21 janvier 2026
POLARS EN BARRE [178]
"Le passé et le présent sont mes terrains d’enquêtes, mais je peux difficilement répondre à une question touchant un avenir hypothétique."
[LE CHIEN DES BASKERVILLE]
"Lestrade avait, d’expérience, appris à reconnaître que l’intellect de Holmes, aiguisé comme un rasoir, était capable de trancher dans ce qui lui restait impénétrable. Je le vis observer étrangement mon camarade."
[L’ENTREPRENEUR DE NORWOOD]
"Chaque affaire préludait à une autre et, le dénouement atteint, ses acteurs disparaissaient à jamais de notre existence affairée."
[LA CYCLISTE SOLITAIRE]
"Holmes étendit son long bras mince et prit le volume h dans son encyclopédie de références."
[L’ÉCOLE DU PRIEURÉ]
"Il possédait dans différents points de Londres cinq petits refuges au moins où il pouvait à loisir endosser une nouvelle personnalité."
[PETER LE NOIR]
"Nous avions bien fait trois kilomètres en courant quant Holmes enfin s’arrêta et tendit l’oreille. Tout était parfaitement silencieux derrière nous. Nous avions semé nos poursuivants. Nous étions sains et saufs."
[CHARLES-AUGUSTE MILVERTON]
"Et tandis qu’il détournait la tête, il me parut plus ému que je ne l’avais jamais vu. Un instant après, il était redevenu le penseur froid et pratique que je connaissais."
[LES SIX NAPOLÉON]
"J’ai déjà dû souligner que Holmes, quand il le voulait, avait un don tout particulier pour plaire aux femmes, et qu’il établissait très vite avec elles des relations de confiance. En moitié moins de temps que prévu, il avait gagné la sympathie de la gouvernante et discutait avec elle comme s’il la connaissait depuis des années."
[LE PINCE-NEZ EN OR]
"Tant qu’il exerçait, la publicité faite autour de ses succès revêtait pour lui une valeur pratique. Depuis qu’il s’est définitivement retiré, et qu’il se consacre à la science et à l’apiculture dans le Sussex, il a pris sa renommée en grippe, et il m’a sommé de respecter scrupuleusement ses vœux à ce sujet."
[LA SECONDE TACHE]
"Une affaire chaotique, mon cher Watson ! me dit Holmes par-dessus une pipe du soir. Il ne vous sera pas possible de la présenter dans cette forme cohérente qui vous tient à cœur."
[L’AVENTURE DE WISTERIA LODGE]
"Holmes était sensible à la flatterie, mais également il n’est que juste de le dire, à un appel de sa bonté. Ces deux sentiments se conjuguèrent pour lui arracher un grand soupir de résignation : il posa son pinceau et recula sa chaise."
[LE CERCLE ROUGE]
"En proie à une fièvre d’énergie refoulée, il se mit à arpenter notre petit salon en se rongeant les ongles, en heurtant les meubles, en maudissant son inaction."
[LES PLANS DE BRUCE PARTINGTON]
Arthur Conan Doyle

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20 janvier 2026
POLARS EN BARRE [177]
"… Quant à mon compagnon, ni la campagne ni la mer ne lui inspiraient le moindre attrait : il aimait se retrouver au cœur même de cinq millions d’êtres humains, ses antennes mentales tendues, sensibles au moindre bruit, au moindre soupçon d’un crime non élucidé."
[LA BOITE EN CARTON]
"Sherlock Holmes se livrait rarement à l’exercice physique par simple plaisir. Peu d’hommes, à ma connaissance, étaient capables d’un plus grand effort musculaire et, sans contestation possible, il comptait parmi les meilleurs boxeurs de son poids que j’aie jamais vu. Mais il considérait l’effort physique sans réel but comme un gaspillage d’énergie. Il ne se mettait véritablement en mouvement que lorsqu’un objectif professionnel l’exigeait. Il était alors infatigable."
[LE VISAGE JAUNE]
"Comme toujours avec Holmes, tout semblait d’une simplicité désarmante une fois expliqué."
[L’EMPLOYÉ DE L’AGENT DE CHANGE]
"Une anomalie qui m’a souvent frappé dans le caractère de mon ami Sherlock Holmes, c’était que, bien que dans ses façons de penser il fût le plus ordonné et le plus méthodique des hommes, et bien qu’il affectât dans son apparence une certaine recherche d’élégance discrète, il n’en était pas moins, dans ses habitudes personnelles, un des hommes les plus désordonnés qui aient jamais poussé à l’exaspération le camarade qui partageait son logis."
[LE RITUEL DES MUSGRAVE]
"Watson, je crois que nos petites vacances à la campagne m’ont admirablement réussi. Je rentrerai à Baker Street en pleine forme dès demain !"
[LES PROPRIÉTAIRES DE REIGATE]
"Élémentaire, répliqua-t-il, c’est un de ces exemples dans lesquels le logicien peut produire un effet qui paraît remarquable à son voisin parce que l’autre a omis de remarquer le minuscule détail sur lequel s’appuie toute la déduction."
[L’ESTROPIÉ]
"La conversation caractéristique de Holmes, avec son observation pénétrante du détail et sa subtile puissance de déduction, ne cessa de m’amuser et de me charmer."
[LE MALADE À DEMEURE]
"Si son indifférence envers les femmes et son aversion à se faire de nouveaux amis étaient caractéristiques de son tempérament froid, la suppression absolue de toute allusion à ses proches ne l’était pas moins. J’en étais venu à croire qu’il était orphelin, sans parents vivants, quand un soir, à ma grande surprise, il se mit à me parler de son frère."
[L’INTERPRÈTE GREC]
Arthur Conan Doyle

