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15 janvier 2020

Chute de feuilles [74]

 

« A la rédaction, Léo Jogiches la rejoignit.

‘’Alors, Rosa, fatiguée ? Mal dormi ?’’

Elle haussa les épaules.

Lui : ‘’Nous dormons tous mal. Tu n’as pas le monopole. Au fait, bien des choses ont filtré de notre conférence.

- Je te crois volontiers.

- Il aurait fallu reporter la conférence. On se serait cru à une amicale de pêcheurs à la ligne.’’

Rosa : ‘’Que fait Karl ? Vous vous êtes disputés ?’’

Léo : ‘’Il ne s’occupe de rien. Mon seul espoir est que sa voix le lâche. Avant la conférence, on pouvait encore parler avec lui. Maintenant il se laisse complètement aller. Cet homme est un véritable danger.

- Il prend la parole dans les usines ?

- Dans les usines, dans les casernes, dans la rue, dès qu’il y a deux personnes pour discuter. Il bat du tambour, il prêche, comme pour une croisade. A-t-il toujours été comme ça, Rosa, sans la moindre discipline ? En Russie, on aurait su quoi faire de lui !

- Mais enfin, Léo, c’est Karl ! Bien sûr ça a toujours été difficile avec lui.’’

Léo, l’air sombre : ‘’Tu dis ‘bien sûr’ et tu vois où ça mène.

- Mais je ne doute pas de Karl. Nous finirons bien par le récupérer. J’ai vécu de grands moments avec lui pendant la guerre, dans le feu de l’action…

- Laisse tomber le lyrisme, Rosa.

- Excuse-moi…’’

Léo, tout en s’en allant : ‘’Et sois prudente, plus que jamais. Noske est à Dalhem et rassemble ses corps francs, une vraie racaille. Sois prudente. Tu écris sur quoi pour demain ?

- Pas sur l’actualité.

- Parfait. Sois aussi neutre et détachée que possible, parle de la Perse ou de la Chine. En tout cas, méfie-toi si tu n’as toujours pas l’intention de partir d’ici.

- Merci, non. Au revoir, Léo.’’ »

 

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14 janvier 2020

26 mai, les jours d'après (XVI)

 

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La Belgique connait une ''crise de régime'' de longue date, alternant des périodes conflictuelles de ‘’basse intensité’’ avec des moments de fortes tensions ‘’communautaires’’, qui interrogent toujours plus la nécessité du maintien d’un Etat maintenant encore significativement ‘’unitaire’’ (malgré le processus de ‘’fédéralisation’’) !

La cause principale de cette situation chaotique tient dans une ‘’question nationale’’ aussi vieille que le pays : deux peuples cohabitent dans une même entité étatique et, à l’origine, cette construction n’avait rien de naturelle mais fut imposée par les ‘’grandes puissances’’ de l’époque, pour des raisons que l’on qualifierait volontiers aujourd’hui de ‘’géopolitiques’’.

Or, les choix exprimés régulièrement et majoritairement par les électorats du ‘’nord’’ et du ‘’sud’’ divergent : la centre de gravité de la Flandre se situe à droite tandis qu’il se positionne plus à gauche en Wallonie.

Certes, la ‘’gauche wallonne’’ (PS et Ecolo) et une gauche ‘’de gouvernement’’ qui ne conteste pas véritablement le capitalisme, préférant le gérer ! En d’autres termes, c’est une gauche qui est peu ‘’à gauche’’. Mais la droite flamande, elle, est très à droite et son ‘’nationalisme’’, dans le sens identitaire du terme, est plutôt décomplexé.

Il faut d’ailleurs noter que tous les partis de droite flamands revendiquent un positionnement ‘’autonomiste’’, en ce y compris le CD&V et l’Open Vld qui ne sont évidemment pas des partis nostalgiques de la ‘’Belgique de papa’’ ! On se souvient encore d'Herman De Croo ''débranchant la prise'' sur BHV, ce qui plongea ensuite le royaume dans sa plus longue période sans exécutif au niveau fédéral...

