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08 novembre 2020

JLM2022 !

 

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Jean-Luc Mélenchon propose sa candidature à l’élection présidentielle prévue en 2022. 

Il sollicite l’appui explicite de 150.000 personnes pour officialiser son engagement dans cette bataille électorale. 

Ce chiffre ne tombe pas du ciel mais est directement repris d’une proposition de loi déposée par La France Insoumise à l’Assemblée Nationale, afin de permettre aux citoyen(ne)s d’investir sans filtre des candidat(e)s.  Une possibilité qui, aujourd’hui, est uniquement réservée aux élus. 

Le programme est connu. Il s’agit de L’Avenir En Commun, déjà défendu en 2017, et qui sera collectivement actualisé dans les prochains mois (processus qui sera clôturé au mois d'octobre 2021). 

L’originalité du projet politique porté par Jean-Luc Mélenchon et ses amis tient dans l’objectif d’abolir la monarchie présidentielle et dans la volonté de convoquer une Assemblée Constituante populaire pour une 6ème République. 

Parmi les autres principaux axes programmatiques : la planification d’une bifurcation écologique ; la sortie des traités européens ; l’éradication des inégalités sociales et de la pauvreté ; le renforcement de la démocratie… 

Le choix d’une campagne électorale longue découle de la complexité de mener un tel combat dans les difficiles conditions d’une dangereuse pandémie  (Sars-Cov-2 !), qui demeurera présente pendant une longue période. 

Il s’agit également d’éviter la confusion qui sera générée par les tractations et manœuvres d’appareils de partis de  "gauche", dont la priorité n’est pas la défense d’une véritable alternative en rupture avec la gestion libérale du capitalisme. 

Assurément, le choix du président du groupe parlementaire des Insoumis déplaira à celles et ceux qui avaient déjà orchestré la campagne du "tout sauf Mélenchon" en 2016-2017. 

Peu importe finalement. L’essentiel est  −et sera− de maintenir fermement le gouvernail sur d’authentiques "solutions de rechange" à un mode de production qui s’appuie sur la prédation de la nature et l’exploitation des êtres humains. 

Comme en 2012 et en 2017, je soutiendrai cette candidature.

 

 

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Trump dégagé, et après ?

 

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Biden bat Trump qui refuse de s’avouer vaincu, ce qui promet quelques joutes juridiques dont les Etats-Unis ont le secret. 

Un simple baroud de… déshonneur ? Probablement. 

Croisons les doigts car il est souhaitable que Trump dégage. Enfin ! 

Personne de rationnel n’aurait pu se réjouir de la réélection d’un tel personnage : mythomane, climato-sceptique, sexiste, complotiste, raciste, et réactionnaire décomplexé.

Pour autant, rien ne sera automatiquement résolu. 

Car le nouveau président est également un fidèle représentant de la bourgeoisie qu’il n’a cessé de servir depuis des décennies. 

Il avait notamment voté en faveur de l’intervention militaire en Irak et il avait soutenu le Patriot Act ! 

Et durant 8 ans, il a été le vice-président de Barack Obama, qui a déçu ses  partisans, préférant sauver les banques en 2008-2009 que développer un véritable programme s’attaquant aux inégalités sociales et à la pauvreté, sans parler du maintien d’une politique étrangère impériale. 

L’avenir est d’autant moins radieux que le départ de Trump ne signifie pas la disparition du "trumpisme". Car les tendances lourdes qui l’ont poussé il y a quatre ans à la Maison Blanche sont toujours bien présentes. 

Il existe bel et bien une  "Amérique profonde", craintive, repliée sur elle-même, suprémaciste, désorientée par la catastrophe sociale, ignorante des enjeux internationaux vitaux, comme l’impératif de la lutte contre la crise écologique globale et le dérèglement du climat.  

Celle-ci ne disparaîtra pas avec le retrait d’Oncle Donald et elle continuera à peser lourdement dans les prochaines années. On entend déjà Biden annoncer qu’il sera "le président de tous les américains". Bien plus qu’une formule de circonstance, ce propos laisse augurer de nombreuses concessions à cet électorat positionné très à droite, et la mise en œuvre d’orientations qui ne seront guère différentes, les extravagances caractérielles en moins. 

Biden "tweetera" certes moins que le sortant sorti, mais cela ne signifie nullement le déploiement de mesures d’ampleur favorables au plus grand nombre, aux victimes des crises et du racisme "institutionnalisé" aux States...

D’autant que le Sénat pourrait toujours être dominé par les Républicains !

2011080346-Most-grateful-to-my-mother-Kamala-Harris_hires.jpgLa grande nouveauté du verdict électoral est finalement l’accession d’une femme à la vice-présidence, de surcroit une femme noire ! Ce qui de prime abord est positif et ce qui représente, à tout le moins, un beau pied de nez politique à tout ce que les Etats-Unis comportent de rétrograde et à un système patriarcal inébranlablement assumé par beaucoup ! 

Toutefois, comme d’autres exemples le démontrent ailleurs dans le monde, il ne suffit pas d’être une femme pour que le cap change radicalement ! Kamala Harris n’est pas une militante révolutionnaire qui veut se débarrasser du capitalisme mais, comme Biden, elle est un rouage du Parti démocrate, un parti qui fondamentalement n’a d’autre horizon que le maintien du mode de production et d’échange actuel, la sauvegarde des vieux rapports de domination et d’exploitation qui garantissent l’accumulation sans fin du capital ! 

La principale problématique −historique !−  des Etats-Unis demeure donc  l’inexistence d’un parti/ mouvement politique de masse indépendant des deux piliers de l’establishment capitaliste. L’absence d’un "mouvement ouvrier" tel que nous avons pu le connaître en Europe, l’extrême faiblesse d’une véritable  "gauche" structurée, privent les différents mouvements de contestation d’un relais dans les institutions du pays. 