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19 janvier 2026
POLARS EN BARRE [176]
"Aurait-il donc éprouvé à l’égard d’Irène Adler un sentiment voisin de l’amour ? Absolument pas ! Son esprit lucide, froid, admirablement équilibré répugnait à toute émotion en général et à celle de l’amour en particulier. Je tiens Sherlock Holmes pour la machine à observer et à raisonner la plus parfaite qui ait existé sur la planète, mais il aurait été en complète contradiction avec lui-même dans la peau d’un amant."
[UN SCANDALE EN BOHÊME]
"Ne m’avez-vous pas entendu dire que les affaires les plus étranges et les plus originales ne sont pas toujours liées aux grands crimes, mais souvent aux plus modestes ? Et parfois même à des situations où il est permis de douter qu’un crime ait été commis."
(…)
"La logique me sauve de l’ennui (…) Ma vie est un long effort pour m’évader des banalités de l’existence."
[LA LIGUE DES ROUQUINS]
"La vie, mon cher, est infiniment plus étrange que tout ce que l’esprit humain pourrait inventer !"
[UNE AFFAIRE D’IDENTITÉ]
"Il n’y a rien de plus trompeur qu’un fait évident, répondit-il en riant."
[LE MYSTÈRE DE LA VALLÉE DE BOSCOMBE]
"Mais les plans les mieux établis comportent toujours une part d’incertitude."
[LES CINQ PÉPINS D’ORANGE]
"L’homme avait pivoté de telle sorte que personne d’autre que moi ne pouvait le voir. Son corps s’était redressé, ses rides avaient disparu, les yeux ternes avaient retrouvé leur éclat et c’était nul autre que Sherlock Holmes qui, assis là, près du feu, riait doucement de ma surprise. Il me fit signe d’approcher et, aussitôt qu’il tourna de nouveau la tête vers l’assemblée, il redevint un vieillard sénile, tremblant et affaissé."
[L’HOMME À LA LÈVRE TORDUE]
"On peut dire que toutes les facettes d’un diamant ancien, pourvu qu’il soit de grande valeur, correspondent à quelque drame."
[L’ESCARBOUCLE BLEUE]
"Quand un médecin passe du côté du mal, il devient le plus redoutable des criminels. Il a le sang-froid et la science."
[LA BANDE MOUCHETÉE]
"Holmes s’était installé dans son grand fauteuil, arborant cette expression lasse et alanguie qui dissimulait si bien la vivacité de son esprit."
[LE POUCE DE L’INGÉNIEUR]
"Croyez-moi, Watson, sans fausse modestie, le rang de mon client m’importe bien moins que l’intérêt que présente son affaire."
[L’ARISTOCRATE CÉLIBATAIRE]
"… peut-être avez-vous eu tort de chercher à mettre de la couleur et de la vie dans vos récits au lieu de vous borner à consigner mon raisonnement rigoureux, de la cause à l’effet, qui est en réalité la seule caractéristique digne d’intérêt."
[LES HÊTRES D’OR]
Arthur Conan Doyle

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18 janvier 2026
POLARS EN BARRE [175]
"L’année 1892 est donc encore une année Sherlock Holmes. Plus Arthur travaille sur ces aventures, plus ses personnages prennent corps ; et plus ils prennent corps, plus le public les considère comme sa propriété et bientôt comme des personnes réelles. Le temps passant, la créature menace d’étouffer son créateur. Celui-ci se révolte d’ailleurs. (…) Son héros l’encombre, même s’il sait combien il lui est redevable. Sa décision est prise, irrévocable : Holmes ne survivra pas à 1893."
Marianne Stjepanovic-Pauly