Les péripéties actuelles illustrent donc une fois de plus la grande difficulté de former un gouvernement ''belge'' : deux configurations politiques contrastées, traduction de rapports de force asymétriques, sont contraintes de se rencontrer et de négocier pour dégager un ''consensus'' de plus en plus ardu à concrétiser.

La seule issue à cette impasse récurrente consisterait à prendre le problème à la racine en privilégiant le ''droit (démocratique) des peuples à l’autodétermination''.

C’est prématuré ? Peut-être, sans doute ! Mais dans ce cas, inutile de venir geindre au sujet des ‘’bugs’’ à répétition qui succèdent aux élections...

 

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Le MR n'a pas "d'exclusives" ? Avant 2014, les libéraux ne voulaient pas d'association avec la N-VA... La suite est connue, retournement de veste spectaculaire et coalition avec ce parti honni. Aujourd'hui, ils voudraient que tout le monde fasse de même et gouverne avec les amis de Bart et de Francken ! Mais surtout, leur souhait est de poursuivre l'expérience de la "Suédoise", en y ajoutant par la force des choses l'un ou l'autre parti, condition obligée suite à leur déroute électorale du 26 mai. Et poursuivre signifie surtout poursuivre le même type de politique austéritaire, sans aucune remise en question fondamentale...  Le PS et Ecolo vont-ils les aider à concrétiser cette ambition ? Hélas, les connaissant, et connaissant leur appétit du pouvoir, rien n'est à exclure !

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Chute de feuilles [73]

 

« D’autres chevaliers occupaient le bas bout de la table. Comme si les Français ne voulaient pas se mêler à eux, ils étaient assis ensemble à la place la moins honorable. Et les Français n’avaient pas tort en vérité ; ces chevaliers ne méritaient que leur mépris ; tandis que leurs vassaux, comme de loyaux Flamands, attendaient l’ennemi de pied ferme, eux, leurs seigneurs se trouvaient dans le camp français. Quel fatal aveuglement poussaient ces fils abâtardis à déchirer, comme des serpents, le sein de leur mère ? Ils allaient, sous un étendard ennemi, verser le sang de leurs compatriotes sur le sol de la patrie ; le sang d’un frère ou d’un ami peut-être ; et pourquoi ? Pour faire du pays qui leur avait donné le jour une terre de servitude et le soumettre au joug de l’étranger.

Ces bâtards n’avaient donc point de cœur qui leur fît pressentir l’ignominie et l’opprobre qui les attendaient ; ils ne sentaient pas la morsure du ver rongeur de la conscience ! Les noms de ces Flamands indignes ont été conservés à la postérité ; parmi un grand nombre d’autres, les principaux étaient : Henri de Beautersem, Geldof de Wynghene, Arnoul d’Eyckhove et son fils aîné, Henri de Wilre, Guillaume de Redinghe, Arnould de Hofstad, Guillaume de Graenendonck et Jean de Raneel.

Tous les convives mangeaient dans des plats d’argent ciselé et buvaient les vins les plus exquis dans des coupes d’or. Celles qui se trouvaient devant Robert d’Artois et devant les deux rois étaient plus précieuses que les autres ; leurs armoiries y étaient sculptées avec art, et maintes pierres d’une inappréciable valeur y étaient enchâssées. Durant le repas, on parla beaucoup de l’état des choses, et le langage des convives ne faisait que trop comprendre quel terrible sort était réservé à la Flandre condamnée. »

 

 

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13 janvier 2020

Chute de feuilles [72]

 

« Après avoir remonté quelques fameuses bouteilles de la cave, Mahé garnissait jusqu’à la gueule le poêle de faïence placé au centre de la pièce.

Arrivant de l’extérieur, Jules Dumesnil remit à son chef les papiers trouvés dans les poches de l’aristocrate ainsi qu’une gazette républicaine en date du 26 février.