Certes, il y a aujourd’hui des élues et des élus plus  "subversifs", des personnalités qui émergent −et qui se revendiquent parfois du "socialisme", un concept qui sent le souffre aux USA !−  mais il reste cependant  beaucoup de chemin à parcourir pour construire une alternative "anticapitaliste et écosocialiste" de masse. 

Et chez nous ?

La victoire de Biden ne change naturellement rien à l’indispensable conquête de notre souveraineté par rapport à la superpuissance économique et militaire étatsunienne ! 

Il est primordial de continuer le combat contre les traités internationaux écocides, entièrement au service des multinationales, qui entravent toute possibilité de transformation en profondeur de la société !

Il est urgent de rompre avec l’atlantisme et le suivisme européen permanent, de sortir de l’OTAN, de défaire les alliances internationales impérialistes, et de consolider la solidarité entre les peuples. 

Une feuille de route qui sera difficile à tenir mais il n’existe pas d’autre voie pour arracher une émancipation humaine planétaire… 

 

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04 novembre 2020

Etats-Unis : micmac post-électoral

 

Chaos annoncé, chaos confirmé !  

Le jour d'après, la "plus grande démocratie du monde" (sic) a la gueule de bois.  

Car il est actuellement impossible de connaître le nom du vainqueur de l’élection présidentielle, et cela devrait prendre des semaines étant donné que chaque "camp" fourbit déjà ses armes juridiques. 

Pour le moment, Biden mène la course à la Maison Blanche d’une courte tête, mais il reste à attendre le verdict d’importants Etats, qui… sera contesté par les armées d’avocats mobilisées par les deux principaux protagonistes de cette prévisible saga !  

Il est déjà certain, par contre, que les grands perdants de cette cuvée 2020 sont une fois de plus les instituts de sondage, qui avaient annoncé une victoire nette du candidat du parti de l'âne ! 

 

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Visiblement, et c’est regrettable, les turpitudes de Trump, son attitude constamment hallucinante et hallucinée, ses positionnements ultra-réactionnaires, n’ont pas été sanctionné par le corps électoral, malgré une participation plus importante que précédemment !  Même s’il est finalement battu, force est de constater qu’il a pu s’appuyer sur une solide base à son image, et ce n’est guère rassurant, naturellement !  

Ce matin, sur les antennes de la RTBF, le politologue François Gemenne, qui avait parié il y a un an sur la victoire du président-milliardaire, n’hésitait pas à dire ceci : "je crains avoir gagné mon pari. Je ne suis pas surpris par ce scénario. Donald Trump a tenu toutes ses promesses. Il a été un président raciste, misogyne, népotique, autoritaire, irréfléchi et complotiste. Or, nous vivons ici dans une bulle intellectuelle, et nous sous-estimons l'aspiration profonde de l'électorat à avoir un président raciste, misogyne, népotique, autoritaire, irréfléchi et complotiste !". 

Et d'ajouter, à juste titre : "nous ne sommes pas à l'abri en Europe de ce type d’aspiration". 

 

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Au-delà de ces considérations  "à chaud", la question centrale d’un pays comme les Etats-Unis reste l’absence d'une véritable alternative. 

Les deux partis qui s’affrontent  −en dépensant des centaines de milliards $ !−  sont deux partis de l’establishment capitaliste et impérialiste. Fondamentalement, ils défendent les mêmes intérêts, ceux de l’oligarchie US, avec des différences qui sont souvent de simples nuances.  

Certes, les "démocrates" sont généralement plus "progressistes" et les "républicains" plus "conservateurs". Mais il serait erroné de parler de "gauche", même si au sein du Parti Démocrate se lève une jeune génération qui se positionne plus clairement sur cet axe [1].

Néanmoins, comme de coutume, il y avait d’autres (petits) candidats, tel l’écologiste Howard Hawkins, ancien compagnon de route de Murray Bookchin [2]. 

Hélas, ceux-ci sont dépourvus de moyens financiers conséquents et bénéficient d’une visibilité médiatique réduite, dans un pays où les traditions politiques ne sont pas celles de l’Europe, par exemple. Dans ces conditions, il leur est très difficile de réaliser un résultat significatif. Sans oublier, évidemment, un type de système électoral très particulier qui favorise les deux grandes formations largement hégémoniques. 

Il est déjà compliqué de construire une "alternative anticapitaliste et écosocialiste"  chez nous, alors aux States ! 

Dans l’immédiat, avec le suspense qui risque de s’éterniser suite aux recours juridiques prévus, l’intrusion d’actes violents, orchestrés par l’extrême-droite et les sympathisants virils de Trump, constitue une menace réelle ! 

Un scénario de "guerre civile" loin d’être impensable et qui indique la profondeur de la crise du système de domination aux Etats-Unis, exacerbée par l’émergence de politiciens toujours plus à droite et toujours plus autoritaires. 

Mais il serait incongru de se gausser de cette situation "Outre-Atlantique", car cette "dérive" est également observable sur notre "Vieux continent".  Et il ne faut vraiment pas aller très loin pour s’en inquiéter, surtout en cette période de pandémie de SARS-COV-2 qui favorise les exercices de musculation de bon nombre de gouvernements et d’apprentis "hommes forts"

 

[1]  Ainsi, les quatre élues démocrates Ilhan Omar (Minnesota), Alexandria Ocasio-Cortez (New York), Rashida Tlaib (Michigan) et Ayanna Pressley (Massachusetts), issues de minorités ethniques et surnommées par la presse "The Squad" (la brigade), ont toutes été réélues au Congrès ! Avec d’autres, elles incarnent les nouveaux visages de la (nouvelle) gauche étatsunienne...

