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19 juin 2017

Macron tient sa majorité...

 

 

droopy.jpgElections législatives en France : la vague abstentionniste du premier tour s'est transformée en véritable tsunami ce dimanche 18 juin. Plus de 57 % ! Et comme annoncé, le mouvement du président Macron, La République En Marche (LREM) obtient une large majorité à l'Assemblée nationale !

Les deux grandes formations qui ont dominé la scène politique depuis des décennies, la droite républicaine et le Parti Socialiste (PS), sont en net recul.

Plus « à gauche », la France Insoumise (FI) et le Parti Communiste Français (PCF) sauvent ce qui pouvait encore l'être.

Après les quinquennats de Sarkozy et de Hollande, voici donc que se profile un nouveau quinquennat difficile pour le peuple français. Lequel va devoir continuer à subir une politique d'austérité dure, tant la volonté du monarque et de son équipe de se conformer à la volonté de l'oligarchie financière est grande.

Macron a évidemment toutes les cartes en mains pour mener ses projets à terme. Mais il y a cependant un paradoxe : lui et sa majorité sont issus du suffrage universel et par conséquent « légitimes » ; mais la forte désertion des bureaux de vote par l'électorat ne lui assure une « adhésion populaire » que par défaut !

En ne votant pas massivement et de manière explicite pour LREM, les électeurs marquent ainsi une certaine distance, désabusée, vis-à-vis du nouveau pouvoir.

Cette incertitude pourrait-elle se traduire par une forte réaction sociale contre la politique qui sera mise en oeuvre dans la période qui s'ouvre ?

 

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Rien n'est moins sûr, car il est difficile d'imaginer qu'une faible mobilisation dans les urnes puisse immédiatement se transformer en forte mobilisation dans la rue. D'autant que la « trêve estivale » est très proche. Mais dès la « rentrée », en septembre, avec la concrétisation des menaces de destruction du code du travail par la voie autoritaire des « ordonnances », la donne pourrait changer...

En attendant, il est inutile de se cacher derrière son petit doigt. Même si toutes les circonscriptions n'ont pas été phagocytées par les différentes droites, la défaite du « camp progressiste » est lourde.

Avec quelques dizaines d'élus -sur 577 !-  rien ne sera simple, demain !

Comment expliquer cette déroute électorale ?

La réponse à une question aussi difficile ne peut être épuisée ici, dans le cadre d'une réaction « à chaud ».

Notons, rapidement, que les « gauches » ont épuisé leur force propulsive.

Discréditées par l'échec des projets émancipateurs au XXème siècle, engluées dans des politiques de gestion bureaucratique du capitalisme, incapables d'apporter des solutions de rechange convaincantes face à la déferlante néo-libérale, elle ne parviennent plus à gagner un soutien populaire suffisant.

Certes, des forces nouvelles émergent. Mais il faut évidemment du temps pour construire une alternative sur des bases solides.

Ce qui est  -et sera- l'un des enjeux pour celles et ceux qui continuent à lutter pour une rupture avec le désordre établi existant, et pour une transformation en profondeur de la société.

J'y reviendrai.

 

@

 

 

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France Insoumise et PCF :

entre 25 et 30 députés.

 

Telle est la fourchette au moment d'écrire ces lignes. C'est à la fois peu, eu égard le nombre total des sièges à l'Assemblée nationale, et beaucoup car cela permet d'obtenir un groupe parlementaire et de mener dans de meilleures conditions le combat sur le terrain institutionnel.

Parmi les élus : Jean-Luc Mélenchon, Marie-George Buffet, Clémentine Autain ou encore Alexis Corbière. Autant de personnalités qui ne manqueront pas de se faire entendre dans les prochains mois et qui pourront relayer les luttes qui -souhaitons-le- secoueront le quinquennat à venir.

A suivre...

 

 

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A l'offensive !

Fidèle à lui-même, Jean-Luc Mélenchon positive et se projette vers le futur. Il a raison : il faut avancer, surtout dans l'adversité...

 


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18 juin 2017

Oligarchies

"On appelle faussement nos régimes démocratiques alors que ce sont des oligarchies libérales [qui] ne font pas essentiellement appel à la contrainte, mais à une sorte de semi-adhésion molle de la population. Celle-ci a finalement été pénétrée par l'imaginaire capitaliste : le but de la vie humaine serait l'expansion illimitée de la production et de la consommation (...). En conséquence de quoi, la population est totalement privatisée (...) La population ne participe pas à la vie politique (...) Pour qu'il y ait un changement, qu'il y ait vraiment auto-gouvernement, il faut certes changer les institutions pour que les gens puissent participer à la direction des affaires communes ; mais il faut aussi et surtout que change l'attitude des individus à l'égard des institutions et de la chose publique, de la res publica,  de ce que les Grecs appelaient ta koina (les affaires communes). Car aujourd'hui, domination d'une oligarchie et passivité et privatisation du peuple ne sont que les deux faces de la même médaille. (...)

Pour que la société change, il faut un changement radical dans les intérêts et les attitudes des êtres humains. La passion pour les objets de consommation doit être remplacée par la passion pour les affaires communes. (...)

Car le retrait des peuples de la sphère politique, la disparition du conflit politique et social permet à l'oligarchie économique, politique et médiatique d'échapper à tout contrôle. Et cela produit d'ores et déjà des régimes d'irrationalité poussée à l'extrême et de corruption structurelle".

 

Cornelius Castoriadis (1992)

 

castoriadis.jpg

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Le dessin du jour

dessin ulys.jpg

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17 juin 2017

La citation du jour

Mel Lille 1.jpg"Tout est dans ce que les gens font ou ne font pas"

 

Jean-Luc Mélenchon

21:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |