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05 janvier 2023

SFFF - 24 images par seconde [CIII]

 

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1990

Darkman

Film de Sam Raimi

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"BOUQUINAGE" - 109

"Il était habillé comme vous et moi, je veux dire comme nous serions habillés si nous participions à une de ces battues, organisées chez nous pour les ambassadeurs ou autres personnages importants, dans nos grandes chasses officielles. Son veston de couleur brune semblait sortir de chez le meilleur tailleur parisien et laissait voir une chemise à gros carreaux, comme en portent nos sportifs. La culotte, légèrement bouffante au-dessus des mollets, se prolongeait par une paire de guêtres. Là s'arrêtait la ressemblance ; au lieu de souliers, il portait de gros gants noirs. C'était un gorille, vous dis-je ! Du col de la chemise sortait la hideuse tête terminée en pain de sucre, couverte de poils noirs, au nez aplati et aux mâchoires saillantes. Il était là, debout, un peu penché en avant, dans la posture du chasseur à l'affût, serrant un fusil dans ses longues mains. Il se tenait en face de moi, de l'autre côté d'une large trouée pratiquée dans la forêt perpendiculairement à la direction de la battue. Soudain, il tressaillit. Il avait perçu comme moi un léger bruit dans les buissons, un peu sur ma droite. Il tourna la tête, en même temps qu'il relevait son arme, prêt à épauler. De mon perchoir, j'aperçus le sillage laissé dans la broussaille par un des fuyards, qui courait en aveugle droit devait lui. Je faillis crier pour l'alerter, tant l'intention du singe était évidente. Mais je n'en eus ni le temps ni la force ; déjà, l'homme déboulait comme un chevreuil sur le terrain découvert. Le coup de feu retentit alors qu'il atteignait le milieu du champ de tir. Il fit un saut, s'effondra et resta immobile après quelques convulsions. Mais je n'observai l'agonie de la victime qu'un peu plus tard, mon attention ayant été encore retenue par le gorille. J'avais suivi l'altération de sa physionomie depuis qu'il était alerté par le bruit, et enregistré un certain nombre de nuances surprenantes : d'abord, la cruauté du chasseur qui guette sa proie et le plaisir fiévreux que lui procure cet exercice ; mais par-dessus tout le caractère humain de son expression."

 

 

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04 janvier 2023

SFFF - 24 images par seconde [CII]

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1997

Le Facteur

[The Postman]

Film de Kevin Costner

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"BOUQUINAGE" - 108

"Les paupières battantes, Tchen découvrait en lui, jusqu’à la nausée, non le combattant qu’il attendait, mais un sacrificateur. Et pas seulement aux dieux qu’il avait choisis : sous son sacrifice à la révolution grouillait un monde de profondeurs auprès de quoi cette nuit écrasée d’angoisse n’était que clarté. ‘’Assassiner n’est pas seulement tuer...’’ Dans ses poches, ses mains hésitantes tenaient, la droite un rasoir fermé, la gauche un court poignard. Il les enfonçait le plus possible, comme si la nuit n’eût pas suffi à cacher ses gestes. Le rasoir était plus sûr, mais Tchen sentait qu’il ne pourrait jamais s’en servir ; le poignard lui répugnait moins. Il lâcha le rasoir dont le dos pénétrait dans ses doigts crispés ; le poignard était nu dans sa poche, sans gaine. Il le fit passer dans sa main droite, la gauche retombant sur la laine de son chandail et y restant collée. Il éleva légèrement le bras droit, stupéfait du silence qui continuait à l’entourer, comme si son geste eût dû déclencher quelque chute. Mais non, il ne se passait rien : c’était toujours à lui d’agir."

 

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03 janvier 2023

SFFF - 24 images par seconde [CI]

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2013

Oblivion

Film de Joseph Kosinski

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"BOUQUINAGE" - 107

"Martha se mit à hurler à pleine gorge, sans s'arrêter, cherchant peut-être à disperser tout ce cauchemar par un jet sonore, comme on disperse des flammes avec une lance d'incendie. Sa voix atteignit un aigu insoutenable et se brisa en un hoquet. Elle tituba dans les bras du savant affolé.

La lumière revint. Le lustre clignota plusieurs fois avant de briller d'une façon normale.

Les jumelles avançaient toujours à pas menus. Leurs têtes chauves luisaient de la pluie qu'elles avaient reçue, sans doute, en passant sur la terrasse. Leurs pieds nus laissaient des traces humides sur les dalles. Et Joachim eut un recul à la pensée que cette pluie terrienne était  radioactive. Il vit aussi que toutes ces têtes rondes n'avaient plus d'yeux, ni d'oreilles, ni de bouches. Elles n'étaient plus que des boules revêtues d'une peau unie et lisse. Les fillettes n'étaient plus qu'une foule sans visages et leurs mains avaient disparu. Leurs bras mous se raccordaient les uns aux autres et formaient un seul long serpent sans solution de continuité. Une activité cellulaire accélérée les unissait en un seul organisme. Une métamorphose fantastique résultant de la foudre, du venin, de la chair d'une morte et de cent hasards biochimiques produisait un être nouveau."

 

 

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02 janvier 2023

SFFF - 24 images par seconde [C]

 

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1979

Amityville : la Maison du Diable

[The Amityville Horror]

Film de Stuart Rosenberg

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"BOUQUINAGE" - 106

"Si les cow-boys furent parmi les derniers arrivants au Far West, la tradition de l'Ouest leur a réservé la meilleure part du folklore américain, à égalité avec les Peaux-Rouges, auxquels tous les récits d'aventures les ont indissociablement opposés, parfois de manière anachronique.

La littérature, la bande dessinée et le western, inlassables artisans de leur légende, ont bâti, pour ces éphémères héros, un empire éternel qui survit tant bien que mal à toutes les transformations qui n'ont cessé de modifier le visage de cet Ouest américain.

Le règne des vrais cow-boys n'a pourtant duré que de 1860 à 1900 environ. Cela a suffi à créer le mythe de l'intrépide cavalier de la Grande Prairie et à donner naissance à une intarissable imagerie parfois très éloignée d'une réalité plus prosaïque.

Le Far West, longtemps propriété exclusive des Indiens, était devenu, rappelons-le, au début du XIXè siècle, le royaume des premiers aventuriers blancs, suivis bientôt de toute la cohorte des pionniers, trappeurs, chercheurs d'or, prospecteurs, géomètres, squatters et autres desperados en quête d'une nouvelle et si possible meilleure existence.

À cette époque incertaine et truffée de périls en tous genres, quand la frontière entre la “sauvagerie” et la “civilisation” reculait de jour en jour, mais au prix de bien des tourments, le Far West n'était pas (encore) pour les fermiers et les éleveurs, cette terre bénie où ils pouvaient vivre des jours tranquilles et prospères, même après y avoir établi leur famille et leurs troupeaux.

Dans la deuxième moitié du XIXè siècle, une fois que la “frontière” eut atteint son terminus -les rivages du Pacifique- et que l’œuvre de “pacification” des territoires intérieurs (c'est-à-dire la quasi extermination des populations amérindiennes) laissait espérer aux Blancs que l'ensemble du pays leur appartiendrait définitivement, des perspectives d'avenir commençaient à se dessiner pour tous ces hommes désireux de se fixer dans ce Nouveau Monde."

 

 

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01 janvier 2023

SFFF - 24 images par seconde [XCIX]

 

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1983

Christine

Film de John Carpenter

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"BOUQUINAGE" - 105

 

"On découvrait de nouveaux virus tous les jours, et je me demandais souvent si ceux-ci ne régneraient pas un jour, et ne finiraient pas par gagner contre nous une guerre qui avait commencé dans la nuit des temps."

 

 

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