[2] Figure importante de "l'écologie libertaire", décédée en 2006.

 

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"The Squad"

 

22:34 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

31 octobre 2020

CoronaSaga (IX)

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Re-confinement, confinement partiel, confinement élargi, confinement de la "dernière chance"… Peu importe la terminologie retenue, les mesures restrictives sont de plus en plus nombreuses. Sur un tard. 

Mais la sacro-sainte "activité économique"  −garante de profits, confisqués par une minorité−  reste largement épargnée ! 

Il est de tabous décidément intouchables… 

Un gros motif de satisfaction pour Alexandre de Croo et Frank Vandenbroucke, qui ont lourdement insisté sur cet aspect lors de la conférence de presse de ce vendredi. 

La FEB ne doit même plus faire de "lobbying" tant la servilité des gouvernements est devenue "naturelle"

Ils sont donc incapables d'anticiper une seconde "vague" de la pandémie, mais ils anticipent très bien les désidératas patronaux !

 

 

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"Pour les dizaines de milliers d’indépendants et de chefs de PME concernés, c’est une catastrophe pire que celle de mars", estime l’Union des classes moyennes, à la suite des nouvelles mesures décrétées par le gouvernement fédéral pour lutter contre le Coronavirus.

Et de réclamer des soutiens financiers supplémentaires.

L’UCM, cette éternelle  "assistée"

 

 

 

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Devant la détérioration de la situation, les autorités françaises ont ressorti de leur bric-à-brac bureaucratique le système des "attestations", désormais indispensables pour pouvoir circuler.

Ainsi, même pour aller conduire un enfant à l’école, nos voisins d’Outre-Quiévrain devront compléter (au moins) un formulaire ad hoc !  

C'est évidemment hallucinant mais je ne suis pas convaincu qu'il s'agisse seulement de "délire". 

C'est surtout une mesure délibérée qui vise à contrôler et à discipliner le corps social ! 

De ce point de vue, cela n'a rien d'anodin, et ce qui peut être perçu comme de l'infantilisation ou de la sottise est une nouvelle illustration d'une dérive hexagonale autoritariste. 

Inquiétant...

 

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29 octobre 2020

CoronaSaga (VIII)

 

En Belgique comme en France, ils avaient 8 mois pour préparer la seconde vague et ils se sont plantés, obsédés par la nécessité de privilégier au maximum "l'économie" et, durant l'été, l'industrie touristique !

Macron a donc décidé hier de "reconfiner" en catastrophe, sauf que le grand écart perdure : rester chez soi et "en même temps" continuer à aller bosser ou à se rendre à l'école !

La dangerosité du Coronavirus est sa circulation massive, et celle-ci ne sera pas entravée si des dizaines de millions de personnes continuent à se déplacer régulièrement...

 

 

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Faisons le point.

Avec 5.924 patients actuellement hospitalisés, la Belgique dépasse le pic des hospitalisations du 6 avril, lorsque 5.759 malades étaient alors hospitalisés.

En moyenne, 14.356 nouvelles contaminations au Coronavirus ont été enregistrées par jour entre le 19 et le 25 octobre, soit 40 % de plus que la semaine précédente, ressort-il jeudi matin des derniers chiffres de l’Institut de santé publique Sciensano.

Au cours de cette période, on a enregistré en moyenne 69 décès par jour (+ 35,7), portant désormais à 11.170 le nombre de morts attribués au Coronavirus depuis le début de la pandémie.

Le taux de positivité des tests, à savoir la proportion des personnes positives sur l’ensemble des personnes testées, atteint désormais 23,6 % à l’échelle nationale.

D’une situation catastrophique à une situation apocalyptique, il n’y a qu’un pas qui sera vite franchi !

 

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NE RIEN OUBLIER, EN EFFET !

 POSITION DE LA "SANTE EN LUTTE"

 

LUTTONS ENSEMBLE

La santé en lutte contre la deuxième vague et la marchandisation de la santé !

C'est dans un secteur déjà en surcharge, en manque d'effectifs et sous-financé depuis des années, que nous devons, nous soignant·e·s, personnel de l'entretien, logistique, administratif et hôtelier, nous battre pour endiguer la deuxième vague. Alors, comme lors de la première vague, bien évidemment, nous, personnel de la santé, serons présents, dans la mesure de notre santé mentale et physique, pour donner notre maximum afin de soigner l'ensemble de la population.

Comme lors de la première vague, nous serons là car il n'y a que nous... Mais nous sommes de plus en plus amer·e·s. Dans nos rangs une révolte légitime gronde!

Les gouvernements successifs nous ont considéré·e·s avec mépris, ne voyant en nous qu'une main d’œuvre taillable et corvéable à merci, mobilisable à souhait, selon leur gestion marchande de la société. Et aujourd'hui plus que jamais le gouvernement choisit de maintenir l'activité économique et les profits en dépit des avis des expert·e·s, en dépit de la santé de la population, en dépit des mesures sanitaires. La tolérance face au laxisme sanitaire des employeurs (1) et la gestion calamiteuse de la rentrée scolaire (2) a précipité notre pays dans une deuxième vague aux répercussions sociales, économiques et sanitaires catastrophiques.

Le gouvernement aura beau essayer de culpabiliser la population, c'est bien sa gestion qui est le facteur premier de l'intensité de cette deuxième vague. Cette crise est la leur ! C'est celle de ceux qui ont coupé dans les budgets des hôpitaux et qui ne nous garantissent pas le droit à la santé. Nous ne pouvons porter la responsabilité de leur politique morbide, ni nous, ni la population dans son ensemble.

NOUS N'OUBLIERONS PAS !

Aujourd'hui, nous sauvons les vies que nos dirigeants ont mis en danger par leur gestion libérale de la crise. Nous ne l'oublierons pas !