Appuyé sur l’épaule contre une fenêtre, Valencey d’Adana lut debout, à la clarté déclinante du jour. Il apprit, en un long article récapitulatif à la gloire de la Convention nationale, l’abolition de l’esclavage en date du 4 février et sourit, lui-même ayant anticipé de plus de treize ans pareille mesure en affranchissant et en prenant à son bord  -malgré une interdiction royale-  une vingtaine d’esclaves noirs exploités par un odieux planteur. Défiant tous les usages, Valencey d’Adana avait même nommé l’un d’eux, Hyppolite, sergent des fusiliers de marine.

Il retourna à la lecture de la gazette. Le 5, Robespierre avait prononcé un discours sur la terreur et la vertu. Trois semaines plus tard, à la Convention, Saint-Just dénonçait le ‘’modérantisme’’ de Danton et les siens, ‘’les Indulgents’’, puis stigmatisait les Hébertistes, ceux qu’on nommait à Paris les ‘’Exagérés’’ et exigeaient un renforcement de la terreur.

Valencey d’Adana, qui savait lire entre les lignes, en conclut que Robespierre allait frapper les modérés et les enragés, c’est-à-dire les deux ailes de la Convention nationale.

La gazette évoquait également un hiver très rude et une pénurie de vivres, ce que le capitaine traduisait par une disette absolue et un temps insupportable.

Attendri, Mahé de Campagne-Ampillac, observa son ami plongé dans la lecture. Où qu’il se trouvât, il lui fallait lire. Il remarqua également que Joachim grisonnait sur les tempes et éprouva comme un vertige tant leur enfance lui paraissait encore proche. »

 

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12 janvier 2020

Chute de feuilles [71]

 

« Pour ce jeune couple, qui n’était pas riche, mais qui désirait l’être, simplement parce qu’il n’était pas pauvre, il n’existait pas de situation plus inconfortable. Ils n’avaient que ce qu’ils méritaient d’avoir. Ils étaient renvoyés  -alors que déjà ils rêvaient d’espace, de lumière, de silence-  à la réalité, même pas sinistre, mais simplement rétrécie  -et c’était peut-être pire-  de leur logement exigu, de leurs repas quotidiens, de leurs vacances chétives. C’était ce qui correspondait à leur situation économique, à leur position sociale. »  

 

 

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11 janvier 2020

Chute de feuilles [70]

 

« Et voici au fond la clé de cette affaire : sa solution était impensable. Impensable ! Dès lors, celui qui désirait s’obstiner dans la recherche de la vérité devait s’écarter de toute rigueur et s’habituer à envisager l’impensable, l’inconcevable, le non-naturel ; bref, il devait imaginer. Et chacun sait que l’imagination est le trésor le moins bien réparti du monde, le plus rare mais aussi le plus dangereux, donc le plus pourchassé, le plus surveillé, le plus encachoté. C’est donc plus par manque d’imagination que par excès de cupidité que les maréchaux perdirent la bataille. Car l’imagination n’est rien sans la mise en œuvre des moyens formidables que supposent sa protection. Plus une idée est bouleversante, plus elle est destinée à bouleverser, plus elle rencontre des résistances, plus il faut de caractère pour les briser. »

 

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10 janvier 2020

26 mai, les jours d'après (XV)

 

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Dans une tribune libre publiée par le quotidien Le Soir (27/12/2019), les responsables de la FGTB, de la CSC et de la CGSLB ont saisi l’occasion du 75ème anniversaire de la Sécu pour exiger un sauvetage financier de celle-ci.

Mais leur analyse et leurs propositions laissent perplexes !

"Face aux réductions de cotisations distribuées par les gouvernements successifs, sur le dos de la sécurité sociale, il faut prévoir un financement alternatif adéquat."

Précisément, il ne viendrait pas à l'idée des dirigeants syndicaux d'agir afin que l'on mette fin à ces cadeaux à répétition aux employeurs, et pour que l'on rétablisse le paiement des "cotisations sociales" (qui, rappelons-le, font partie de notre salaire !) à leur niveau d’antan ?

Et de proposer tout de go un financement "alternatif" sous la forme d'une "cotisation sociale généralisée" (CSG) qui serait payée par tout le monde, et donc aussi par les travailleurs (comme s'ils ne payaient déjà pas suffisamment la facture des politiques austéritaires, depuis des décennies...) !

C’est franchement irrecevable !

Pour alimenter les caisses de la Sécu, en plus d'un relèvement de la part patronale épinglé plus haut , il existe pourtant de véritables solutions de rechange : augmenter les salaires pour toutes et tous, à commencer par le salaire minimum ; assurer -enfin !-  l'égalité salariale entre les hommes et les femmes, et donc réaligner à la hausse les salaires de ces dernières ! ; remettre dans le circuit professionnel les centaines de milliers de "sans-emploi" (notamment via une réduction généralisée du temps de travail) et permettre, dès lors, des centaines de milliers de rentrées supplémentaires en cotisations dans les caisses de la Sécu !

Et si cela ne suffisait pas encore, il n'est pas interdit de taxer les fortunes ou de mettre un terme à la fraude fiscale éhontée et à l'énorme fuite des capitaux qui caractérisent ce pays !

Naturellement, impossible de concrétiser une telle politique réellement alternative -elle !- en restant enfermé dans le système de la "concertation sociale" qui n'a fait qu'entériner des reculs sociaux depuis 30 ans !

Mettre à nouveau sur la table une CSG, au moment où les partis affutent leurs propositions pour constituer un gouvernement fédéral, est par conséquent un bien mauvais signal...

 

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Le président de la Région wallonne veut éviter de nouvelles élections pour éviter une nouvelle ‘’montée des extrêmes’’ !

Difficile néanmoins d'anticiper un résultat électoral mais l'essentiel est ailleurs.

Elio Di Rupo, comme d'autres responsables politiques, sait que les ''partis traditionnels'', tel le PS, sont de plus en plus rejetés ! Parce qu'ils n'apportent aucune réponse aux problèmes de la population, si ce n'est de l'austérité, encore de l'austérité, toujours de l'austérité !

Or, les gens sont fatigués de la croissance des inégalités et de la pauvreté, des privatisations de services publics à répétition, de la casse de la Sécu, du blocage récurrent des salaires, des pensions de misère pour un grand nombre, de la fiscalité inéquitable qui a transformé le pays en paradis (fiscal) pour les fortunés et en enfer (fiscal) pour les autres, du chômage et des emplois au rabais, des pratiques affairistes des politiciens et de leurs proches, du ''mal-être'' et du ''mal-vivre'' qui se généralisent pendant qu'une minorité festoie ! Et ils sont interloqués par l'inertie des gouvernants face à l'aggravation constante de la ''crise du réchauffement climatique'' et la destruction accélérée des écosystèmes !

Le ''dégagisme'' gagne donc du terrain et effraie un petit monde politicien qui s'accroche au(x) pouvoir(s) depuis tellement longtemps.

Bref, si un nouveau rendez-vous avec l'électorat pouvait amplifier ce mouvement, pourquoi pas ? Certes, il y a la menace du Vlaams Belang ! Sauf que ce n'est pas en se cachant la tête dans le sable que celle-ci pourra être éradiquée, mais en la combattant frontalement, en ce y compris sur le terrain institutionnel... 