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17 janvier 2026
POLARS EN BARRE [174]
"Le chien des Baskerville, considéré de nos jours comme l’un des trois plus célèbres romans policiers de l’histoire du genre, avec Le Meurtre de Roger Ackroyd d’Agatha Christie et Le Faucon maltais de Dashiell Hammett, est un très curieux livre. Sur le plan de l’inspiration, on y trouve le goût du gothique ayant marqué les premiers textes d’Arthur, où se faisait jour de façon appuyée parfois l’influence de Poe. Mais c’est aussi, par la présence de Sherlock Holmes, comme toujours ironique face à l’intervention surnaturelle des événements mystérieux, le recours à la froide analyse scientifique. Pour autant, Conan Doyle ne se prive pas de confronter le lecteur au vertige d’un récit troublant, en dépit de la minceur de son argument. C’est que le maître en illusion qui a longuement peaufiné son art au fil de quelque vingt-cinq exploits sherlockiens, reposant souvent sur un stratagème particulièrement bluffant, est ici au meilleur de sa forme. Il règle avec une habileté consommée la circulation entre fantastique et réalisme, tenant le lecteur en haleine et lui offrant le confort d’un récit envoûtant et la parfaite démonstration de ce que Roger Caillois, dans son brillant essai ″Le roman policier″, nomme ″le passage du surnaturel au naturel″."
François Rivière

♦♦♦
"En revenant d’entre les morts, Sherlock Holmes échappe donc une première fois à son créateur, mais ce n’est qu’un avant-goût de ce dont il est capable. Il est à lui tout seul un chœur de sirènes, et son pouvoir d’attraction semble ne pas avoir beaucoup de limites. Estimant que le canon de Doyle, constitué de quatre romans et cinquante-six nouvelles, n’est pas suffisant pour Holmes, d’autres auteurs vont s’emparer du détective.
Les adaptations, apocryphes, pastiches et versions des aventures de Sherlock Holmes apparaissent du vivant de Doyle et vont, au fil des années, se compter par centaines. Romans, bandes dessinées, mangas, jeux vidéo ou de plateau, dessins animés, pièces de théâtre, films, séries télé, dramatiques radio, magazines, sites internet, tout y passe. Maurice Leblanc, Hayao Miyazaki, Jean Ray, Billy Wilder, Stephen King livrent leur approche du personnage. On le fait côtoyer Freud, Jack l’Éventreur, Lewis Caroll, le capitaine Nemo. Malgré les années, le mythe ne prend pas une ride et le filon est inépuisable.
Sherlock Holmes est le personnage humain fictionnel le plus adapté au cinéma et à la télévision. Le comptage établi en 2015 par Internet Movie Database est formel : ses apparitions sur grand ou petit écran sont au nombre de 292, contre 229 pour Hamlet, 167 pour le monstre de Frankenstein, 160 pour Robin des Bois, 142 pour le roi Arthur, 115 pour Tarzan et James Bond, 103 pour Scrooge. Le seul à battre ce record avec 409 apparitions est hors concours : c’est Dracula, et un vampire n’est pas humain."
Isabelle Chevalier

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16 janvier 2026
POLARS EN BARRE [173]

♦♦♦
"Plus discrète, car procédant de touches impressionnistes, il y a enfin l’atmosphère. Le décor de Londres avec ses fiacres et ses façades moroses. Le brouillard jaunâtre qui incite à l’assassinat ou à la mélancolie. La pluie fine qui permet à la boue de conserver les empreintes. Si Sherlock Holmes dédaigne la campagne, Conan Doyle doit certainement l’aimer. On le devine à sa façon de multiplier les prétextes pour dépêcher le détective hors de Londres, et à ce mélange de joie et d’envie qu’accueille le hâle et le teint vermeil de certains visiteurs du 221B Baker Street. Alors, en marge d’un cadavre, surgissent des étangs, des bois, des statues solitaires, des demeures écartées, des landes reposantes, des routes paisibles (…).
C’est d’évidence, le décor d’une Angleterre aristocratique, dressé pour des acteurs appartenant aux sphères gouvernementales, à la Chambre des lords, à de bonnes familles ; officiers retraités, bourgeois enrichis, membres des professions libérales, petits employés, boutiquiers ; jamais au-dessous. Dans ce pays semi-industrialisé où Marx situait la révolution future, le prolétariat rural ou urbain n’apparaît pas. Sauf dans les défroques que le premier rôle lui emprunte pour se déguiser.
Par sa personnalité sécurisante, Sherlock Holmes est lui-même la projection idéale d’une Angleterre victorienne régnant sur les mers et les cœurs, fière de ses institutions, sûre d’elle même. Si d’aventure la machinerie se détraquait, Holmes n’a-t-il pas démontré qu’il serait là tel un recours suprême ? On est aux antipodes de l’univers auto-accusateur, freudien et désespéré qu’exprimera le roman noir américain."
Francis Lacassin