Nous n'oublierons pas que le gouvernement à saturé les hôpitaux en protégeant les intérêts des employeurs. Nous n'oublierons pas qu'il a permis une circulation intense du virus via l'école en ne prévoyant rien pour y faire respecter le minimum sanitaire, mettant en danger les élèves, les enseignant.es et leur famille.

Nous n'oublierons pas qu'il fait travailler gratuitement des volontaires au lieu de les payer dignement. Nous n'oublierons pas la pénurie de masque. Nous n'oublierons pas les milliers de mort.es dans les maisons de repos. Nous n'oublierons pas le mépris avec lequel il sollicite les étudiant.es, les soignant.es retraité.es ou les infirmières à domicile, comme si ils et elles n'avaient rien a faire, comme si ce n'étaient que de la chair à canon. Nous n'oublierons pas qu'il nous met volontairement en danger en nous faisant travailler positif au Covid19. Nous n'oublierons pas qu'il nous oblige à choisir lesquels de nos patient.es devraient vivre ou mourir. Nous n'oublierons pas le manque de moyens persistant dans les maisons de repos. Nous n'oublierons pas le manque de matériel toujours réel dans certaines institutions.

Nous n'oublierons pas notre mise en danger pure et simple, quotidienne, à traiter des infections qui auraient pu être évitées. Nous n'oublierons pas la mise en danger de la population et de travailleur.euses.

Courage à nos collègues en première ligne : de l'entretien ménager, de la grande distribution, de l'enseignement, de la livraison, des transports en commun, etc. !

RÉVOLTONS NOUS.

Nous nous battons et nous nous battrons sur tous les fronts, contre le coronavirus, contre ce gouvernement et contre la marchandisation des soins de santé !

Plus que jamais, notre slogan " + d'effectifs, + de salaires et + d'humanité " fait sens, et plus que jamais nous le défendrons.

La santé en lutte soutient et soutiendra tout mouvement de contestation dans les hôpitaux et institutions de soins. Nous appelons nos collègues du secteur à s'organiser sur leur lieux de travail pour manifester leurs revendications et leur mécontentement face à la gestion de la crise. Contactez La santé en lutte si vous désirez du renfort, un relais médiatique ou quoi que ce soit qui pourrait aider votre mobilisation.

Luttons ensemble ! Rejoignez La santé en lutte !
Envoyez-nous un email ou un message sur notre page Facebook.

NOS REVENDICATIONS.

Nos revendications dans l'immédiat de la deuxième vague :

Une augmentation salariale immédiate de 10% pour l'ensemble du personnel du secteur de la santé. Nous méritons une revalorisation salariale qui rendrait compte de la pénibilité des métiers de la santé et qui pourrait également limiter la pénurie que connaissent certains métiers du secteur.

L'engagement immédiat de personnel administratif, logistique, hôtelier et soignant nécessaire à la bonne qualité des soins et la bonne organisation des institutions de soins.

Un testing systématique de l'ensemble du personnel et des patient.es/résident.es. Nous protéger, protéger nos collègues et nos patient·es sont nos objectifs premiers. Cet objectif ne peut être atteint sans testing systématique du personnel et des patient·es.

Une mise en quarantaine et un maintien du salaire des personnes positives au Covid19. A aucun moment le personnel ne doit être mis sous tension salariale s'il est en quarantaine.

Un remplacement systématique des personnes mises en quarantaine. Être en quarantaine c'est se protéger et protéger les autres, en aucun cas la question de la pénurie de personnel ne doit être utilisé par le management pour nous mettre sous pression et nous maintenir au travail. La problématique doit être pensée en amont et des remplacements doivent être prévus.

Le respect des horaires et des temps de pause. Sans un respect de nos temps de récupération nous ne tiendrons pas !

L'interdiction du travail gratuit et d'autant plus en temps de crise sanitaire et sociale. Toute personne a le droit a une juste rémunération.

Le financement de ces mesures dans l'immédiat par l’État qui ponctionnera prioritairement dans les dividendes des actionnaires du secteur pharmaceutique.

Voir l'ensemble de nos revendications ici
https://lasanteenlutte.org/nos-revendications/

Témoignez !

Envoyez nous vos témoignages via email lasanteenlutte@gmail.com ou via message sur facebook. Racontez nous comment ça se passe dans votre institution de soin !

#Lasantéenlutte
#NosViesValentPlusQueLeursProfits
#RefinançonsLaSanté
#PlusDEffectifsPlusDeSalairePlusDHumanité

Rejoignez La santé en lutte !
Envoyez nous un message pour vous investir dans le collectif: lasanteenlutte@gmail.com
Participez à la caisse de solidarité !
https://www.papayoux-solidarite.com/.../caisse-de...
Devenez membre de La santé en lutte !
https://lasanteenlutte.org/etre-membre-de-la-sante-en-lutte/
Nos revendications !
https://lasanteenlutte.org/nos-revendications/
Déclarez-vous en lutte !
https://lasanteenlutte.org/se-declarer-en-lutte/

(1)
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https://plus.lesoir.be/.../les-contaminations-en-milieu...
-
https://www.rtl.be/.../coronavirus-en-belgique-plus-de-la...

(2)
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https://www.medi-sphere.be/.../la-rentree-scolaire-nbsp...
-
https://www.lejournaldumedecin.com/.../article-opinion...

 

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Ailleurs, dans une "résidence royale", loin des préoccupations liées à la pandémie...

 

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28 octobre 2020

CoronaSaga (VII)

Pour l'épidémiologiste Pierre Van Damme, le pire est inéluctable !