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Chute de feuilles [69]

 

« Et autre chose encore. Les choix et les possibilités multiples de la vie quotidienne sont la musique au son de laquelle nous dansons. Ils sont comme les cordes d'une guitare. Pincez-les et vous créez un son agréable. Une harmonique. Mais commencez ensuite à ajouter des cordes. Dix cordes, une centaine de cordes, un millier, un million. Parce qu'elles se multiplient ! »

 

 

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09 janvier 2020

Chute de feuilles [68]

 

« Nous sommes bien misérables, car le malheur ce n’est pas seulement d’avoir faim et soif, le malheur, c’est de savoir qu’il y a des gens qui veulent que tu meures de faim. »

 

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08 janvier 2020

Chute de feuilles [67]

 

« Un bon livre Marcus, ne se mesure pas à ses derniers mots uniquement, mais à l’effet collectif de tous les mots qui les ont précédés. Environ une demi-seconde après avoir terminé votre livre, après en avoir lu le dernier mot, le lecteur doit se sentir envahi d’un sentiment puissant ; pendant un instant, il ne doit plus penser qu’à tout ce qu’il vient de lire, regarder la couverture et sourire avec une pointe de tristesse parce que tous les personnages vont lui manquer. Un bon livre, Marcus, est un livre que l’on regrette d’avoir terminé. »

 

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07 janvier 2020

Il y a 5 ans...

 

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Chute de feuilles [66]

 

« ‘’Tout s’est arrangé’’. C’était ce que Sacha disait à tous, ne voulant pas que le moindre bruit parvînt aux oreilles de sa mère.

La décision de Glinskaïa avait été affichée le lendemain de la réunion du bureau. Sacha, en tant qu’ ‘’instigateur d’actes hostiles au Parti’’ était exclu de l’institut ; Rounotchkine, Poloujan et Pozdniakova recevaient un blâme et Kovalev un avertissement.

La machine s’était mise en marche, on recherchait les documents, on établissait les arrestations. Lozgatchov, déjà nommé doyen à la place de Janson, compléta rapidement et même avec prévenance le livret de Sacha, tandis que son visage lisse semblait dire : personnellement je n’ai rien contre toi, ainsi en ont décidé les circonstances, mais si tu es réintégré, j’en serai sincèrement heureux.

Sacha fit ses adieux à tous les membres de son groupe mais refusa de serrer la main de Kovalev.

''Je ne fraie pas avec les salauds.''

Rounotchkine confirma que Kovalev était effectivement un salaud et qu’en fait ils étaient tous des salauds. Ce petit avorton de Rounotchkine n’avait peur de personne.

La sonnerie retentit. Le couloir se vida. Personne n’avait plus affaire à Sacha. Il avait tous ses papiers, il ne lui restait qu’à les faire tamponner et à partir.

Krivoroutchko était encore vice-directeur économique et financier. Et tamponnant les documents, il dit à mi-voix :

''Les attestations courantes pour décembre ont déjà été envoyées au Bureau des cartes d’alimentation.''

''Merci'', répondit Sacha. C’était trop tôt pour l’envoi des attestations, Krivoroutchko avait simplement voulu qu’il reçoive ses cartes d’alimentation. Il aurait très bien pu ne pas le faire.

A présent, sa mère ne se douterait de rien jusqu’à la fin du mois de décembre. Et d’ici là, il aurait été réintégré. »

 

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06 janvier 2020

Chute de feuilles [65]

 

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05 janvier 2020

Chute de feuilles [64]

 

« Mais l'individu qui se révolte contre les institutions de la société est aussitôt expulsé, stigmatisé, lapidé, me direz-vous. Soit, je prends ce risque. Mes principes sont délibérément païens, je veux vivre ma vie. Je renonce à votre respect hypocrite, je préfère être heureuse. Ceux qui ont inventé le mariage chrétien ont bien fait d'avoir inventé en même temps l'immortalité. Je ne pense pas un instant à vivre éternellement et, lorsqu' avec mon dernier soupir tout ici-bas sera fini pour moi, Wanda de Dunajew, à quoi me servirait-il de savoir si mon pur esprit chante parmi le chœur des anges ou si la poussière de mon être forme un être nouveau ? »

 

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