En tant que cosignataires Hitler et Staline portent tous deux une responsabilité, mais d’ordre différent. Hitler est l’agresseur, Staline le complice qui lui a facilité l’agression. Comme l’écrivait Victor Serge, dans sa chronique du journal liégeois La Wallonie : «Que le pacte de non-agression signé par les représentants d’Hitler et de Staline soit en réalité un pacte d’agression contre la Pologne, avec répartition des rôles actifs et passifs, voilà ce dont on ne saurait plus douter…» (12 septembre 1939) [3].

La tribune publiée dans La Libre verse carrément dans le révisionnisme historique. Elle présente le Pacte comme répondant exclusivement au dessein de Staline «de retarder un affrontement auquel l’URSS n’était pas prête» en restant en dehors des hostilités armées. Elle passe totalement sous silence les protocoles secrets signés en même temps que le Pacte ou quelques semaines plus tard, par lesquels Hitler et Staline se partageaient les «sphères d’influences» en Europe de l’Est : quatrième partage de la Pologne en septembre 1939, guerre de l’URSS contre la Finlande en décembre, occupation militaire des Etats baltes suivie de leur annexion en juin 1940 et annexion le même mois de la Bessarabie et de la Bucovine. Là il ne s’agissait pas seulement pour Staline de «gagner du temps» mais de partager le butin. Si l’on y ajoute la collaboration militaire et économique de grande ampleur (sans les fournitures de pétrole soviétique pas de Blitzkrieg de la Wehrmacht en avril-mai 1940), il est conforme à la vérité historique d’affirmer que la «neutralité» officielle de l’URSS pendant la première phase de la guerre recouvrait en réalité «deux ans d’alliance germano-soviétique» (titre d’une étude limpide de l’ancien dirigeant communiste italien Angelo Tasca publiée en 1949).

La tribune de La Libre utilise des euphémismes («régimes imposés par la violence», «territoires récupérés») pour éviter de dire que les annexions soviétiques et leurs suites (déportations de masse par exemple) sont d’abord le produit de l’accord entre Hitler et Staline. Les cent-cinquante communistes et antifascistes allemands, avec Marguerite Buber-Neumann, livrés directement par le NKVD à la Gestapo sur le pont de Brest-Litovsk en février 1940 sont le symbole le plus frappant de cette sombre page de l’histoire.

Le texte s’indigne de voir «également» assimilés et condamnés les régimes stalinien et nazi. L’utilisation de l’adverbe «également» biaise l’argument. Il induit l’idée d’une identité ou d’une équivalence complète entre les deux régimes totalitaires. Cette thèse a été depuis longtemps critiquée, en soulignant les différences existant entre les deux. Mais cela laisse ouvertes deux questions auxquelles il faut bien répondre. Le régime stalinien doit-il ou non être caractérisé comme un totalitarisme ? Les tentatives de réhabilitation (explicite ou subreptice) du stalinisme sont-elles légitimes ou condamnables ?

Au-delà de la critique de cette résolution du Parlement européen, il y a deux problèmes de fond qui devraient être débattus. Nous rejetons, à juste titre, comme moralement inacceptable tout relativisme historique qui banaliserait le nazisme ou qui justifierait a posteriori la collaboration avec lui (par exemple en la présentant comme relevant de la résistance à la domination soviétique). Cependant, il y a des régions en Europe, comme les pays baltes, où manifestement la mémoire historique des crimes du communisme est beaucoup plus vive que celle des crimes du nazisme. Et il y a des raisons à cela, des raisons objectives ancrées dans l’expérience vécue de ces peuples et pas dans le prétendu fait qu’ils seraient par nature et héréditairement des nationalistes réactionnaires, cléricaux et antisémites. D’où un hiatus dans l’ordonnancement des expériences historiques et dans la hiérarchie des jugements de valeur avec ce que comporte le bagage mémoriel et éthique qui est le nôtre. Il me semble qu’il faudrait travailler ce hiatus plutôt que de se contenter de pousser des cris d’orfraie sur le retour du fascisme.

Deuxième problème de fond, le révisionnisme et le négationnisme historique au sujet du stalinisme. Ils peuvent être subreptices comme au PTB (qui n’a jamais vraiment remis en cause son hyper-stalinisme d’antan). Ils peuvent être explicites comme dans nombre de petits partis communistes «relancés» (dont le PCB aujourd’hui) qui, dans la foulée du Parti communiste grec, ont procédé à la réhabilitation de Staline. Quelle attitude adopter à cet égard ? Faut-il considérer que la défense du stalinisme fait toujours partie des options possibles dans un débat à gauche ? Sommes-nous solidaires des staliniens dans une lutte commune contre l’anticommunisme outrancier ? Ou, au contraire, ne faudrait-il pas se demander s’il n’y a pas un rapprochement à faire entre le révisionnisme/négationnisme vis-à-vis du nazisme et le révisionnisme/négationnisme vis-à-vis de stalinisme, s’il n’y a pas une même forme de déni de l’histoire qui pervertit le débat démocratique ?

 

1.

https://www.lalibre.be/debats/opinions/il-faut-repondre-a...

2.

Léon TROTSKY, Sur la Deuxième Guerre mondiale, La Taupe, Bruxelles, 1970, p. 92

3.

Victor SERGE, Retour à l’Ouest. Chroniques (juin 1936-mai 1940), Agone, Marseille, 2010, p.278.

 

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Joachim von Ribbentrop, ministre des Affaires étrangères d'Hitler,

avec Staline et son ministre des Affaires étrangères, Molotov.

 

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