Fataliste, l'expert de l'université d'Anvers s'attend à ce qu'on ne puisse plus soigner correctement les patients car "on bat les records les uns après les autres. Dans très peu de temps, nous allons atteindre la capacité maximale de 2000 lits aux soins intensifs".

Pierre Van Damme s'attend à ce que notre système de santé "s'écroule dans les dix jours" !

10 jours ? Il est optimiste…

 

 

Pour ne pas tarir la source des profits mirobolants, le gouvernement ne veut pas mettre à l'arrêt "l'économie" (capitaliste) et laisse la pandémie flamber !

Et si l'on suivait le conseil d'Emmanuel André ?

 

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104 décès ce lundi 26 octobre ! Sur cette base, on est parti pour plus de 3000 morts par mois ! Comment est-ce possible ? Ah oui, quand même...

 

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Elio Di Rupo :  "Le gouvernement wallon estime que des mesures plus fortes allant vers un confinement plus large s’avèrent indispensables. J’insisterai au comité de concertation pour qu’on aille le plus loin possible ces prochains jours dans le sens d’un confinement élargi". 

Voilà des semaines qu'il y a urgence, camarade !

Et il ne s'agit plus "d'aller vers un confinement plus large", mais de re-confiner purement et simplement !

Aujourd'hui, vu la situation catastrophique (notamment due aux tergiversations et aux mesures incohérentes prises au coup par coup par des gouvernants dépassés), il n'existe -hélas- plus d'autre choix !

 

 

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25 octobre 2020

CoronaSaga (VI)

 

Steven Van Gucht, virologue et porte-parole de Sciensano :  

 "Nous devons faire plus que ce que demande le gouvernement. C’est comme ça que nous aurons le plus grand impact. Restez à la maison. Restez dans votre bulle. Ne voyez pas votre famille ou vos amis et n’allez pas à des réunions. Faites en sorte que ce soit le plus agréable dans votre bulle à la maison. Pour ceux qui habitent seul : ne côtoyez qu’un seul ami. De cette façon, nous pourrons inverser la tendance". 

S'agit-il une autorisation validée par la FEB d’arrêter d’aller travailler ?

Car, au risque de se répéter, là est le problème. Tant que des millions de personnes continueront à se déplacer pour aller produire ou consommer, le Coronavirus continuera à circuler massivement !

 

 

Le record de contaminations a été battu dans le monde pour le troisième jour consécutif ! 

La Belgique étant un confetti sur la planète Terre, on a peine à croire que les responsables de cette situation sont les Bruxellois ou les Liégeois…

 

 

Face à l’aggravation de la situation, la Fédération Wallonie-Bruxelles a décidé de basculer l’ensemble de l’enseignement secondaire dans un mode distanciel à partir du mercredi 28 octobre. 

Ainsi, ils font une conférence de presse le vendredi et pas un mot à ce sujet. Deux jours plus tard, en fin de week-end, hop un communiqué de presse et l’affaire est dans le sac.  

Quel sérieux !

 

 

Au même moment, en Flandre, le ministre compétent annonce que les écoles du Nord fermeront également leurs portes les 9 et 10 novembre, comme en Fédération Wallonie-Bruxelles. 

Ici aussi voilà une belle illustration de la navigation à vue des Exécutifs, qui sont complètement déboussolés par la pandémie et qui réagissent à contre-temps. 

Mais cela ne fait jamais que huit mois que perdure cette situation…

 

L’épidémie de Covid-19 a battu un nouveau record en France avec 52.010 nouveaux cas positifs enregistrés en 24 heures, selon les chiffres de Santé publique France publiés dimanche. La veille, le pays avait enregistré plus de 45.000 nouveaux cas, et franchi vendredi le cap du million de cas confirmés depuis le début de l’épidémie. 

Mêmes recettes, mêmes résultats. 

Le point commun des pays européens est… le capitalisme. Et dans celui-ci, la priorité reste l’accumulation de profits et le maintien obstiné de l’activité productive (de plus-value !) !

Pas la santé du plus grand nombre...

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24 octobre 2020

CoronaSaga (V)

 

Un "tour de vis supplémentaire" ou un ajustement en trompe-l’oeil de la part des autorités politiques francophones ?

Résumons. Elles ajoutent deux heures au couvre-feu déjà décrété pour la Belgique dans son ensemble. Elles excluent dorénavant le "présentiel" dans l’enseignement… supérieur, alors que beaucoup d’établissements avaient déjà commencé à prendre des mesures allant dans ce sens. Elles limitent le nombre de visiteurs dans les maisons de repos et elles réduisent à deux personnes les achats en famille. Elles lancent un appel au bénévolat pour soulager les personnels soignants. Elles limitent un peu plus certaines activités sportives. 

Des dispositions plus contraignantes, donc. 

Mais ensuite ?

Di Rupo a été clair : il faut éviter un retour à un confinement semblable à celui du mois de mars ! Pour sauvegarder la "santé mentale" de la population, comme certains experts feignent de le croire ? Nenni ! En réalité, et c'est la véritable clé de voûte des choix politiques actuels, pour entraver le moins possible "l'activité économique", celle qui garantit la poursuite de l'accumulation maximale de profits et l'enrichissement d'une caste privilégiée...

Au final ? Trop disparate, trop peu, trop tard !

Car la situation continuera à se détériorer dans les prochains jours avec de lourdes conséquences pour le secteur hospitalier ou les maisons de soins/de repos.

Ce qui contraindra probablement les gouvernements, dans quelques jours, à remettre le couvert. En s’enlisant dans de nouvelles hésitations sources de nouvelles contradictions ?

Cette pandémie ne pourra certainement pas être éradiquée avec des mesures en demi-teinte.  

Un vrai tournant dans la lutte anti-Coronavirus ne pourra faire l’économie de la limitation de la production à l'essentiel et du retour à l’ouverture des seuls commerces de première nécessité.  

