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06 avril 2026

UN JOUR, UNE CITATION (iii)

 

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05 avril 2026

UN JOUR, UNE CITATION (ii)

 

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04 avril 2026

UN JOUR, UNE CITATION (i)

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15 mars 2026

En librairie dès le 3 avril

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12 février 2026

POLARS EN BARRE [THE END - CLAP DE FIN - ?]

 

 

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11 février 2026

POLARS EN BARRE [199]

 

"Dans le roman policier contemporain, particulièrement riche de sève noire, tout est unifié par la dimension tragique, que ce soit sous une forme explicite ou sur le mode mineur.

L’univers où l’action se déroule et les personnages se débattent n’est pas un monde criminel mais un monde en flammes. Il ne reflète pas le destin chaotique de l’espèce humaine, mais la folie des hommes.

Dans la vraie vie, on meurt de malbouffe, de stress, de cancer ou d’accident. Dans le roman policier, on meurt d’autrui. La maladie ou les accidents n’existent pas, ou à peine. Toutes les blessures et toutes les morts découlent directement de l’activité humaine dévoyée. La malveillance des hommes, ou dans le cas des victimes, leur faiblesse ou leur aveuglement, occupent tout le territoire du malheur."

 

Luc Dellisse

 

 

 

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10 février 2026

POLARS EN BARRE [198]

"J’étais presque accroupi. Je me retournai — je vis un homme — et me trouvai plus ou moins abrité par une poubelle qu’avec frénésie je soulevai et poussai de toutes mes forces contre lui, contre cet homme qui franchissait d’un bond les trois pas le séparant de moi. Une arête du couvercle l’atteignit au bas du visage — le choc fut très violent — il poussa un cri, bras écartés comme s’il embrassait la poubelle. Il allait reprendre ses esprits, me tirer dessus de nouveau, me dis-je… — non, je ne dis rien, je ne réfléchis pas, la poubelle s’écroulant sur le côté je me ruai et portai à l’homme un coup de mon genou droit entre ses jambes tout en m’emparant de son arme, son corps entier s’était amolli et je la lui arrachai sans peine.

Je m’aperçus qu’il portait des gants.

Il tomba à genoux. Il geignait. Je me reculai et l’ajustai, le doigt sur la détente."

 

René Belletto

 

 

 

 

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09 février 2026

POLARS EN BARRE [197]

"Ce jour-là, je me fis la réflexion que Holmes et moi formions une sorte de couple. Il était l’inspirateur excentrique, j’étais l’assistant zélé qui rangeait ses affaires et contait ses exploits, la nourrice, le confident. Sans moi, le détective était une âme en peine, un génie sans lampe pour en rehausser l’éclat. Sans lui, je me sentais médiocre et inintéressant. Même du temps de ma vie conjugale avec Mary, je passais rarement plus de deux semaines sans éprouver le furieux besoin d’aller à Baker Street pour voir ce que faisait Holmes, s’il allait bien, s’il ne prenait pas de cocaïne, s’il n’avait pas encore rendu Mrs Hudson malade d’angoisse avec ses essais de chimie et ses tirs au pistolet en chambre.

Mon épouse l’avait bien senti quand, certains soirs, elle me voyait pensif, distrait et lui répondant par monosyllabes. Elle me proposait alors d’aller prendre des nouvelles de M. Sherlock Holmes. Je ne contestais même pas pour la forme sa suggestion ; j’attrapais mon manteau, mon chapeau et mes gants et je filais comme le vent jusqu’à la rue chère à mon cœur. Il en allait de même pour le détective. Il m’ouvrait parfois avec une mine faussement ennuyée, mais dans ses yeux gris je voyais bien la joie de me revoir et parfois la lueur prometteuse d’une nouvelle enquête. Notre amitié avait la chaleur discrète d’un jour radieux de janvier. Elle réchauffait les cœurs de ceux qui voyaient au-delà des apparences. Une seule personne au monde l’avait compris : Mrs Hudson."

 

Christine Muller

 

 

 

 

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