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15 janvier 2026
POLARS EN BARRE [172]
"L’adaptation épistémique est posée d’emblée dans le titre de la série, Sherlock, a New Sleuth for the 21st Century, qui souligne le changement de siècle. On peut même remarquer que l’adaptation est de ce point de vue avant tout temporelle et contextuelle : mêmes personnages (à l’exception de Molly), même cadre urbain londonien, même interaction entre la police officielle et le consultant, ″jungle du crime″ similaire proposant les mêmes têtes d’affiche sur les planches du théâtre londonien : Moriarty, Moran, Charles Augustus, Jonathan Small, Irène Adler… Par ailleurs, si l’on garde à l’esprit les adaptations antérieures, on retrouve des traits communs tel l’étoffement du rôle de certains personnages : Moriarty et Mycroft étant les exemples types de ce phénomène.
Le siècle change donc et nous voilà au XXIe, mais est-ce là la véritable nouveauté qu’introduit la série ? Certes le fiacre est remplacé par des taxis, les fumeries d’opium par des squats de sans-abris, le télégramme par des textos, mais le 221B Baker Street, Mme Hudson, Sherlock ou Watson changent-ils réellement ? Si le cinéma britannique a toujours excellé dans la reconstitution d’une episteme victorienne ou edwardienne, à l’image de la série Granada de 1988, l’adaptation proposée par Moffat et Gatiss n’est pas tant fondée sur le changement de siècle que sur une évolution épistémique, celle qu’introduit la troisième révolution industrielle.
La troisième révolution industrielle peut être rapidement schématisée et thématisée selon deux axes, les progrès relatifs aux sciences du vivant (pour faire vite, les bio-technologies), d’une part, et la révolution de l’informatique, du numérique et de la communication, d’autre part. La série Sherlock propose en fait une adaptation de l’univers doylien au monde contemporain de la communication par les réseaux numériques, ce qui mène par ailleurs à une variation sur le questionnement ontologique à l’œuvre à la fin du XIXe, la question d’une définition possible de l’identité et de la nature humaine. La crise épistémologique et ontologique qui saisit les dernières décennies du XIXe siècle, et que déclenche la théorie de l’évolution, introduit un vide représentatif et un vertige temporel."
Hélène Machinal

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14 janvier 2026
POLARS EN BARRE [171]

♦♦♦
"La partition du canon holmésien en cinquante-six nouvelles contre quatre romans seulement le prédisposait à une adaptation sérielle, mais l’aura mythologique qu’a assurée au personnage de Sherlock Holmes la publication de ses nouvelles dans le Strand Magazine, le tollé suscité par la volonté de Conan Doyle de se débarrasser de son encombrant personnage, avant de finalement le ressusciter, la vague de pastiches et de parodies qu’il a immédiatement engendrée, le succès de ses incarnations théâtrales et cinématographiques ont sans doute contribué à ce qu’il poursuive sur les écrans de télévision une longue carrière, notamment bien sûr sous la forme de séries télévisées.
(…)
Puis ce fut au tour de la chaîne de télévision privée britannique ITV de proposer une nouvelle série, The Adventures of Sherlock Holmes, produite par Granada Television, débutée en 1984, avec Jeremy Brett dans le rôle de Sherlock Holmes (choisi pour sa ressemblance avec les illustrations de Sydney Paget) et David Burke dans celui du docteur Watson.
(…)
Après le succès international rencontré par la série Granada, la qualité et la fidélité au Canon des adaptations et de l’interprétation confiée à des comédiens réputés, le soin apporté à la reconstitution historique ― costumes et décors dont celui de l’appartement du 221 B Baker Street, ― il paraissait difficile de se mesurer à nouveau avec les figures inséparables de Sherlock Holmes et du docteur Watson, sans avoir à subir la comparaison avec l’incontestable réussite des saisons produites chez Granada Television, même si l’ambition initiale d’adapter tout le Canon n’avait finalement pas été atteinte. Sur cinquante-six nouvelles, quinze n’ayant pas été portées à l’écran.
Aussi n’est-il pas étonnant que les deux séries qui ont choisi de redonner vie télé-visuellement au début du XXIè siècle au personnage de Sherlock Holmes ― le Sherlock de la BBC et le Elementary de la CBS américaine ― aient opté pour le même stratagème : la translation temporelle du personnage et de ses enquêtes à l’époque contemporaine."
Jacques Baudou

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