En parallèle, un renforcement de la protection des travailleurs qui doivent poursuivre les activités utiles à la collectivité et une consolidation des aides sociales pour celles et ceux mis en difficulté par cette catastrophe sanitaire sont indispensables. Avec le déblocage de ressources financières en allant chercher l’argent là où il se trouve, notamment via la taxation des fortunes et la mise en œuvre de moyens de luttes efficaces contre la fraude fiscale et la fuite des capitaux.

 

 

Après la Wallonie, et avec un décalage d’une journée, voilà Bruxelles qui sort à son tour du bois pour arrêter ses propres mesures de lutte contre la Covid-19. 

Pour commencer, un copier-coller en ce qui concerne le couvre-feu (22h à 6h). 

Ensuite, un durcissement quant au port du masque qui sera à nouveau obligatoire sur tout le territoire bruxellois. 

Une décision plus tranchée également concernant les lieux culturels (musées, cinéma, théâtre) et les salles de sport, qui sont fermés jusqu’à nouvel ordre. 

Ajoutons l’interdiction des compétitions sportives pour les amateurs, la fermeture de tous les commerces à 20h, et le renforcement obligé du "télétravail". 

L'objectif annoncé par Rudi Vervoort, le "ministre-président", est ici aussi d'éviter un "confinement généralisé".

Beaucoup regrettent toutes ces mesures annoncées en ordre dispersé par les diverses entités fédérées. 

Ce n’est toutefois pas incongru dans un Etat fédéral, mais la cacophonie générale, l’incohérence des différentes dispositions, l’absence d’un fil conducteur se confirment.

Et puis, toujours cette impression d’une gestion au coup par coup, ballotée par les statistiques de l’évolution de la pandémie et les réactions de l'opinion publique.  

A ne pas douter, le dernier mot est loin d’être dit. Il est certain que les gouvernants devront remettre sur le métier leur ouvrage et prendre bientôt de nouvelles directives.  

De quoi déconcerter un peu plus une population qui ne parvient plus à suivre les rebondissements permanents de cette édifiante saga.

 

 

 

Heure d’hiver ? 

Evitons surtout de passer au "Coronavirus d’hiver" !

 

 

Il y a la pandémie et puis il y a un nouvel Exécutif fédéral déjà positionné sur la ligne de départ budgétaire. 

Et pour ne pas changer, les excellences ministérielles annoncent qu’il faudra faire des "efforts" ! 

Dans le collimateur de la "Vivaldi", les services publics qui devront économiser "2% sur les frais de personnel et de fonctionnement" !

Certes pour un objectif relativement limité  −150 millions €− mais qui illustre déjà ce que seront les choix de cette coalition prétendument de "centre-droit"...

Pour celles et ceux qui en doutaient encore, ce sont les travailleurs qui seront les premiers à passer à la caisse !

 

 

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L'indispensable rupture anticapitaliste

 

La conjoncture sanitaire est aujourd’hui catastrophique.

 

Pourquoi ce désastre ?

 

  1. Le capitalisme n’est pas un obstacle aux épidémies ; il les favorise ! Son productivisme et son irréductible appât du gain maximal bouleversent les équilibres de la nature et contribuent ainsi à la circulation de virus plus nombreux.

 

  1. Les politiques austéritaires des 40 dernières années ont notamment renforcé les inégalités, appauvri une partie de la population et lourdement frappé le secteur des soins de santé. Résultats : précarité renforcée, individualisation des rapports sociaux, vulnérabilité accrue d’un grand nombre de personnes ! Les pandémies frappent d’abord les plus fragilisées et ont un "caractère de classe" marqué.

 

 

  1. Les gouvernants ont été incapables d’anticiper correctement la crise sanitaire, et ne parviennent pas à mettre en œuvre des mesures appropriées pour casser cette épidémie, parce qu’ils ont des priorités autres que la recherche du bien-être commun : sauvegarder les intérêts financiers du patronat, maintenir les privilèges d’une oligarchie, asseoir durablement la domination du capital.

 

  1. Ils s’appuient maintenant sur la crise de la Covid-19 pour affaiblir le monde du travail, pour neutraliser les contestations, pour mettre en question des libertés et droits démocratiques pourtant essentiels à un "Etat de droit". Leur dérive "autoritariste" se concrétise entre autre par des mécanismes décisionnels "verticalistes", sans réelle concertation avec la société civile ou les organisations représentatives des travailleurs, sans la moindre consultation populaire, et même sans véritables débats parlementaires !

 

 

  1. Aucune leçon "progressiste" n’est tirée de ce désastre en matière de santé publique. Aucun changement de direction ne se dessine pour sortir de leur "monde d’hier". Leur obsession reste la relance de la "croissance" et le respect des dogmes productivistes qui renforcent quotidiennement l’ampleur de la crise écologique globale. Celle-ci est d'ailleurs nettement reléguée au second plan des préoccupations affichées, et les rares discours de circonstance en la matière sont contredits régulièrement par l’inaction concrète du pouvoir ou par des choix aberrants pour la planète.

 

  1. Les dominants ont déjà tracé en gros pointillés les perspectives de la prochaine décennie : continuer à se serrer la ceinture, continuer à assainir les finances publiques, maintenir le cap de la rigueur et de l’austérité, consolider un "Etat fort" pour discipliner la société et maitriser toute velléité contestataire ! La "dette du Coronavirus" constitue(ra) un prétexte supplémentaire pour justifier de tels choix.

 

 

  1. Rien n’évoluera si nous ne mettons pas les pieds dans leurs plats épicés ! Il est urgent de prendre notre destin en mains et de nous mobiliser en faveur de solutions de rechange "éco-socialistes" à ce mode de production à bout de course qui enferme l’humanité dans une voie sans issue.

 

 



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23 octobre 2020

CoronaSaga (IV)

Le fameux "baromètre" qui doit régler l’adoption de mesures sanitaires en fonction de l’évolution de l’épidémie se fera encore attendre. Le gouvernement dit vouloir d’abord stabiliser la situation avant d’adopter cet instrument !

Il semble donc ne pas être aussi précieux qu’annoncé...

Mais depuis le mois de mars, le délai était sans doute trop court ?

Il est vrai qu’il leur a fallu beaucoup d'énergie et de temps, durant l'été, pour ouvrir les frontières toutes grandes afin de satisfaire l'industrie touristique...

 

 

 

LES PRINCIPALES DECISIONS

 

¤ Événements sportifs : toutes les compétitions sportives professionnelles à l’intérieur et à l’extérieur devront se dérouler sans public. Toutes les compétitions amateurs sont suspendues.  

¤ Enseignement supérieur : à l’exception de la première année, le degré d’occupation est en général limité à 20 %, avec obligation du port du masque, sauf pour les travaux pratiques quand ce n’est pas possible. Tous les établissements de l’enseignement supérieur sont tenus d’appliquer de manière stricte cette mesure.

¤ Chaque niveau de pouvoir, dans son domaine de compétence, veillera à ce que la capacité des transports en commun aux heures de pointe soit optimalisée afin d’éviter la saturation. 

¤ Les parcs d’attraction sont fermés. Les parcs animaliers restent ouverts, à l’exception des espaces en intérieur. La mise à disposition et la consommation de boissons et de nourriture sur place sont interdites. 

¤ Poursuivre la responsabilisation des employeurs et des salariés quant au télétravail (une concertation avec les fédérations des employeurs sera organisée afin d’introduire un monitoring responsabilisant pour que la règle de télétravail soit appliquée)  

¤ Développer une communication intensive, répétée et ciblée (grand public, groupes vulnérables, promotion du port du masque)

 

Le "Comité de concertation" intergouvernemental ajuste les mesures mais évite de donner un véritable coup de barre pour casser la dynamique de la propagation de la pandémie !

Bref, les chiffres publiés quotidiennement deviennent affolants, mais dans le même temps la montagne (gouvernementale) accouche d'une souris (de mesurettes complémentaires) !

Et les décisions fortes qu'exigent la gravité de la situation sont reportées (?) à une date indéterminée !

Ces gouvernements (Fédéral + entités fédérées) n'ont finalement qu'un seul "courage" : défendre la "galaxie du profit" !

Pas question donc de prendre des dispositions structurelles à l'encontre du système productiviste et consumériste.

Et tant pis pour la santé de la population !

L'argent avant les gens...

 

 

"Le virus n'est la faute de personne" répète l'ineffable "socialiste" Frank Vandenbroucke...

Pas un mot sur la responsabilité du capitalisme, ce système productiviste et extractiviste, qui épuise les ressources et détruit les écosystèmes, qui dans sa frénésie de profits organise en permanence le transport de marchandises sur de longues distances, qui détruit inlassablement les forêts, qui pratique l'agriculture intensive, qui pollue tant et plus. Cultivant ainsi un terrain favorable pour le développement de zoonoses et pour la circulation sans entraves de virus qui atteignent inévitablement les êtres humains !

Une dérive délétère qui ne peut que se renforcer avec le temps...

 

 

L’épidémiologiste Yves Coppieters : "Si on changeait de positionnement ? Si on passait au confinement par défaut, structurellement, en sortant protégé, uniquement pour les activités prioritaires −l’école, le travail, les courses : casser les transmissions en fonctionnant au ralenti pendant minimum 15 jours".

Continuer à bosser, aller à l’école, prendre les transports publics et consommer, soit être 10, 11 ou 12 heures hors de chez soi, drôle de "fonctionnement au ralenti ", Cher Yves !

C’est avec ce type de discours vaseux, porteurs de contradictions peu discrètes, que l’on désoriente le plus grand nombre et que la nécessaire adhésion populaire s’éloigne toujours plus !

 

15:10 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

22 octobre 2020

CoronaSaga (III)

 

Les gouvernements wallon et bruxellois vont réclamer aux différents parlements les "pouvoirs spéciaux" !

Assurément, la "démocratie" aura été la principale victime collatérale de cette pandémie…

 

 

Interrogé à la Chambre, Alexandre De Croo a refusé d'envisager un "re-confinement", se contentant d’évoquer de possibles "ajustements des protocoles existants" .

Mais combien de morts leur faut-il pour commencer à donner la priorité à l'humain sur la rentabilité financière ?

Les (éventuelles) futures commissions d'enquête parlementaires auront du boulot...

 

 

Sophie Wilmès, testée positive au Coronavirus, a été hospitalisée.

Ce qui fait les grands titres des principaux médias.

Et les dizaines de décès quotidiens ? Pas un mot, juste une statistique !

Les élites aiment établir une distinction entre le "sommet"  et la "base", entre des ministres et les "simples"  citoyen(ne)s !

Leur monde, et le nôtre…

 

 

Questionné sur la perspective d’un nouveau confinement, Marius Gilbert ne voit pas "comment l’on pourrait faire autrement".

A partir du moment où il n'y a ni vaccin ni traitement sûr, à partir du moment où les "autorités" sont incapables d'organiser correctement la lutte contre la pandémie (en témoigne la saga du "testing" et du "tracing", après celle des masques !), à partir du moment où elles accumulent des mesures ponctuelles incohérentes qui s'avèrent inefficaces, re-confiner reste effectivement le seul choix défendable !

Et vu la croissance exponentielle des chiffres inquiétants, il n'y a plus à hésiter…

 

 

Les personnes asymptomatiques ne doivent donc plus se faire tester mais elles doivent "seulement" observer une quarantaine de 10 jours.

Comme les gouvernants sont incapables d'organiser des tests efficaces pour tout le monde −ils ont pourtant eu du temps pour se préparer !−, on adapte les "règles" ! Ce n'est pas plus compliqué que cela...

Retour donc à la case départ : il y a 7 mois, il n'y avait pas assez de masques à disposition, donc ce n'était pas vraiment nécessaire d'en porter un (dixit la ministre de la santé de l'époque) ! Et demain, quand les hôpitaux seront saturés et qu'il n'y aura plus de lits disponibles, ils viendront sans doute nous expliquer qu'il n'est finalement pas utile de se faire hospitaliser !

Il est vrai qu'ils ont déjà agi de la sorte avec les résidents des maisons de repos et de soins !

 

Marc Van Ramst, "expert" de référence, invite chacun(e) à rester à son domicile.

"Meer dan ooit nergens beter dan thuis" a-t-il "gazouillé" sur un célèbre réseau social.

Nulle part mieux qu'à la maison ?

OK.

Par conséquent, les travailleurs doivent cesser de se rendre au travail, les étudiants dans les établissements scolaires, les consommateurs dans les centres commerciaux et les navetteurs dans les transports en commun ?

Ou alors, il s'agit d'une rhétorique qui ne concerne une fois de plus que la "vie privée" ?

Un peu de cohérence ne serait peut-être pas du luxe, non ?

Mais c'est évidemment plus facile de s'en prendre aux individus que de proposer des mesures structurelles qui mettent en cause la machine productiviste et consumériste…

 

 

 

21 octobre 2020

CoronaSaga (II)

 

2.969 patients Covid-19 sont actuellement hospitalisés en Belgique dont 486 en soins intensifs, ressort-il de la mise à jour ce mercredi matin des chiffres provisoires communiqués par Sciensano.

Le nombre moyen de nouvelles contaminations quotidiennes, calculé entre le 11 et le 17 octobre, continue d’augmenter et s’élève désormais à 8.975 (+68%).

Entre le 14 et le 20 octobre, les hospitalisations ont continué leur progression, avec une moyenne de 295,4 admissions quotidiennes (+94%).

Toujours entre le 11 et le 17 octobre, le virus a fait plus de 32 morts (+14) en moyenne par jour. 

Mais les gouvernements n'en ont cure, leur priorité étant ailleurs : assurer la continuité de la production (de profits) et par conséquent faire tourner à plein l'économie ; maintenir ouvertes les écoles recyclées en "garderies" pour les parents salariés ; garantir la poursuite de la consommation maximale...

Ils ne veulent décidément pas changer de "modèle", et les bavardages sur un "monde de demain" qui sera(it) différent du "monde d'hier" sont bien une arnaque destinée à camoufler l’absence d’une véritable perspective de sortie de cette crise sanitaire.

La rupture, il faudra aller la chercher…

 

 

La Fédération des parents de l’enseignement officiel l’assure, les élèves ont beaucoup de mal avec l’école sous mode Covid.

À l’inverse des pédiatres, ils plaident pour un enseignement alternant distanciel et présentiel.

Selon une enquête menée par cette fédération, 4 élèves sur 10 déclarent un vrai malaise. 7 parents sur 10 indiquent que leurs enfants, dans le secondaire, ne supportent pas le masque. Et 4 sur 10 affirment que l’école ne prévoit pas de pauses régulières alors que c’est obligatoire.

Dès lors, 50 % des parents estiment qu’il faut aujourd’hui fermer les écoles secondaires, tandis que 30 % recommandent un enseignement alternant distanciel et présentiel.

Seront-ils entendus ? Rien n’est moins sûr…

 

 

George-Louis Bouchez,  −maintenant quasiment invité chaque jour par la RTBF, chaîne de  "service public" !−  a expliqué dans l’émission "Matin première" qu’il faudra  "prendre des mesures plus strictes" car "les gens n’ont pas conscience des chiffres" !

Toujours la même ritournelle politicienne : les "gens", les "gens", les "gens"... (il faut d'ailleurs croire que ce sont les "gens" de tous les pays les grands responsables puisque le virus honni est présent massivement partout en Europe, et ailleurs dans le monde !).

Mais jamais un mot sur la véritable cause de cette pandémie, qui n’a rien d’une fatalité mais tout d’un produit direct d’un système qui relègue la vie derrière le taux de profit !

Or, les épidémies se répèteront à l’avenir si les destructions provoquées par l'extractivisme (le prix du "choix" persistant du fossile), le "grand déménagement du monde" (déplacement quotidien de marchandises sur des milliers de kms) , les déforestations à grande échelle, la priorité accordée à l’agrobusiness... persistent.

Et puis, il y a la responsabilité des gouvernants : qu'ont-ils mis en place depuis février-mars pour se préparer à défier la seconde vague ? Rien ou presque rien ! Ils continuent à improviser et à revisiter la fable du lièvre et de la tortue !

Résultat : après la saga des masques, voici la saga des tests ! Sur fond de mesures ponctuelles incohérentes, sans la moindre anticipation !

Nous ne sommes pas sortis de l'auberge... où le Coronavirus est confortablement installé !

 

 

La Belgique a emprunté 12 milliards € depuis mars.

Allons-nous devoir nous serrer la ceinture pour payer cette "dette sanitaire"  s’interroge de manière faussement ingénue la presse ?

La vraie question −qui relève d’une option politique− serait plutôt : "QUI" doit payer ?

Mais avec un gouvernement encore et toujours dirigé par la droite libérale, et avec un PS et Ecolo parfaitement intégrés dans le capitalisme, la réponse −hélas− ne fait guère de doute...